Citroën GS Birotor, Tatra 603 et Facel Vega aux enchères dans l’Eure
par Magazine des enchères
L’Hôtel des ventes de la Seine organise le 17 mai à Fleury-sur-Andelle une nouvelle vente de voitures classiques. Au programme, des Citroën recherchées, dont un nombre record de GS Birotor.
Citroën fait partie des constructeurs qui ont poussé le plus loin l’expérimentation du moteur rotatif durant les années 1970. Son modèle le plus évolué était la Citroën GS Birotor, un modèle très différent de la GS classique à moteur quatre cylindres classique. Sa production, commercialisée au compte-goutte à des clients choisis de 1973 à 1975, a fait l’objet d’un rachat par la marque auprès de ses utilisateurs après l’abandon du programme. Les rares qui subsistent sur le marché sont les quelques dizaines qui ont échappé à la destruction voulue par Citroën : une bonne partie d’entre elles seront proposées aux enchères par le commissaire-priseur Guillaume Cheroyan le 17 mai à Fleury-sur-Andelle, dans l’Eure.
Des Citroën GS et CX Tissier
Au catalogue figurent près de 20 Citroën GS, dont la plupart, bien qu’en état très avancé, peut constituer une réserve de pièces appréciable. L’un des exemplaires se trouve néanmoins en excellent état, avec un intérieur frais et un kilométrage de 42 179 km (12 000 – 16 000 euros). Autre rareté et Graal de Citroëniste : une authentique CX Tissier six roues aménagée en camping car qui nécessite quelques travaux mais reste complète, avec notamment son tableau de bord Jaeger (10 000 – 18 000 euros). Elle côtoiera lors de cette vente une intéressante Citroën BX 16 Soupapes en excellent état et comptant 174 159 km au compteur (9 000 – 11 000 euros).
Rares Tatra 603 et Facel Vega III
Deux Tatra 603 figurent également au catalogue de la vente normande. Ce véhicule d’après-guerre est emblématique de la marque tchèque, connue pour l’originalité de ses limousines à moteur C8 placé à l’arrière. Rare sur le marché de l’Europe Occidentale, ce modèle était exclusivement destiné aux cadres du régime communiste et aux administrations tchécoslovaques. Il a été produit en à peine plus de 20 000 exemplaires en 18 ans. Les deux exemplaires proposés à la vente sont à restaurer entièrement et à acheter de préférence en même temps pour faciliter la restauration du modèle le plus complet des deux, doté d’un moteur refait (1 000 – 1 500 euros pour le premier, 4 000 – 5 000 euros pour le second). Enfin, une Facel Vega III coupé de 1965 complète le catalogue : il s’agit du dernier modèle produit par la marque à moins de 700 exemplaires, dotée du très fiable moteur Volvo, dans un remarquable état de présentation (50 000 – 60 000 euros).
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