Le 18 octobre 2022 | Mis à jour le 21 octobre 2022

Wurst, le fidèle basset de Rembrandt Bugatti

par Diane Zorzi

Rembrandt Bugatti, le maître des animaux de la savane, modela autour de 1905 son fidèle compagnon, un basset répondant au nom de Wurst. L’un des cinq bronzes fondus par Hébrard sera vendu aux enchères le 21 octobre à Paris à l’occasion de la dispersion par la maison Beaussant Lefèvre d’une collection constituée de 1970 à 1990 entre Paris et New York.

 

Si ses sculptures les plus célèbres donnent à voir de féroces félins croisés au gré de promenades au Jardin des Plantes et aux zoos, Rembrandt Bugatti (1884-1916) modelait avec la même grâce les animaux domestiques. Autour de 1905, les chats et chiens ont ainsi sa faveur, à commencer par son basset, répondant au nom de Wurst, mot flamand signifiant « saucisson », qui lui inspire autour de 1905-1906 un plâtre, conservé aujourd’hui au musée d’Orsay, décliné en cinq épreuves fondues par Hébrard. L’un de ces bronzes sera présenté aux enchères le 21 octobre à Paris, à l’occasion de la dispersion d’une collection constituée de 1970 à 1990 entre Paris et New York par un couple qui, pour décorer leurs résidences, accumula un ensemble d’œuvres d’art éclectique, témoignant des relations privilégiées qu’il entretint avec des artistes célèbres tels que Lucien Clergue, Valerio Adami, Mimmo Rotello ou Christo.

 

Un bronze estimé entre 30 000 et 50 000 euros

Bugatti accorde à son fidèle compagnon le même traitement minutieux et spontané qu’aux autres animaux de la savane. Les chiens de son entourage lui fourniront également des modèles, à l’instar du bouledogue de sa mère ou du lévrier de son ami photographe André Taponier. Autant d’animaux qu’il modèle sur le vif à la plastiline, sans croquis préalable. Si un Babouin sacré hamadryas détient depuis 2015 le record d’enchères pour l’artiste, avec une adjudication de 2,4 millions d’euros, notre Chien basset qui partagea l’intimité de Bugatti, devrait attirer de nombreux collectionneurs. Estimé entre 30 000 et 50 000 euros, il sera notamment accompagné à la vente d’une toile de 1974 de Jean-Paul Riopelle (100 000 – 150 000 euros), d’une Partie de cartes signée Alexander Calder (40 000 – 60 000 euros) et d’une acrylique de Valerio Adami de 1972-1973 (20 000 – 25 000 euros).

Enchérir | Consultez le catalogue de la vente du 21 octobre

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