Le 12 septembre 2023 | Mis à jour le 12 septembre 2023

La collection d’un musée d’automobiles américaines aux enchères au Castellet

par Camille Pinet

La maison Besch disperse le 24 septembre la collection d’un musée privé d’un grand amateur d’automobiles américaines. Cadillac, Imperial, Lincoln mais aussi Buick, Chevrolet et Plymouth y sont représentés. 

 

Si la diffusion des voitures américaines en France demeure limitée depuis l’après-guerre, les amateurs du genre y sont nombreux. Ils alimentent des clubs, des magazines spécialisés et une économie autour de l’importation de ces modèles exotiques. Ils trouveront sans nul doute un grand intérêt à la vente de voitures de collection organisée au Castellet le 24 septembre prochain par la maison Besch, car elle réunit de grandes classiques rares dans notre pays. Un amateur avait en effet constitué un musée réunissant les principaux jalons de l’industrie américaine de la fin des années 1940 à la fin des années 1970. Son joyau est une Lincoln Continental cabriolet de 1947, considérée comme l’un des sommets des années 1940 avec son V12, le dernier produit par une grande marque outre-Atlantique. Comme la plupart des exemplaires de cette vente, son état cosmétique est remarquable et elle fait partie des rares à être en état de fonctionnement (58 000 – 64 000 euros). 

 

 

Des Cadillac emblématiques 

Pour jouer la rivalité légendaire dans le haut de gamme américain, cette Lincoln fait face à des Cadillac très représentatives de l’évolution du style de Harley Earl, le designer mythique de GM. On trouve ainsi une série 62 de 1940 (mise à prix 9 500 euros), une série 60 Special de 1947 (mise à prix 8 200 euros) et un Coupé De Ville 1952 (mise à prix 9 000 euros). C’est surtout le Coupé De Ville 1959 qui attirera les regards, puisqu’il correspond à l’apogée de la période « ailerons » avec son arrière identique au cabriolet Eldorado contemporain (mise à prix 22 000 euros). Plus modestes, mais tout aussi fondamentales dans l’histoire de l’automobile, une Buick Riviera de 1972 (mise à prix 6 700 euros), une Corvette C3 « bouteille de Coca Cola » de 1977 (mise à prix 6 800 euros) ou encore une Edsel Pacer cabriolet de 1958, l’un des modèles les plus recherchés de l’éphémère marque du groupe Ford (mise à prix 18 500 euros). A noter que cette vacation compte également quelques européennes dont une Mercedes 190 SL (55 000 – 65 000 euros) et une Citroën Méhari (16 500 – 19 000 euros). Enfin, en cette année du Centenaire des 24 Heures du Mans, une belle collection d’affiches originales de la course est proposée. 

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