Une Académie du Bernin à 1,9 million d’euros, une nature morte de Maria Van Oosterwyck à plus de 800 000 euros, une suite de cuivres attribués à Jan Brueghel le Jeune à 650 000 euros… Retour sur les plus belles adjudications du mois de mars.
Un dessin du Bernin et une toile de Maria Van Oosterwyck adjugés jusqu’à 1,9 million d’euros
Avec l’arrivée du printemps, les ventes aux enchères du mois de mars ont vu fleurir une série de chefs-d’œuvre signés de grands maîtres du XVIIe siècle. Le 20 mars à Compiègne, un dessin inédit de Gian Lorenzo Bernini, dit le Bernin (1598-1680), s’est envolé à 1,937 million d’euros (frais compris), enregistrant un record mondial pour une œuvre sur papier du sculpteur baroque. Découvert dans une propriété compiégnoise par la maison Actéon, le dessin a été remporté par un collectionneur new-yorkais. Le 26 mars à Paris, la maison Kâ-Mondo dévoilait à son tour deux rares papiers du XVIIe siècle provenant de la collection du marquis de Lagoy. Conservés jusqu’alors au château de Lagoy, un Christ à la colonne de Simon Vouet (1590-1649) et un projet de vignette pour l’Opticorum Libri Sex de Franciscus Aguilon de Peter Paul Rubens (1577-1640) ont trouvé respectivement preneur à 340 200 et 302 400 euros. Le même jour à Troyes, c’est une nature morte de la peintre néerlandaise Maria Van Oosterwyck (1630-1693) qui créait la surprise. Découverte lors d’un inventaire par Léonard Pomez, la toile a pulvérisé son estimation, fixée entre 100 000 et 150 000 euros, pour s’envoler à 650 000 euros, enregistrant la deuxième plus belle enchère mondiale pour l’artiste. Les 27 et 28 mars, deux autres chefs-d’œuvre du XVIIe siècle ont doublé leurs estimations, avec des enchères portées jusqu’à 650 000 à Lille pour une série de cuivres attribués à Jan Brueghel le Jeune (1601-1678) et 252 150 euros à Bordeaux pour un cuivre inédit de Ludovico Carracci (1555-1619).
Un paysage breton de Kupka adjugé à 774 900 euros et un record mondial pour Ulysse Besnard
Du côté de l’art contemporain, un paysage breton signé Kupka (1871-1957) a été adjugé à 774 900 euros par Carole Jézéquel le 15 mars à Rennes. Daté de 1909, le tableau a été remporté par un collectionneur originaire de Bratislava, face à dix enchérisseurs, dont un collectionneur breton. Le 21 mars à Blois, une étude de femme et paysage de Pierre-Auguste Renoir (1841-1919) a quant à elle trouvé preneur à 86 400 euros, sous le marteau de Guillaume Cornet. A noter également un record mondial enregistré à La Rochelle le 31 mars avec un plat en faïence d’Ulysse Besnard (1826-1899), un artiste originaire de Blois. Acquis par un collectionneur français, le plat dévoilait un riche décor polychrome représentant une scène de cour avec Henri IV.
Découvrez notre sélection des résultats du mois de mars 2021 dans notre galerie en image ci-dessous. Tous les prix de la galerie sont indiqués hors frais de vente.
Par COMPIEGNE ENCHÈRES – ACTEON COMPIÈGNE à Compiègne
le 20/03/2021 : Gian Lorenzo BERNINI (1598-1680)
Académie d’homme
Sanguine avec de légers rehauts de craie blanche
56 x 42,5 cm
Porte sur le montage un cartouche avec une attribution à Pierre Puget
Provenance :
– Collection particulière, Compiègne
Expert : Cabinet de BAYSER – 01 47 03 49 87
(dessin visible chez l’expert jusqu’au 17 Mars)
L’oeuvre sera délivrée avec un certificat autorisant son exportation hors de France.
This drawing will be delivered with a certificate authorizing its exportation outside of France.
Notre dessin est très proche des académies de dimensions similaires conservées au musée des Offices à Florence (in Selected drawings of Gian Lorenzo Bernini, Ann Sutherland Harris, Dover Publications, NY, 1977, cat. 4 & 5), ainsi que d’une autre académie conservée au Teyler Museum provenant de la collection de Christine de Suède (Regteren van Altena, Les dessins italiens de la reine Christine de Suède, Stockholm, 1966, repr. Fig.75).
Les figures académiques du Bernin s’inspirent de la puissance des ignudi de Michel-Ange. Les corps paraissent gigantesques car ils sont comme recroquevillés dans l’espace défini par la feuille. Ils dépasseraient largement le cadre imposé s’ils dépliaient leurs membres. Les contours sont dessinés avec de nombreux petits traits de sanguines superposés, discontinus. Les corps dégagent dès lors une puissance contenue, et le traitement des contours rend la vibration de la chair. Les rochers et la végétation contrastent par un traitement de hachures larges et vigoureuses.
Sans être directement préparatoires, on peut rapprocher ces académies des êtres allégoriques représentant les fleuves des quatre parties du monde dans la fontaine de la place Navone. La fontaine de la place Navone fut réalisée pour Innocent X à partir de 1648.
Nous remercions Madame Ann Sutherland Harris, qui a confirmé l’attribution du dessin au Bernin.
Rapport de condition :
Doublé
Déchirure traversant la feuille horizontalement au centre
Petit manque sur l’épaule droite (2 cm x 1 cm), petit manque sur le bras droit (0,5 cm)
Coins supérieurs manquant restaurés
Manque sur le bord gauche 0,5 cm de large sur 20 cm; 0,5 cm de large sur 5 cm
Quelques épidermures éparses
Un petit trou d’épingle sur la cuisse droite, un petit trou d’épingle sur le pied, un petit trou d’épingle à l’aine et un petit trou d’épingle sur le tibia gauche
Petites taches noires éparses
Condition report :
Glued
Horizontal tear in the middle
Little loss of paper on the right shoulder (2 cm x 1 cm), and on the right arm (0,5 cm)
Irregular hedges
Upper corners restored
Two losses on the left hedge (0,5 cm x 20 cm); (0,5 x 5 cm)
Little losses on the surface of the paper
Four little pin holes : two on the right thigh, on the right foot, and one on the left tibia
Little black stains
Par Boisseau-Pomez Sarl – Hôtel des Ventes de Troyes à Troyes
le 26/03/2021 : Maria VAN OOSTERWYCK (Nootdorp,1630 – Amsterdam,1693). Bouquet de fleurs dans un vase en grès du Rhin posé sur un entablement à côté d’ une nature morte de coquillages. Huile sur Toile, signé en bas à gauche, sous la nature morte de coquillages : « MARIA VAN OOSTERWYCK ». Hauteur : 101 cm – Largeur : 78 cm. (Petits manques et soulèvements).
ATTENTION : LOT NON VENDU EN LIVE – ENCHERES PAR TELEPHONE ET ORDRE D’ACHAT UNIQUEMENT
LOT SOUMIS A CAUTION BANCAIRE AVANT ENCHERES avec pré-inscription auprès de l’étude et caution de 10 000 € : Merci de contacter notre secrétariat : 03 25 73 34 07 – [email protected]
LOT SUBMITTED TO BANKING CAUTION BEFORE AUCTION with pre-registration at the secretariat and a deposit of 10 000 € : Please contact our secretariat: 03 25 73 34 07 – [email protected]
EXPERT : Monsieur Stéphane PINTA, Cabinet Eric TURQUIN – Tableau visible sur rendez-vous au Cabinet – 69, rue Sainte-Anne – 75002 PARIS – Tél : 01 47 03 48 78
Rapport de condition : Le tableau peint sur toile, a été rentoilé et tendu sur un châssis à clefs qui date sans doute des années 1970/80. La tension pourra être améliorée dans les angles où l’on note des craquelures en biais et des petites déformations. Le réseau de craquelures est présent sur l’ensemble, car une perte d’adhérence généralisée est en cours d’évolution ce qui accentue l’état de surface irrégulier. Il existe déjà des toutes petites pertes de matière récentes, il faudra très rapidement envisager un refixage généralisé pour stabiliser le processus.
La couche picturale est couverte d’un vernis ancien, visible sous lumière ultraviolette, et irrégulièrement allégé. Un vernis synthétique plus récent et épais couvre l’ensemble, il présente des blanchiments localisés, notamment dans certains feuillages. Ce vernis altéré recouvrant l’iris violet en partie supérieure, a été partiellement nettoyé ce qui permet de révéler la matière originale intacte. Sous lumière ultraviolette, la zone ne fluoresce plus et apparait sombre à présent.
Les fleurs, les insectes et les coquillages sont très bien conservés, avec une belle matière grasse et pas d’usures notables. Le vase présente quelques petites lacunes retouchées grossièrement. Le fond semble également en bon état.
En conclusion le tableau est dans un bon état général de conservation. La couche picturale est altérée par un vernis épais et ponctuellement dégradé, mais il y a très peu d’usures et de lacunes. L’adhérence est mauvaise mais on note encore eu très peu de pertes de matière, et il est urgent consolider l’ensemble.
Condition report : The painting, executed on canvas, has been relined and stretched on a key stretcher that probably dates to 1970/80. The tension could be improved in the corners where one can see craquelure on the bias and small deformations. The network of craquelure is visible on the painting overall because a general problem of adherence is currently evolving which accentuates the irregular surface. There are some tiny losses that are recent; the paint surface should be consolidated in order to stabilize this process of lifting.
The pictorial layer is covered by an old varnish which is visible under UV and which has been irregularly lightened. A more recent synthetic varnish covers the painting, this varnish has areas of blanchingnotably in some of the leaves. This altered varnish covering the upper part of the purple iris has been partially cleaned which reveals the original paint matter, which is intact. Under UV light, this area no longer comes up fluorescent and now appears somber.
The flowers, insects and seashells are very well conserved with beautiful thick paint and no notable wear. The vase has some small losses that have been grossly retouched. The background appears to be in good condition.
In conclusion, the painting is in generally good condition. The paint layer is altered by a thick varnish that has degraded in some areas, but there are very few areas of wear or loss. The adherence is poor but for now there is very little paint loss, it is urgent that the overall pictorial layer be consolidated.
Les voyageurs arrivant en Hollande à la fin du XVIIe siècle étaient frappés par la place que les femmes pouvaient y tenir. Bien plus que dans les pays monarchiques, elles étaient protégées par la loi. Pouvant établir des contrats commerciaux et des actes notariés, elles pouvaient mener une affaire et, si le talent les aidait, accéder à la société cultivée. C’est bien dans la République des Pays-Bas que fut publié par Anna Maria Schurman l’un des premiers manifestes féministes : « La docte Vierge ou Se peut-il qu’une vierge soit aussi une savante », traduit en anglais en 1659. C’est dans ce contexte que Maria van Oosterwyck est
portraiturée en 1671 par Wallerant Vaillant, tenant, non seulement une palette et des pinceaux mais aussi un livre. Femme peintre reconnue par ses contemporains, elle se fit sans conteste une belle place en marge de la guilde des peintres. Son père qui était pasteur à Nootdorp, près de Delft où elle naquit, se remarie en 1643 avec un membre d’une famille d’artistes qui l’encouragea probablement très tôt. Après un séjour à Leyde en 1658, elle rejoignit le grand peintre de natures mortes d’Utrecht, Jan Davidsz de Heem et résida dans cette ville de 1660 à 1665 avant de s’établir à Amsterdam où ses moyens lui permirent d’avoir un atelier sur le prestigieux Keizersgracht à côté de celui de Willem van der Aelst dont elle aurait éconduit les avances si l’on en croit son biographe Arnold Houbraken. Elle vécut à Amsterdam jusqu’en 1689, date de sa dernière œuvre datée.
Maria van Oosterwyck est connue pour des vanités de grands formats réunissant de nombreux objets autour d’un crâne, datées entre 1655 et 1668. Plus tardive, cette composition met en garde avec subtilité contre l’illusion de la toute puissance de la Connaissance, celle qui guette les amateurs qui se passionnent pour les « phénomènes visibles du monde, créés par Dieu ou les hommes ». Soucieux de décrire le monde avec précision et d’établir des classifications, ils peuvent amasser de grandes richesses dans leurs cabinets. On y trouvait des « coquilles » exotiques rapportées dans les Pays-Bas par la Compagnie des Indes. Elles étaient exposées dans des arrangements soignés, en fonction de leurs formes et couleurs, l’animal les habitant étant totalement inconnu. Maria van Oosterwyck en représente de façon méthodique quelques spécimens de chaque classe, prenant soin d’en montrer diverses faces. Les « fleuristes » collectionnaient et « élevaient » des plantes dans leur jardin, notamment des tulipes venues d’Orient, qu’ils croisaient pour en multiplier les espèces et étaler les floraisons. Le bouquet que peint Maria van Oosterwyck associe des espèces ne fleurissant pas en même temps, choisies pour leurs formes et leurs couleurs. Pour les peindre avec exactitude, elle s’aide de ses études à l’aquarelle. Le bourdonnement de divers insectes, libellule, bourdon, papillons anime l’ensemble. Mais attention, ce foisonnement est éphémère, la pivoine, trop lourde, va bientôt perdre ses pétales et le papillon se poser, nous rappelant la fugacité de la vie et l’inévitable passage par la mort qui, seul, mène à la résurrection. Le combat qui orne le vase de grès illustre le combat que doit mener chaque jour celui qui
contemple le tableau pour s’assurer la vie éternelle. Maria van Oosterwyck, issue d’une famille protestante, mena elle-même une vie de dévotion et sauva plusieurs prisonniers chrétiens réduits à l’ esclavage par les hérétiques en les rachetant.
Les musées de Copenhague et de Dresde conservent deux autres bouquets placés à côté d’ une nature morte de coquilles. Celle de Copenhague signée et datée 1685 (toile, 120 x 99,5 cm), celle de Dresde (toile, 72 x 56 cm), signée également est probablement celle acquise par Johann Georg III, électeur de Saxe, en 1688. En juin 2019, le Joslyn Art Museum, Omaha, Nebraska en a acquis une autre avec un vase en verre (toile, 88,5 x 66,5 cm) . C’est dans la version que nous présentons version que la nature morte de coquilles est la plus importante (3 coquilles à Dresde, 4 coquilles à Copenhague). Plus modeste, le tableau de Hampton Court (toile, 47,6 x 36,8 cm) se limite à une coquille. Dans le catalogue d’une vente le 22 avril 1818 à Anvers où figurait une nature morte de notre artiste (Lugt 9355), on peut lire le commentaire suivant: « Un magnifique bouquet dans une carafe posée sur une table de marbre, des papillons et autres insectes, les uns voltigeant, les autres posés sur les fleurs. Aucun artiste de ce genre n’est arrivé à ce degré de perfection ; elle n’a jamais eu de rivaux tant pour la composition que pour le coloris et le fini précieux. Le peu de tableaux qu’elle a pu finir, vu le travail qu’elle y mettait, sont enfermés avec soin dans les meilleures collections de l’Europe ».
Par KÂ- MONDO à Paris
le 26/03/2021 : Simon VOUET (Paris 1590 – 1649).
Le Christ à la colonne.
Pierre noire et craie blanche sur papier beige.
29 × 20,7 cm.
Annoté en bas à droite à la plume et encre brune : « S.Vouete ».
Collé en plein sur une feuille de montage ancienne, quelques rousseurs.
Au verso du montage, annotation ancienne à la plume de la main du marquis de Lagoy : « Étude du Christ à la Colonne du Tableau de Le Sueur qui est au musée de Versailles »/ « Eustache le Sueur ».
OEuvres en rapport :
Le Christ à la colonne, tableau conservé au musée du Louvre (voir W.Crelly, The paintings of Simon Vouet, New Haven and London, Yale University Press, 1962, n°105, repr. fig. 58).
Homme liant une poignée de verges, pierre noire et rehauts de craie blanche, dessin pour un des bourreaux, conservé au musée des Beaux-Arts de Besançon (voir Jacques Thuillier et Barbara Bréjon de Lavergnée, catalogue d’exposition Vouet, Paris, 1990-91, ed. Rmn, n°102, repr. p.417).
Figure de bourreau, pierre noire et rehauts de craie blanche, conservé à la Bayerische Staatsbibliothek de Munich (voir Richard Harprath, Simon Vouet, 100 Neuentdeckte Zeichnungen, 1991, München, n°26, repr. p.94).
Ce splendide dessin inédit est préparatoire pour le tableau de même sujet conservé au musée du Louvre. L’exécution sûre et rapide montre un Christ au torse puissant, avec un repentir sur le bras gauche qui nous donne une impression de torsion encore plus vivante. Le pagne est à peine esquissé, et les genoux un peu plus serrés.
Le Christ est incarné dans un corps musculeux dont on peut rapprocher le naturalisme de l’art de Carrache et plus encore du Caravage. William Crelly avait judicieusement indiqué la proximité de la Flagellation du Caravage de San Domenico Maggiore à Naples. Il nous paraît que le buste du Christ est encore plus similaire à celui du Christ à la colonne peint par Caravage à Naples vers 1606-07 et maintenant conservé au musée des Beaux-Arts de Rouen. Ce tableau a peut-être appartenu au cardinal Scipion Carafelli Borghese, qui fit construire à Rome la villa Borghese pour abriter ses collections. Il est possible que Vouet l’ait vu à Rome chez le cardinal, quand il séjournait dans la ville éternelle. De même l’influence plus vénérable de Sebastiano del Piombo sur les caravagesques comme Vouet est sensible au travers des réminiscences de la Flagellation de l’église San Pietro di Montorio à Rome.
Vouet rentre d’Italie en 1628. Le tableau de Vouet du Louvre est daté par Crelly vers 1638, ainsi que le dessin préparatoire de Besançon, daté par Barbara Bréjon de Lavergnée vers la fin de la décennie 1630. Quelle que soit la date du dessin, il émane encore de fortes réminiscences du Caravage. Vouet utilise le même type physique pour représenter une Étude pour un Christ sur la croix (Kupferstichkabinett de BerlinDalhem) préparatoire pour la Crucifixion (musée des Beaux-Arts de Lyon) qui décorait la chapelle de l’hôtel Séguier, exécuté vers 1636 (voir Thuillier et Bréjon de Lavergnée, opus cité supra, n°105, repr.). Le Christ y allie puissance virile et abandon féminin, avec cette grande mèche de cheveux longs bouclés qui vient caresser l’épaule. Un autre dessin de la même époque (opus cité supra, n°107, repr.) présente la même inscription ancienne à la plume que sur notre dessin, qui laisse penser qu’elle correspond à la prononciation ancienne du nom : » S. Vouete « .
Le tableau du Louvre, classé en tête des oeuvres de Vouet dans l’Inventaire des tableaux du Roi rédigé par Bailly en 1709 et 1710, fut donné à Le Sueur par Dézallier d’Argenville. Crelly le rend à Vouet dans sa monographie en 1962, attribution entérinée par Pierre Rosenberg dans son Inventaire des peintures du Louvre en 1974. Alain Mérot, dans sa monographie sur Le Sueur le rend à Vouet en 1987. Lorenzo Pericolo penche pour une attribution à Le Brun jeune (voir L. Pericolo, » A propos de l’auteur du Christ à la colonne du Louvre: Vouet, Le Sueur ou Le Brun ? « , Revue du Louvre, Revue des musées de France, décembre 2001, n° 5, p.41-49) ; et de nombreux noms d’épigones de Vouet ont été prononcés. Le tableau est actuellement classé comme attribué à Simon Vouet et son atelier.
Le dessin pour le bourreau accroupi liant une poignée de verges, préparatoire pour le même tableau, porte une inscription ancienne le donnant à Le Sueur. Barbara Bréjon de Lavergnée le rend également à Vouet dans l’Inventaire Général des dessins / École française/ Dessins de Simon Vouet publié en 1987 (ed. RMN, Paris, n° LIX, p.102, repr.). Dans le catalogue de l’exposition Vouet de 1990, elle note que la connaissance du dessin permet de pencher définitivement en faveur de Vouet pour l’invention de la composition, la peinture pouvant être attribué à Vouet et son atelier. Comme à d’autres occasions, le processus de fabrication dans l’atelier est une succession d’étapes : le maître dessine la composition et les figures, l’atelier exécute la peinture. La réapparition de ce magnifique dessin vient confirmer cette analyse.
Provenance : collection du marquis de Lagoy, par descendance.
/// FICHE RACCOURCIE ///
Par KÂ- MONDO à Paris
le 26/03/2021 : INFORMATION : LE DESSIN EST VENDU SANS LE CADRE DE PRÉSENTATION D’EXPOSITION /// Peter Paul RUBENS (Siegen 1577 Anvers 1640).
Projet de vignette pour l’Opticorum Libri Sex de Franciscus Aguilon: un scientifique en Atlas portant une sphère armillaire pour en étudier la projection des ombres, vers 1613.
Plume et encre brune, lavis d’encre brune et rehauts de gouache blanche, passé au stylet.
9,5 × 14,3 cm.
Collé en plein sur un montage du XVIIIe siècle.
Bibliographie :
J.Richard Judson et C. van de Velde, Corpus Rubenianum Ludwig Burchard, Part XXI, Book illustrations and title-pages, volume I, n°16 et 16a, pp.114-115, volume II, gravure reproduite figure 68, dessin cité comme perdu.
OEuvres en rapport :
Gravé en sens inverse en 1613 pour le Livre VI de Franciscus Aguilon, Opticorum Libri Sex, publié à Anvers. Deux autres dessins de Rubens pour la série de gravures illustrant le livre sont conservés à la National Gallery of Art de Washington, le projet du frontispice étant lui conservé au British Museum à Londres.
Un tableau par Rubens représentant Des philosophes mesurant la projection d’un planisphère (voir M. Jaffé, Rubens and optics : some fresh evidence, Journal of the Warburg and Courtauld Institutes, n°34 (1971), pp.362-366, repr.60a.
Architecte, physicien, théologien, mathématicien, le père Franciscus Agulonius ou François d’Aguilon (Bruxelles 1566 – Anvers 1617) était à la pointe des recherches dans le domaine de l’optique et eut une grande influence sur les physiciens de son temps. De père espagnol, il étudia au collège jésuite de Douai et entra dans l’ordre en 1582. Il fut professeur de philosophie à Douai puis intégra la maison professe d’Anvers en 1598. Il grimpa les échelons pour devenir recteur en 1608. Très admiré pour ses connaissances en mathématique, il fut requis pour donner des plans de construction d’église à Mons puis à Tournai, avant de prendre en main le grand chantier de Saint Charles Borromée d’Anvers en 1613. Concomitamment, la publication de son livre Opticorum Libri Sex en 1613 est un événement dans les milieux savants. Malheureusement seul le premier volume est publié de son vivant. Le texte de 684 pages, divisé en six parties, est un condensé des connaissances en optique, sur la lumière et la vue. Il est le premier à développer la notion de projection stéréographique. Il applique les lois optiques scientifiques à l’art et aux techniques. Rubens est payé par les Presses Plantin en 1613 pour l’exécution du frontispice et de six vignettes en titres des livres.
Aguilon était un ami proche de Rubens. Il dessina les premiers projets pour la grande église baroque de Saint-Charles-Borromée d’Anvers, qui fut construite finalement par Pierre Huyssens et entièrement décorée par Rubens. Rubens y peignit les deux gigantesques Miracles de saint Ignace de Loyola et de saint François Xavier (Vienne, Kunsthistorisches Museum) avant de développer un cycle de 39 peintures dans les galeries adjacentes. En 1718, un incendie détruisit l’église, n’épargnant que la façade. La collaboration entre Aguilon et Rubens était donc une fructueuse association de leurs talents respectifs, et il est certain que Rubens dût longuement discuter avec Aguilon des représentations envisagées pour son livre. Rubens était très au fait des recherches en optique et se proposait lui-même de publier un livre sur ses observations en optique, symétrie, proportions, anatomie, architecture, dont le manuscrit brûla dans l’incendie de l’atelier Boulle au Louvre en 1720. On sait aussi que Pompeo Leoni montra à Rubens des manuscrits de Léonard en sa possession. Roger de Piles rapporte l’admiration de Rubens pour les recherches de Vinci, qui travailla particulièrement sur l’optique, que ce soit dans son projet de Trattato della Pittura ou dans le manuscrit C. Les principes optiques que Rubens développe sont particulièrement proches des observations de Léonard (voir Juliana Barone, » Rubens and Leonardo on Motion : Figures, Inscriptions, and Texts « , in Re-Reading Leonardo, 2009, ed. C.Farago, pp.441-472).
Notre dessin, inédit, vient heureusement compléter les rescapés de la série, le projet du frontispice conservé au British Museum et les deux compositions maintenant réunies à la National Gallery de Washington. Le frontispice utilise le langage allégorique classique des personnifications mythologiques. Les six gravures de Rubens illustrent les titres des six parties du livre. Ils mettent en scène un savant dirigeant des expériences avec une équipe de putti » assistants « . Rubens s’inspire de son maître Otto Venius qui avait publié ses Emblemata amorum en 1608 en les peuplant de putti. Les expériences montrent les enfants s’exerçant aux manipulations scientifiques sous l’autorité d’un savant.
La première, qui retrace les propriétés de l’oeil, montre la dissection d’un oeil de cyclope par un putto, sous l’oeil d’un savant. La seconde, dévolue au rayon visuel, montre un savant calculant la taille de l’angle du Colosse de Rhodes pour en trouver la hauteur précise au moyen d’un horoptère. La troisième concerne la cognition, faculté d’un organisme pour appréhender la taille d’un objet. La quatrième traite des illusions optiques et montre un savant agenouillé étudiant la projection binoculaire d’un élément sur un écran. La cinquième leçon est consacrée à l’ombre et la lumière, et le dessin de Rubens met en scène la projection de deux sources lumineuses au travers d’un obstacle. Enfin, la dernière s’intéresse aux projections, divisées en trois sortes : l’orthographique, la stéréographique, la scénographique. Le savant est représenté en Atlas portant une sphère armillaire sur le dos. Un putto dans les airs tient une torche dont la lumière projette au sol les ombres des anneaux de la sphère. L’ombre est mesurée avec un compas par un second amorino, pour l’instruction d’un troisième qui l’observe. Le thème est la projection de l’ombre d’un solide sur une surface plane. Dans son livre, Aguilonus en décrit les nombreuses applications possibles dans les sciences et les arts.
Cet ensemble d’illustrations savantes est l’unique incursion de Rubens en dehors des domaines habituels de l’artiste : frontispices, reproduction d’oeuvres de l’artiste, représentations de cérémonies officielles.
Le catalogue manuscrit de la collection Lagoy ne porte pas de trace de ce dessin. La présence de ce dessin dans la collection du marquis de Lagoy est peut-être à rapprocher de l’influence de Peiresc, grand ami de Rubens et élève de Galilée, figure historique d’Aix-en Provence. L’oncle de Lagoy, le marquis de Méjanes, dont il fut l’exécuteur testamentaire, éprouvait une grande admiration pour l’érudit aixois. Il avait réuni un important cabinet consacré à Peiresc, qui fut donné à la ville d’Aix-en-Provence et constitue le fonds ancien de la bibliothèque Méjanes.
Nous remercions Madame Ann-Mary Logan et Madame Kristin Lohse Belkin, de nous avoir aimablement confirmé l’authenticité de ce dessin d’après une photographie. Il sera inclus dans le volume II de leur publication » Rubens drawings (1609-1621) « , actuellement en préparation, qui sera édité par Brepols.
Provenance : collection du marquis de Lagoy, par descendance.
Par DE BAECQUE et Associés à Lyon
le 01/03/2021 : Théodore LEVIGNE (1848-1912)
Catherine de Médicis assistant à une joute nautique lors de sa visite à Lyon en 1548
Huile sur toile rentoilée, signée et datée « 1899 » en bas à droite
H. 104 cm L 158 cm HVS
Restaurations
La municipalité de Lyon eut l’honneur de la visite du roi Henri II le dimanche 23 septembre 1548. Pour l’occasion les échevins de la cité organisèrent des festivités grandioses qui témoignèrent de la richesse et de l’importance de la ville : décors éphémères à l’antique, joutes navales et défilés grandioses accompagnèrent le parcours du souverain.
Le lendemain ce fut au tour de la reine Catherine de Médicis de faire son entrée dans la capitale des Gaules donnant un nouvel élan aux festivités qui durèrent une semaine.
C’est cet évènement que le peintre Théodore Lévigne choisit pour sujet de cette importante toile : la souveraine, entourée de sa cour, assiste à une joute nautique. L’instant représenté est haletant : les lances viennent de s’entrechoquer, les rameurs sont encore baissés pour se protéger et le vaincu vacille, frappé par l’immense lance, avant de chuter dans la Saône. Le vainqueur, à la musculature athlétique, occupe le centre de la composition et semble presque être le véritable sujet de la toile.
Peintre par excellence de la Belle Epoque lyonnaise, Lévigne offre ici une vision colorée et rêvée de ces festivités où les riches brocarts trempent négligemment dans l’eau du fleuve dominée par l’imposante et sombre silhouette de la cathédrale Saint-Jean.
Ce sujet semble avoir été pour Théodore Lévigne l’objet de plusieurs réalisations en cette toute fin du XIXe siècle : en 1898 il réalisa à Grigny, dans la région lyonnaise, un important décor sur ce thème pour le manoir d’un riche homme d’affaire nommé Antoine Brasseur. Nous retrouvons dans cet ensemble de grandes similitudes avec l’oeuvre présentée ici, notamment la joute nautique.
L’année suivante il présenta au Salon de la Société Lyonnaise des Beaux-Arts une toile intitulée « Entrée solennelle de Catherine de Médicis à Lyon, le 24 septembre 1548, à Pierre-Scyze » (N°409). Il est à noter que cette scène prenait place à Pierre-Scyze, en amont du quartier Saint-Jean où se déroule l’action de notre tableau. Lévigne réalisa donc plusieurs compositions représentant la visite de la reine à divers instants qui s’enchainaient dans le temps.
Notre tableau, daté de 1899, année même où Théodore Lévigne exposait au Salon ce sujet, fut probablement une commande passée au lendemain de cette exposition : un amateur séduit par les richesses de la cour de Catherine de Médicis voulut probablement lui aussi sa part d’Histoire.
Nous remercions Monsieur Maurice Robert, de l’Association du vieux Grigny, pour son aide quant à la rédaction de cette notice.
Par Sarl CANNES ENCHERES à Cannes
le 19/03/2021 : Ecole FRANCAISE du XVIIIe siècle, atelier de Hyacinthe RIGAUD. Portrait de Marie-Louis-Charles d’Albert de Luynes, du duc de Monfort. Sur sa toile d’origine. 85,5 x 72 cm. Note : ce portrait est une réplique due à l’atelier de Rigaud d’après le prototype réalisé par Rigaud en 1722 (huile sur toile, H. 0,81 x L. 0,65 m, collection Luynes, voir A. James-Sarazin, Hyacinthe Rigaud, 2016, t. 2, n° P.1387, p. 473, reproduit), à l’époque où le jeune duc de Montfort n’a que 5 ans. Contrairement à l’original qui est inscrit dans les livres de comptes de Rigaud en 1722 pour 1000 livres, ni le ricordo sur papier bleu de l’Albertina (voir A. James-Sarazin, Hyacinthe Rigaud, 2016, t. 2, D.135, p. 620, reproduit) ni ce tableau ne sont mentionnés dans les livres de comptes au titre des répliques réalisées par l’atelier. Mais cela, on le sait, n’est pas une exception dans l’atelier du maître. Par rapport à la manière de Rigaud le visage de ce portrait présente une manière lisse et porcelainée qui exclut, par exemple, les effets de pinceau dans la matière au niveau des carnations, ainsi que la vibration des impacts de blanc aux paupières inférieures, qui confèrent habituellement aux originaux de Rigaud une présence et une proximité tout à fait particulières. Nonobstant la faiblesse du traitement du rideau dans le fond à gauche, ainsi que du bout de la manche gauche et de ses dentelles qui pourrait être le fait d’un rajout ultérieur, le traitement différencié des matières (soie et brocart du justaucorps, velours et hermine du manteau ducal, dentelles du col et du poignet droit, métal du plastron, fibules et agrafes en joyaux) frappe par son très beau rendu illusionniste qui est l’une des marques distinctives de l’artiste. A noter que l’attitude prêtée au jeune prince est une adaptation de celle que Rigaud adopta pour le cardinal de Rohan-Soubise en 1710-1712. Le grand manteau qui barre la poitrine en diagonale est l’un des effets préférés du maître : on le retrouve, par exemple, avec la même combinaison du plastron posé sur un justaucorps de velours dans le portrait contemporain de Konrad Detlef exécuté en 1723. Marie Charles Louis d’Albert de Luynes (1717-1771), fut duc titulaire de Montfort, puis de Chevreuse (à partir de 1735 seulement, donation de son père Charles Philippe d’Albert de Luynes (1695-1758), il fut aussi duc de Luynes et pair de France, prince de Neuchâtel, marquis de Saissac et de Dangeau, comte de Tours et de Dunois. Nous remercions Ariane James-Sarazin pour tous les renseignements contenus dans cette notice. Expert : René Millet – T : 01 44 51 05 90
Par RENNES ENCHERES à RENNES
le 15/03/2021 : Giuseppe RECCO (Naples, 1634 Alicante, 1695)
Nature morte au panier de figues, miche de pain et assiette en porcelaine bleue et blanche sur un entablement en pierre
Huile sur toile (quelques petites restaurations anciennes), signée en bas à droite « Gios: R. »
58 x 71.5 cm
Collection particulière
Artiste incontestable de la nature morte napolitaine du XVIIe siècle, Giuseppe Recco (Naples, 1634 Alicante, 1695) se distingue par la richesse et la variété de ses natures mortes de fruits, étalages de poissons et ustensiles de cuisine souvent présentés sur des entablements. Bien que ses compositions puissent paraître désordonnées, elles sont toujours savamment organisées dans les couleurs et dans les formes de manière à ce que l il du spectateur se promène sur l ensemble de la toile. Souvent confondus par leurs initiales communes, Giuseppe Recco se distingue pourtant de ses contemporains Giacomo Recco et Giuseppe Ruppolo dans sa technique. La touche lisse de l entablement de pierre contraste avec les objets qui y sont posés, traités dans une matière plus épaisse qui fait met en valeur chaque élément : la chair du poisson, l épiderme des figues, l osier du panier et la porcelaine froide de l assiette.
Pour ce lot, nous vous remercions de bien vouloir nous faire parvenir un acompte d’un montant de 1 200 euros correspondant à 10 % de l estimation basse de cette uvre.
Pour ce faire vous avez la possibilité soit de nous faire un versement :
par virement bancaire :
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ou directement en ligne par paiement sécurisé : https://www.drouotonline.com/paiement/drouotrennesencheres
Cette somme avancée vous sera remboursée en cas de non achat sous 48 h en fonction des délais bancaires.
Si vous souhaitez enchérir sur ce lot, merci de nous contacter au préalable afin de vous enregistrer
Par Hôtel des Ventes Victor Hugo à Dijon
le 06/03/2021 : Ecole VENITIENNE du XVIIème siècle, atelier de Joseph HEINTZ le Jeune : « La bataille des poings sur le pont Saint Barnaba à Venise » et « Procession de bateaux le jour de l’Ascension à Venise ».
Paire de grandes huiles sur toile. H x L : 163 x 230 cm env. (craquelures, sauts de peinture, repeints, accidents dont quelques trous, manques et restaurations, rentoilage)
Il s’agit d’une autre version, également ancienne mais de plus grandes dimensions, de la paire présentée sous le numéro 78, qui meublait une autre propriété franc-comtoise, appartenant à une autre branche de la famille.
Expert : René MILLET
Par Hôtel des Ventes Victor Hugo à Dijon
le 06/03/2021 : Attribué à Antonio BELLIS (1630-1656) : Saint Sébastien
Grande toile. H x L : 106 x 90 cm env. (accidents, repeints, et restaurations dont rentoilage, vernis chanci)
Expert : René MILLET
Par CONAN HOTEL D’AINAY SAS à LYON
le 02/03/2021 : DUPLESSIS Joseph – Siffred (D’après) (Carpentras 1725 – Versailles 1802)
Portrait de Louis XVI roi de France et de Navarre.
Il est représenté en buste, légèrement de trois – quart, sa chevelure poudrée, arborant la grande plaque et le cordon bleu de l’ordre du Saint Esprit, et l’Ordre rouge de Saint Louis.
Huile sur toile de forme ovale (Rentoilage)
H. 78 – L. 64 cm
Reprise de la composition originale (1778) de forme ovale, et de dimensions voisines (80 x 62 cm), conservée au château de Versailles (Cf. Claire Constans. Musée Nationale du Château de Versailles. Les Peintures. Volume 1, n°1592, p. 286 (reproduit) – RMN1995).
VIGEE – LE BRUN Elisabeth – Louise (D’après) (Paris 1775 – id. ; 1842)
Portrait de Marie Antoinette de Lorraine – Hasbourg, reine de France (1755 – 1793)
Huile sur toile de forme ovale (Rentoilage)
H. 78 – L. 64 cm
Reprise de la composition originale (1788) de la reine assise (Toile ; 271 x 195 cm) conservée au Château de Versailles (Cf. idem. Volume II, n° 5240, p. 931 – RMN 1995)
Cadres en bois et stuc doré de forme ronde de style Louis XVI surmontés de la couronne royale sur une branche de lauriers et orné de l’écusson aux trois fleurs de lys doré sur fond azur (manques et accidents).
Par SVV Denis HERBETTE à Doullens
le 21/03/2021 : CANDIDO Salvatore. (1823-1869). « Animation dans la Baie de Naples et sur le marché aux poissons ». Paire d’huiles sur toile formant pendant. Signées et datées 1849 et 1850. H.27 L.40,5.
Par RENNES ENCHERES à RENNES
le 15/03/2021 : Franti ek KUPKA, Opocno, 1871 Puteaux, 1957
Le cheval blanc, la chapelle Sainte-Anne devant la mer, Trégastel, 1909
huile sur toile – signée et datée en bas à droite
54,5 x 81,5 cm
Vente publique
Hôtel des ventes de Douai, Maîtres Declerck, 19 février 1994, lot 178 reproduit page 18 du catalogue.
Provenance
Collection particulière, Bretagne. Resté dans la même collection depuis son acquisition en 1994 à la vente précitée.
Un certificat de Monsieur Pierre Brullé daté du 25 janvier 2021 sera remis à l acquéreur.
Pour ce lot, nous vous remercions de bien vouloir nous faire parvenir un acompte d’un montant de 20 000 euros correspondant à 10 % de l estimation basse de cette uvre.
Pour ce faire vous avez la possibilité soit de nous faire un versement :
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Un cheval blanc passe au galop devant une chapelle bretonne au crépuscule. A l horizon, une fine bande turquoise évoque la mer non loin
sur la côte. Ce cheval passe devant la chapelle Sainte-Anne à Trégastel, où l artiste a séjourné régulièrement depuis 1896. Les paysages
solitaires et la nature sauvage qu il y découvre le reposent et l inspirent.
Notre tableau est composé d une grande diagonale formée par le mur de la chapelle et le chemin. Le cheval blanc suit la route et son
ombre portée est projetée sur le muret, de même que l ombre du calvaire se retrouve placée, fort symboliquement, sur la façade en pierre
de la chapelle.
La partie droite du tableau est occupée par l édifice religieux. L ensemble est scandé par plusieurs éléments verticaux qui rythment et
dynamisent la composition : calvaire, portail, faîtage, ombre de la croix, jambes du cheval…
Kupka est connu pour être un excellent dessinateur. Sans surprise sa touche est habile, l exécution du cheval est très libre et le rendu de
son allure virtuose. Le tout est réalisé spontanément, on ne discerne aucun repentir.
La palette est caractérisée par les tonalités de jaune, de rouge et de bleu relevées du vert caractéristique de l artiste. Ce sont les mêmes
harmonies colorées qu une oeuvre emblématique telle que le Grand Nu, Plans par couleurs peint en 1909 (The Solomon R. Guggenheim,
New York), détail en bas à droite. Les camaïeux de jaune des pierres de la chapelle et du muret sont ceux du tableau intitulé La Gamme
jaune (Musée National d Art Moderne, Centre Pompidou, Paris) peint en 1907, détail en haut à droite.
Cette cohérence dans la palette de Kupka s explique par ses recherches actives sur la couleur et sa force expressive symbolique,
engendrée par les réflexions de Goethe et les recherches de Chevreul.
Le début des années 1900 est une période d influences croisées pour l artiste qui explore et assimile l art nouveau, le fauvisme et
l expressionnisme, sur un fond d inspiration symbolique et mystique. La diversité des oeuvres des années 1905-1910 démontre qu au
fil des influences et de ses recherches, d apparences chaotiques, Kupka suivait un cheminement personnel cohérent. Notre peinture de
1909 n échappe pas à cette logique, et présente des analogies avec les créations majeures de cette période, à l issue de laquelle l artiste
bascule dans l abstraction.
Les deux représentations majeures du tableau sont le cheval et la chapelle, éléments à la symbolique forte. Le cheval est un sujet
récurrent dans la période symbolique de Kupka, emblématique d une autre oeuvre inspirée par un séjour breton de l artiste vers 1901-
1902 : Epona-Ballade, Les Joies (Narodni galerie, Prague) qui représente deux femmes nues chevauchant sur une plage. Présent dans
de nombreux contes et légendes traditionnels, aussi bien bretons que slaves, il symbolise le mouvement, la vie, la liberté et la sensualité.
L ombre portée du cheval blanc évoque la fin du jour, mais son étirement apporte une note irréelle et le transforme en créature fantastique.
La chapelle est bien évidemment un symbole religieux. Telle qu elle est représentée par l artiste, elle évoque plutôt un refuge. L accentuation
de la forme triangulaire de sa façade en fait un contrepoint stable à la fugue du cheval. Le traitement des blocs de pierre en camaïeu de
jaune magnifie le muret et la chapelle. Symboliquement, le jaune est une couleur solaire, source de vie et rassurante, une couleur très
importante dans l oeuvre de Kupka.
La charmante petite chapelle de Trégastel est ainsi transformée, sous le pinceau de Kupka, en une icône mystique ornée de l ombre du
calvaire.
Le spectateur est face à un choix : se diriger vers la tranquillité de la chapelle ou suivre le cheval blanc dans son échappée.
A white horse is cantering by the Saint Ann cha
Par Osenat Fontainebleau à Fontainebleau
le 14/03/2021 : STELLETSKY DIMITRI (1875-1947)
Kremlin de Moscou
Huile sur toile
Signé en bas à droite «Stelletski»
73 x 100 cm. Acidenté.
Provenance : Collection particulière, Fontainebleau. Le tableau n’a jamais quitté la même famille depuis l’achat dans les années 1930.
СТЕЛЛЕТЦКИЙ Дмитрий (1875-1947)
Московский Кремль
Холст, масло
Подпись слева внизу «Stelletski»
73 х 100 см. Повреждения
Par Osenat Fontainebleau à Versailles
le 28/03/2021 : HENRI MARTIN (1860-1943)
Calanques aux environs de Marseille
Huile sur panneau
Signé ‘Henri Martin’ (en bas à droite)
36.8 x 55.1 cm
Peint vers 1920
Un certificat d’authenticité de Cyrille Martin daté de décembre 2006 sera remis à l’acquéreur.
Provenance :
Collection privée, Paris (acquis dans les années 1930).
Puis par descendance au propriétaire actuel.
Par ENCHERES COTE D’OPALE – DEBACKER & RICHMOND à Saint-Martin-Boulogne
le 12/03/2021 : Paul SERUSIER (18631927)
« Éve et le serpent »
1905
Huile sur panneau
Signée en bas à gauche
120 x 60 cm
Provenance
– Galerie Druet, Paris, n° de stock 13139
Bibliographie :
– Marcel Guicheteau, Paul Sérusier , Side, Paris, 1976, n°190, repr. en noir et blanc p. 238
Expert : Brame & Lorenceau. Paris
Par POUSSE-CORNET SARL – VALOIR à Blois
le 21/03/2021 : Pierre-Auguste RENOIR (1841 – 1919) : Étude de femme et paysage, vers 1908. Huile sur toile, signée de l’initiale en haut à droite. 13,5 x 16,5 cm.
(rentoilé)
Etat : Bon état général. Petite trace noire visible en haut à gauche.
Provenance :
– Ambroise Vollard, acquis auprès de l’artiste avant 1909
– Ancienne collection Monsieur Bove, Paris
– Ancienne collection Monsieur S., Paris, acquis du précédent le 20 juillet 1966
– Par succession Madame S.
Un certificat d’André Pacitti en date du 25 février 1966 sera remis à l’acquéreur, ce certificat a été contresigné par Claude Renoir
Figurera dans le Digital Catalogue Raisonné Pierre Auguste Renoir actuellement en préparation par le Wildenstein-Plattner Institute
CERTIFICAT du Wildenstein-Plattner Institute (2000$) à la charge de l’acheteur
Experts : Amaury de Louvencourt et Agnès Sevestre-Barbé 8, rue Drouot 75009 PARIS France – tel : 01 53 96 06 57.
Par ACTEON SENLIS (HOTEL des VENTES de SENLIS Sarl) à Senlis
le 21/03/2021 : Odilon REDON (1840-1916)
« Deux têtes de femmes » dit aussi « Satan et la statue »
Fusain, craie et encre sur papier teinté bleu, signé en bas à gauche « ODILON REDON ».
(Petites irrégularités en bordure du papier)
34,5 x 35,5 cm
Encadré sous verre.
Etiquettes au revers du cadre de la collection du Comte Arnaud Doria et d’expositions à la Galerie Bernheim-Jeune et à l’Orangerie des Tuileries.
Provenance :
– Acheté à Odilon Redon par Emile Bernard en 1904.
– Vente, Me Ribault-Menetière, Paris, 24 décembre 1947, lot 184.
– Collection du Comte Arnaud Doria, France (en 1955), n°842. Puis par descendance au propriétaire actuel.
Expositions :
– Nice, « La Belle Epoque », 1950, n°242 (désigné comme lavis)
– Paris, Odilon Redon, 1956-57, n°35
– Paris, Odilon Redon, 1958, n°31
– Paris, Galerie Bernheim-Jeune, 14 mai au 14 juillet 1963, no. 53.
Bibliographie :
– K. BERGER, Cologne, 1964, n°602
– Alec WILDENSTEIN, « Catalogue raisonné de l’oeuvre peint et dessiné », vol. II, Paris 1994, 1077, p 166-167 (reproduit pleine page).
Extrait du catalogue raisonné :
« Pour la sagesse populaire, qui voit son double va mourrir », écrit Louis Vax dans son livre sur l’art et la littérature fantastiques (Paris, 1974, p. 29). Ce double peut prendre l’aspect d’un mannequin, d’une poupée, d’une statue, éléments perturbateurs et générateurs d’angoisse dans les contes fantastiques, et dans l’art de Redon qui, lorsqu’il ne fait pas éclater le corps en morceaux, le dédouble. « L’autre » est-il alors l’âme ou l’esprit que Redon sépare du corps pour mieux les explorer, en anatomopathologiste de l’inconscient? « L’autre » est-il la face nocturne d’un être, son mauvais génie : son ombre? Une ombre perdue pour celui qui a vendu son âme au diable : Redon le coiffe ici d’un bonnet d’âne et le fait ressembler à un jeune veau. Or, un être sans âme et privé d’ombre est un non-être spirituel. Figé et aussi creux qu’une statue.
« L’une au centre, la tête penchée et attristée, l’autre de profil; à gauche, une colonne » écrivait Odilon Redon (O.R., Paris, 1956-57, n°35)
Par – Automobiles à LILLE
le 07/03/2021 : 350-Robert COMBAS ( né en 1957)
« Les masques », 2001
Technique mixte sur papier contrecollé sur toile, signé sur le côté à droite et daté
160 x 95 cm
Etiquette galerie Seine 51 au dos
Pour chaque œuvre de Combas, un certificat à la demande et à la charge de l’acquéreur pourra être demandé au studio de l’artiste.
Par – Automobiles à LILLE
le 07/03/2021 : 296–Keith HARING (1958-1990)
Yorkshire, 1988
Encre sur papier
Dessin dédicacé : « For Swen-merry christmas 1988-love Keith »et daté.
56 x 75.5 cm
Provenance : Ancienne collection SWEN SWENSON
Galerie Automne, Bruxelles
Un certificat d’authenticité établi par la galerie Automne auprès de laquelle l’œuvre à été acquise pourra être remis à l’acquéreur.
Nous avons consulté la fondation Keith Haring qui ne s’est pas opposée à la vente de cette oeuvre.
Par THOMAS ENCHERES ET EXPERTISES SARL à Le Mans
le 13/03/2021 : RODIN Auguste ( 1840 / 1917 )
Danseuse cambodgienne.
Graphite, aquarelle et rehauts de crayon noir sur papier vélin signé au graphite en bas à droite : Aug. Rodin.
1906 / 1908
Hauteur : 30,7 cm
Largeur : 23 cm
Marque de Collection Marcel Guerin (Lugt 1872b)
Ancienne Collection Marcel Guerin (1873 / 1948 )
Marcel Guerin connut l’artiste et fut membre du conseil d’administration du Musée Rodin de 1923 jusqu’à sa mort en 1948.
Correspond à l’inv. n°90 sous le titre « Danseuse cambodgienne de face. Dessin aquarellé signé en bas à droite » inventaire établi en 1948 par Etienne Ader, et ancienne Collection famille Pieyre de Mandiargues.
Cette œuvre figurera au Catalogue raisonné des dessins et peintures d’Auguste Rodin au numéro 210102.
Un certificat d’inclusion au catalogue raisonné des dessins et peintures d’Auguste Rodin par Mme Christina Buley-Uribe en date du 8 janvier 2021 sera remis à l’acquéreur.
Ce superbe dessin de Danseuse cambodgienne de face appartient à un ensemble d’œuvres composé d’environ cent cinquante dessins d’après des modèles cambodgiens exécutés entre 1906 et 1908, et sont un des sommets de l’art de Rodin.
Dans cette série principalement des danseuses de la cour du roi du Cambodge Sisowath 1er, Rodin s’est concentré tantôt sur la gestuelle de la danse, sur les bras, les mains étirées et les doigts savamment déliés, où comme ici sur la posture générale du corps.
En juillet 1906, lors de la visite officielle en France du roi Sisowath 1er, Rodin assiste à plusieurs représentations que donne le « Ballet Royal » accompagnant la suite du roi, d’abord à Paris, où l’artiste obtient quelques séances de pose, puis à Marseille à l’Exposition coloniale. Ce court séjour à Marseille est rapidement médiatisé, notamment dans L’Illustration. Ses dessins, fraîchement aquarellés, sont également publiés dans la revue.
Les danseuses cambodgiennes sont l’objet d’un véritable ravissement pour Rodin : « Je les ai contemplées en extase (…) Quand elles partirent, je crus qu’elles emportaient la beauté du monde ».
Nous percevons parfaitement dans notre Danseuse cambodgienne de face, un dessin d’une simplification toute moderne. Les Cambodgiennes évoquent pour lui, de manière paradoxale, une certaine définition de l’authenticité, voire de la pureté de l’Antiquité occidentale : « Elles ont fait vivre pour moi l’antique (…), je suis un homme qui a donné toute sa vie à l’étude de la nature (…) »
La danse cambodgienne traditionnelle a eu chez Rodin, la capacité de faire renaître les gestes justes d’un passé antique fantasmé.
La partie supérieure caractéristique du costume, un haut moulant à manches courtes, est évoquée par de simples traits que l’on retrouve dans un autre dessin de Danseuse cambodgienne conservé au Musée Rodin (D.4450)
Notre dessin est exécuté sur un papier vélin ordinaire, habituel chez Rodin et couramment utilisé pour cette série. Les tonalités pâles, atténuées, voilées, notamment du visage, ne sont pas dues au hasard mais à une intervention préalable de pré-humidification du papier.
Notre cambodgienne de face est sans doute une des danseuses transformées par Rodin en figures angéliques prévues pour le projet de décor à fresque du Paradis destiné au Musée du Luxembourg, projet qui n’a jamais abouti.
Cette œuvre est visible sur rendez-vous chez l’expert :
Marc BRIAT
22 Rue de Miromesnil
75008 PARIS
le lot sera visible chez notre expert au 22 rue de Miromesnil jusqu’à la veille de la vente
le dessin sera visible à l’étude le matin de la vente
Par RENNES ENCHERES à RENNES
le 21/03/2021 : Robert COMBAS
Autoportrait 1999.
Acrylique sur toile signée sur le côté droit.
On y joint le certificat réalisé par l artiste.
81x100cm
Acquis auprès de l artiste en 1999.
Par – Automobiles à LILLE
le 07/03/2021 : 351-Robert COMBAS (né en 1957)
» Electrique warrior donc électrique éclectique élatrique à rock à roule »
Technique mixte sur carton plume, signée en bas à droite
200 x 110 cm
Provenance : Galerie AD Montpellier
Pour chaque œuvre de Combas, un certificat à la demande et à la charge de l’acquéreur pourra être demandé au studio de l’artiste.
Par – Automobiles à LILLE
le 07/03/2021 : 349-Robert COMBAS (né en 1957)
Le pays où le soleil est un slip kangourou, 1998
Acrylique sur toile marouflée sur toile, signée et titrée
120 x 110 cm
Provenance :vente De Vuyst Belgique lot 585 Mars 2012
Pour chaque œuvre de Combas, un certificat à la demande et à la charge de l’acquéreur pourra être demandé au studio de l’artiste.
Par Hôtel des ventes de la Vallée de Montmorency à Deuil la Barre
le 02/03/2021 : OLIVIER DEBRE (1920-1999), « Scène d’intérieur », 1958,
Huile sur toile monogrammée « OD » en bas à droite.
Contresignée, titrée et datée 1958 au dos.
H : 24 x 33 (23,5 x 32 à vue).
Rapport de condition : Toile d’origine – pas de traces de restauration – Soulèvements de la couche picturale et craquelures – encadré.
Cette oeuvre est accompagnée d’un certificat de Pierre Courthion, indiquant que le tableau » provient directement de l’atelier de l’artiste, rue Saint-Simone à Paris ».
Provenance : Collection particulière.
Par SAS HOTEL DES VENTES DE NIMES- Françoise Kusel et Pierre Champion à Nimes
le 05/03/2021 : Claude VIALLAT (1936) – « sans titre » – Référence: 147-1995 – Acrylique/toile – 269×196,5cm – avec certificat de l’artiste
Par AZUR ENCHERES CANNES à Cannes
le 18/03/2021 : Pierre SOULAGES (Né en 1919)
Eau-forte XXXVI (1979)
Eau-forte en couleurs
Signée au crayon en bas à droite, exemplaire numérotée 22/100
86 x 67 cm
(Très belle épreuve)
Provenance | Collection de Monsieur et Madame B. Cannes.
Par ADJUG’ART S.A.R.L – Me Yves COSQUERIC à Brest
le 02/03/2021 : DWURNIK Edward (1943-2018) : « Emeute à Varsovie », importante HST signée en haut à droite et datée 75, contresignée et datée au dos avec étiquette 3 8 IV 75 MANNESTNOSA ZANTEK (châssis accidenté) 127 x 140 cm.
Provenance : Ancienne vente TAJAN à PARIS dans les années 80.
Par – Automobiles à LILLE
le 07/03/2021 : 311-Gérard SCHLOSSER (né en 1931)
La deuxième balade, 1999
Peinture sur sablée signée au dos, datée et titrée
200 x 200 cm
Provenance : Anciennement galerie Loft.
Étude Mercier, lot 169, vente 23 février 2003.
Collection particulière, acquis lors de la vente précédente.
Bibliographie : Catalogue raisonné, édition Mare & Martin, repr. sous le n° 725 p. 249.
Par CONAN HOTEL D’AINAY SAS à LYON
le 02/03/2021 : Delphin ENJOLRAS (1857-1945).
Femmes sur la terrasse préparant le bouquet de fleurs et allumant une lanterne.
Huile sur toile.
Signé en bas à gauche.
60 x 73 cm.
Par Osenat Fontainebleau à Fontainebleau
le 14/03/2021 : KOROVIN KONSTANTIN (1861-1939)
Place de Clichy
Huile sur carton
Signé en bas à gauche « Constant Korovine Paris »
25 x 40 cm.
КОРОВИН Константин (1861-1939)
Площадь Клиши
Картон, масло
Подпись слева внизу « Constant Korovine Paris »
25 x 40 см.
Par CONAN HOTEL D’AINAY SAS à LYON
le 02/03/2021 : René Xavier François PRINET (1861-1946).
Le peintre sur le motif en bord de mer.
Huile sur toile.
Signé en bas à droite.
49 x 65 cm.
Par RENNES ENCHERES à RENNES
le 21/03/2021 : Jean Paul RIOPELLE
Composition abstraite. 1958.
Huile sur papier marouflée sur toile, signée et datée 58 en bas à droite.
67,5×51,5cm.
Très légers décollement de peinture en bas à gauche.
Collection particulière. Bretagne.
Vente publique, Francis Briest, 1995
Cette oeuvre figure p. 397 du tome 2 du Catalogue raisonné Jean Paul Riopelle.
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Saint-Martin-des-Champs
le 08/03/2021 : Rare Thangka d’Amitayus à l’encre et couleurs sur soie
Chine, début du XXème siècle
La divinité représentée assise en dhyanasana sur un lotus entouré de fleurs, devant une mandorle décorée de divers animaux, dans la cour d’un temple doré richement décoré, les mains en dhyana-mudra tenant le kalasha, les quatre angles ornés de petites représentations d’Amitayus dans des pagodes, la partie supérieure inscrite en mandarin, mandchou, mongol et tibétain, et portant la date apocryphe 1799, 4ème année de Jiaqing, encadré sous verre
Dimensions : 128 x 74 cm (cadre compris)
二十世纪初 无量寿佛唐卡
ATTENTION ! Les enchères et ordres d’achat sur ce lot sont soumis à condition. Afin de pouvoir enchérir sur ce lot, une caution de 6.000 € vous sera demandé. Merci de prendre contact avec notre étude avant le début de la vente : [email protected] ou 02 98 88 08 39. Si vous n’avez pas pris contact avec notre étude avant le passage du lot, vos enchères ne seront pas prises en compte
Please note that bids and absentee bids on this lot are subject to conditions. To bid on this lot, a deposit of 6.000 € will be requested. You must contact the auction house at [email protected] or 0033 2 88 08 39. If you did not contact our office before the start of the auction sale. Your bids will not be taken into account.
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Saint-Martin-des-Champs
le 08/03/2021 : Thangka de Bouddha à l’encre et couleurs sur soie
Chine, début du XXème siècle
Représenté assis, entouré de pivoines, devant un paysage montagneux, une cascade à sa droite, deux disciples apportant des offrandes à ses pieds, ainsi qu’un Bodhisattva en prière assis sur un coussin, deux représentations de Bouddha en haut, une inscription en mandarin, mandchou, mongol et tibétain dans la partie supérieure mentionnant la date apocryphe de 1793, 58ème année de l’empereur Qianlong, encadré sous verre
Dimensions : 128 x 74 cm (cadre compris)
二十世纪初 佛唐卡
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Par CORNETTE DE SAINT CYR MAISON DE VENTES à Paris
le 22/03/2021 : Tapis
Chine
Laine. 258 x 172 cm
Décor de dragons sur fond jaune. Usures.
Provenance :
Compagnie de la Chine et des Indes (Paris) (Inv.17017 Acquis en 1955)
Par CORNETTE DE SAINT CYR MAISON DE VENTES à Paris
le 22/03/2021 : Gyanyin
Chine, 18° siècle
Détrempe sur toile. 234 x 318 cm
Très importante peinture représentant l’aspect Chinois d’Avalokiteshvara, le bodhisattva de la compassion. La divinité, identifiable à la re-présentation d’Amitâbha qui orne son chignon, est assise, richement vêtue et parée, sur un lotus épanoui au coeur de son île. Elle tient un rosaire et est adossée à un bosquet de bambous supportant des bo-dhisattva et autres divinités du panthéon lamaïque. Autour d’elle, deux lotus supportent un vase et un oiseau et elle est entourée de deux assistants.
Dans l’angle supérieur gauche, Avalokiteshvara sous sa forme tibé-taine classique à onze faces et huit paires de bras est entouré des Târâ verte et blanche.
L’angle supérieur droit est occupé par la représentation d’un lama tibétain de l’école dGe-lugs-pa parmi les montagnes, adossé à cinq pics. Le vase d’abondance tenu dans son giron, le livre et l’épée, at-tributs de Manjushri (Mañjuçrî) dont il est considéré comme une ré-incarnation, posés au dessus de son épaule, permettent de proposer son identification comme lCang-skya rol-pa’i rdo-rje (1717-1786), deuxième Qutuku (Grand lama réincarné de Beijing faisant office de « Tuteur Impérial »).
Sa présence à cet endroit indique que la peinture a été exécutée durant son règne, et compte tenu de sa qualité, très probablement par les ateliers impériaux pour le Yonghe Gong de Beijing que l’Empereur Qianlong aménagea pour lui en 1745, ou pour le Pule Yuan qu’il lui fit ériger sur le mont Wutai Shan au Shanxi (résidence légendaire de Manjushri) en 1766-1769. Le fait que le lama soit figuré devant cinq montagnes pourrait plaider en faveur de cette dernière place.
Au delà de ses dimensions exceptionnelles, cette peinture présente la remarquable caractéristique de synthétiser les esthétiques bouddhiques Chinoise et Tibétaine, Guanyin, ses attendants et leur environnement étant clairement Chinois dans le style le plus classique, les autres divinités suivant strictement les archétypes lamaïques traditionnels. Cette exceptionnelle synthèse stylistique pourrait égale-ment plaider en faveur d’une provenance du Pule Yuan, leWutai Shan étant connu pour abriter de nombreuses écoles bouddhiques diverses, et donc des artistes rompus à tous les styles et iconographies bouddhiques de l’Empire.
Petits accidents et usures visibles.
Provenance :
Compagnie de la Chine et des Indes (Paris) (Inv.23479 Acquise en 1991)
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Saint-Martin-des-Champs
le 08/03/2021 : Peinture en rouleau à l’encre sur soie
Chine, XIXème siècle
La partie supérieure peinte des Trois Dieux du Bonheur, au-dessus de personnages offrant des rouleaux, inscription et cachets en haut à droite ; usures
Dimensions : 202,5 x 96 cm
Par Sarl CANNES ENCHERES à Cannes
le 19/03/2021 : Gourde de forme lunaire (baoyueping) en porcelaine à décor floral en bleu de cobalt, les anses en forme de nuages ruyi. Marque apocryphe Qianlong à la base. CHINE, XXe siècle. H : 29 cm (égrenures au talon)
Par SARL MAY ASSOCIES à Roubaix
le 22/03/2021 : René LALIQUE (1860-1945). Surtout de table YESO en cristal moulé pressé partiellement satiné.
Monture électrique en métal nickelé .
Vers 1930
35 x 52 cm
(en bas à gauche, légèrement abrasé et petit éclat au centre)
Modèle crée en 1930 et non repris après 1947
n°1170 page 486 du catalogue raisonné par Félix Marcilhac
Par SEQUANA SAS à Rouen
le 06/03/2021 : NO LIVE ON THIS LOT – MANDATORY REGISTRATION
Émile GALLE (1846-1904)
« Tout ce ciel que je porte en moi-même caché »
Verrerie parlante. Coupe ovoïde à bords polylobés modelés à chaud sur piètement central galbé collé à chaud à base circulaire en gradin renflé. Vasque en verre torsadé, finement bullé bleu rosé et blanchâtre à décor intercalaire violet, bleu, rose et orangé. Décor de marbrures et d’hellébore dites aussi rose de Noël en marqueterie de verre, entièrement meulé à la roue. Piètement en verre blanc verdâtre et rose à décor de tiges patinées noires. Partie interne de la coupe meulée d’un décor d’hellébore dites aussi rose de Noël légèrement cerné au noir.
Ciselée de la citation de Marceline Desbordes-Valmore, signée Émile Gallé et datée 1900.
H_12, cm – Diam_17,6 cm
Provenance :
Pièce réalisée d’après celle présentée à l’Exposition Universelle de Paris, en 1900, visible sur la droite de la vitrine d’Émile Gallé « Les Granges ».
Exposition : Exposition universelle 1900, Paris pour le premier modèle. Exposition de l’École de Nancy, Paris, 1903, pour un second modèle.
Historique :
L’alexandrin sur la verrerie est tiré d’une lettre de Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859), poète romantique à Amable Tastu (1795-1885) autre poète romantique contemporaine « Si vous ne dormez pas, jetez-moi vos paroles, ma sœur ! ». Émile Gallé disait aimer en parlant de Marceline Desbordes-Valmore « la douceur élégiaque de son cœur brisé ».
Les verreries d’Émile Gallé réalisées pour l’Exposition Universelle sont toutes marquées expos 1900, mais une fois les modèles d’exposition vendus, Émile Gallé s’attèlera à refaire quelques-uns de modèles exposées.
Bibliographie :
Henri Frantz, « Émile Gallé and the decorative artists of Nancy », The Studio vol. XXVIII, octobre 1903, modèle similaire référencé et reproduit p. 110.
Alastair Duncan, The Paris Salons 1895-1914, vol. IV : ceramics & glass, Antique Collectors’Club, Woodbrige, 1998, modèle similaire référencé et reproduit p. 223.
VENDU SUR DÉSIGNATION – VISIBLE UNIQUEMENT SUR RENDEZ-VOUS AUPRÈS DE L’EXPERT
EXPERT : Mme Amélie MARCILHAC I T. +33 1 42 49 74 46 I [email protected]
Par ADJUG’ART S.A.R.L – Me Yves COSQUERIC à Brest
le 02/03/2021 : BORDEAUX, Manufacture VIEILLARD et Eugène MILLET (1819-1879) : Rare service de table « Grands oiseaux » comprenant 101 pièces dont 38 assiettes plates (diam. 25,5 cm), 30 assiettes à dessert (diam. 22,5 cm), 27 assiettes creuses (diam. 25 cm), 1 coupe sur piédouche (diam. 22,5 cm haut. 12 cm), 1 plat à gâteaux sur piédouche (diam. 25 cm. Saut d’émail), 1 plat rond (diam. 31 cm), 1 plat à poisson (long. 57 cm), 1 plat creux (diam. 34 cm), 1 plat à volaille (long. 43 cm). Marqué. (quelques usures en bordure, quelques infimes sauts d’émail quelques égrainures dessous, sans fêle et sans tache).
Eugène MILLET, élève de Viollet-le Duc fut architecte et décorateur. Il crée pour la Manufacture de Bordeaux ce service japonisant influencé par Bracquemond et par les estampes d’Hokusai.
Par SARL BEAUSSANT-LEFEVRE à Paris
le 19/03/2021 : Grande statuette votive de chatte BASTET?Elle représente la déesse Bastet sous la forme féline, assise sur son arrière-train, les pattes antérieures dressées, la queue passant sur le côté droit et rejoignant la patte antérieure droite. Les yeux étaient incrustés dans un autre matériau. Les moustaches sont traitées par des incisions d une grande finesse. Elle est parée d un collier incisé orné d un pendentif en forme de cOeur Ib . Le sommet de la tête est gravé d un scarabée. Les oreilles percées étaient destinées à recevoir des boucles d oreilles. Bronze. (L extrémité de la queue cassée. Fêlures, traces de nettoyage, petites lacunes et bouchages). Egypte, Epoque Saïte ou Basse Epoque, XVIe-XXXe Dynasties (de 664 av. J.-C. à 332 av. J.-C.). ?Hauteur : 34 cm avec les tenons Le socle en bois est ancien et semble dater au moins des années 1930. L examen de l oxydation du métal à la loupe binoculaire met en évidence des cristaux d azurite, de cuprite et de malachite compatibles avec l âge de la sculpture. Les restes de noyau ont fait l objet d un test de thermoluminescence QED en date du 12 février 2021 qui confirme l ancienneté de la pièce (entre 2 000 et 2 600 ans). Provenance : Collection Sylvia Wildenstein, Paris, années 1970. Lorsque Rê gouvernait l Egypte, son Oeil (l Oeil Oudjat) quitta un jour le palais dans un moment de colère, pour gagner la Nubie. Il y prit l aspect d une lionne sanguinaire, déesse sauvage et destructrice, Sekhmet, La Lointaine . Elle massacrait là les hommes en fuite dans le désert et y prit goût. Rê décida d arrêter le carnage, mais sa fille (Sekhmet) étant devenue incontrôlable, il chargea Shou et Thot de la faire revenir. Ceux-ci usèrent d un stratagème : sous l apparence de singes, ils versèrent dans le Nil, proche d Eléphantine, sept mille cruches de bière mélangée à un colorant rougissant. Sekhmet, croyant découvrir un fleuve de sang, s enivra de cette boisson et s endormit. A son réveil, elle apparut comme une chatte apaisée, Bastet. Son principal lieu de culte se situait à Bubastis ; d autres se trouvaient à Memphis, Thèbes, Héliopolis, Léontopolis et Hérakléopolis. Déjà sous l Ancien Empire, elle a un rôle protecteur auprès du roi. A la fin de la XXIIe dynastie, Osorkon II introduit son nom dans sa titulature. En tant que chatte, elle est la gardienne du foyer et symbole de fécondité.
Par METAYER MAISON DE VENTES AUX ENCHERES à Paris
le 09/03/2021 : Gaston CHAISSAC (1910-1964)
Totem, vers 1961-1962.
Composition aux deux visages inversés
Huile sur bois, signée.
H_ 206 cm, hors socle.
L_ 32,5 cm
P_ environ 3.5 cm .
Cette oeuvre est accompagnée d’un certificat de Monsieur Thomas Le Guillou, en date du 12-02-2021, et portant le numéro TLG – 1150
Par SENS ENCHERES-SENS ESTIMATIONS S.A.R.L à Sens
le 20/03/2021 : Statue de Bodhisattva en bronze doré
Chine, dynastie Ming, XVIIème siècle
Représenté assis en padmasana, la main gauche tenant un bol à aumônes, la droite relevée tenant une tige de lotus, le visage serein, vêtu d’une longue jupe ceinturée à la taille, les épaules recouvertes d’une écharpe ciselé de motifs floraux, paré d’un collier et de pendants d’oreilles, les cheveux coiffés en chignon et retombant sur ses épaules, le front ceint d’un diadème ouvragé orné du Bouddha Amitabha au centre, socle en bois ; quelques manques (couronne, tige de lotus et chevelure) et usures à la dorure (manques)
Hauteur : 44,5 cm
Sur socle lotiforme en bois sculpté. H. totale : 54 cm.
Expert : Monsieur Philippe Delalande, 23 rue Lemercier, 75017 Paris.
Par ETUDE DE PROVENCE – RIBIERE & TULOUP à Uzès
le 21/03/2021 : Auguste Henri CARLI (1868-1930) Omphale vêtue de la peau du lion de Némée, et donnant ses ordres à Héraclès, une massue à ses pieds, monumentale sculpture de parc en pierre reposant sur un socle quadrangulaire, H : 3 m 50 en tout. Usures.
Provenance : parc d’une bastide de Saint Barnabé.
Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Saint-Martin-des-Champs
le 09/03/2021 : Camille CLAUDEL (1864 – 1943)
La petite châtelaine, version à la natte droite.
Bronze à patine brune-verte
Signé C. Claudel sur l’épaule gauche
Fonte posthume numérotée II/IV sur l’épaule gauche avec le cachet de fondeur « Cire Perdue VALSUANI » sur l’épaule droite.
Haut. : 32 cm
Provenance :
-Collection particulière Paris
-Par descendance depuis.
Bibliographie :
-Anne Rivière, Bruno Gaudichon et Danielle Ghanassia, Camille Claudel Catalogue Raisonné, Adam Biro, Paris, 1996, p. 103, n°39.11.
-Reine-Marie Paris, Camille Claudel retrouvée, Catalogue Raisonné Nouvelle édition revue et complétée, Editions Aittouarès, Paris, 2000, pp. 314 et 315 (une autre épreuve illustrée p.314).
Une version similaire, du même fondeur, numérotée 8/8, vendue 79.500 euros par Christie’s à Paris le 25 mars 2014 (lot n°42).
ATTENTION ! Les enchères et ordres d’achat sur ce lot sont soumis à condition. Afin de pouvoir enchérir sur ce lot, une caution de 5.000 euros vous sera demandé. Merci de prendre contact avec notre étude avant le jour de la vente : [email protected] ou 02 98 88 08 39. Si vous n’avez pas pris contact avec notre étude avant le passage du lot, vos enchères ne seront pas prises en compte
Please note that bids and absentee bids on this lot are subject to conditions. To bid on this lot, a deposit of 5.000 € will be requested. You must contact the auction house at [email protected] or 0033 2 88 08 39. If you did not contact our office before the start of the auction sale. Your bids will not be taken into account.
Par ETUDE DE PROVENCE – RIBIERE & TULOUP à Uzès
le 21/03/2021 : SANDOZ Edouard Marcel ( 1881 / 1971 )
Chien de mer.
Bronze à patine brune signé « E.M.Sandoz ».
Fonte de Claude Valsuani.
Porte le cachet du fondeur C.Valsuani Cire perdue.
Hauteur : 35 cm
Largeur : 29 cm
Circa 1920
Par POUSSE-CORNET SARL – VALOIR à Blois
le 21/03/2021 : FIGURE en bronze représentant Christ à la colonne
Attribuée à Antonio Susini (1558-1624), peut-être ‘d’après un modèle de Giambologna’, Italie, début du XVIIème siècle
Reposant sur un socle en marbre ; patine brune rougeâtre.
Hauteur : 17.4 cm; Hauteur totale : 20 cm.
Provenance : Collection privée provenant d’un château de la Vallée du Loir.
A bronze figure of Christ at the column, attributed to Antonio Susini (1558-1624), perhaps ‘after a model by Giambologna’, Italian, early 17th century
Expert : Isabelle d’Amécourt
Il existe au moins quatre autres versions identiques, parfois attribuées à Antonio Susini (1558-1624) ou malencontreusement à Barthélemy Prieur (1536-1611). Il a récemment été clarifié qu’une attribution de ce modèle à Prieur semble impossible, du fait que comme membre de l’Eglise de la « religion prétendue réformée », Prieur était interdit de représenter une figure divine. D’ailleurs, aucun des sujets chrétiens n’est spécifié dans son inventaire après décès.
Nous avons connaissance de quatre versions similaires à celle présentée. La version de la collection Beit (Christie’s, Londres, le 7 décembre 2006, lot 197), celle provenant de la Collection von Rhò à Vienne (Christie’s, New York, collection Michael Hall, lot 91, le 11 juin 2010) qui a également été exposée dans l’exposition historique Giambologna de 1978 au Victoria and Albert Museum. Comme le note Avery dans le catalogue, cette dernière avait été attribuée à Giambologna sur les points forts du modelage du corps et des mains, mais il est plus probable par un plus jeune disciple. Une autre version était autrefois dans la collection Barbara Piasecka Johnson et exposée au Royal Castle à Varsovie et enfin une version récemment présentée en vente (Sotheby’s, New York, le 30 janvier 2021, lot 743) provenant de la collection d’Alexis Gregory.
La particularité de notre bronze par rapport aux quatre autres versions connues est la présence de la colonne (élément important pour le moment narratif), avec une boucle spécialement ajoutée pour sécuriser la corde ou la chaîne par laquelle le Christ est attaché.
Nous remercions Dr Regina Seelig-Teuwen et Dr Charles Avery pour leur contribution.
BIBLIOGRAPHIE COMPARATIVE :
C. Avery and A. Radcliffe, eds. Giambologna, Sculptor to the Medici, exh. cat., Arts Council of Britain, London, 1978, no. 96.
C. Avery and M. Hall, Giambologna: An Exhibition of Sculpture by the Master and his Followers from the Collection of Michael Hall, Esq., Salander O’Reilly Galleries, New York, 1998, no. 33.
Giambologna and his Followers: Sculpture from the Collections of Michael Hall, Miami-Dade College Museum of Art, Freedom Tower, 9 October 2009-20 February 2010.
Opus Sacrum, Warsaw, 1990, pp. 308-310, no. 57.
Par CORNETTE DE SAINT CYR MAISON DE VENTES à Paris
le 23/03/2021 : Divinité masculine
Art Khmer (Cambodge – Laos – Thailande)
Style dit d’Angkor Vat ca 12° siècle
Grès. H. 111 cm
Importante divinité masculine à deux bras, représentée debout. Il a la taille ceinte d’un sampot finement plissé maintenu par une ceinture à bordure perlée, ornée du classique motif de double rang d’ovales. Sur l’avant, la double chute en ancre descend jusqu’à la limite inférieure du vêtement, marquant ainsi la volonté des artistes de la période de revenir à un classicisme stylistique faisant écho aux grands styles du 10° siècle. Un classique drapé en poche recouvre la cuisse gauche et le textile se trouve lié en noeud papillon au niveau des reins. La tête à chevelure nattée est coiffée d’un haut chignon maintenu à sa base par un anneau, et parée d’un classique diadème orfévré maintenu à l’arrière par un noeud finement exécuté. Un grand collier est également réparti entre la poitrine et le dos. La majorité des éléments stylistiques et la quadrature des épaules sont tout à fait caractéristiques du style dit d’Angkor Vat. Accidents, manques et restaurations visibles.
Provenance :
Compagnie de la Chine et des Indes (Paris)
(Inv.24205 Acquis chez Christie’s Paris, le 21 novembre 2008, lot n° 262 comme provenant d’une ancienne collection allemande des années 1980)
Par LOMBRAIL TEUCQUAM Maison des Ventes à Saint-Maur-des-Fossés
le 07/03/2021 : PHILIPPINES Ifugao ASIE DU SUD EST
Importante STATUE masculine « Bulul » en bois lourd patiné. Cet exemplaire d’une remarquable ancienneté est dans la position traditionnelle : jambes repliées et bras croisés reposant sur les genoux. Le visage d’une belle intériorité est légèrement penché vers l’avant. Il proviendrait de la région de Lugawe sur l’ile de Luzon. XIXe siècmle. Joint une étude « The people and Art of the Philippines » Museum of culture Los Angeles.
Haut. : 65 cm
Par Sarl CANNES ENCHERES à Cannes
le 19/03/2021 : Verseuse présumée en bois d’agar sculpté, chenxiangmu, à l’imitation des coupes libatoires en corne de rhinocéros. Décor en bas-relief sur son pourtour de dragons s’affrontant parmi les nuées. CHINE, dynastie Qing. H : 19,2 ; L : 14 ; P : 10 cm (usures, traces)
Par Hôtel des Ventes Victor Hugo à Dijon
le 06/03/2021 : Michel ANGUIER (1612-1686)
Amphitrite tranquille
Bronze à patine brune nuancée de rouge
H : 38 cm. Usures à la patine.
Oeuvres en rapport :
Pour la grande version :
– Michel Anguier, Amphitrite tranquille, bronze, H : 53 cm, Paris, musée du Louvre, département des objets d’art, (inv.OA.11897)
Pour la petite version :
– Michel Anguier, Amphitrite tranquille, bronze, H : 37 cm, Dresde, Grünes Gewölbe, (inv.IX.62)
Littérature en rapport :
– Geneviève Bresc-Bautier, « Bronzes français, de la renaissance au siècle des lumières », Catalogue de l’exposition du musée du Louvre, Musée du Louvre édition et Somogy, édition d’art, Paris, 2008.
Selon son biographe, Guillet de Saint-Georges, en 1652 Michel Anguier est occupé « aux modèles de six figures, chacune de dix-huit pouces quoi ont été jetées en bronze et représentent (…) une Amphitrite tranquille (…) ces figures sont aujourd’hui à M. Montarsis, joaillier du roi ». De cette célèbre série des dieux et des déesses, notre Amphitrite tranquille est la plus connue et, du vivant même d’Anguier, la plus appréciée des collectionneurs. C’est sans doute le sujet aussi désirable que « Botticelien » ainsi que le calme et la douceur émanant de son visage qui lui valurent ce grand succès. Le beau classicisme de la pose, inspiré de l’antique, et l’élégance des détails tel que l’eau qui s’écoule de la terrasse ou le homard délicatement posé dans la main de la déesse collent, de fait, parfaitement au goût de l’époque. Contrairement à la logique et à l’usage, c’est de la petite statuette en bronze que dérivent les deux grands modèles en marbre, l’un autographe commandé à l’artiste par Nicolas Fouquet, l’autre, de la main de Nicolas Massé en 1680, pour Versailles (Louvre, inv.MR1753).
En bronze, différentes versions, dans différentes dimensions nous sont connues. Notre exemplaire fait partie du corpus dit des « petites versions » et s’inscrit dans la série des plus aboutis en termes de qualité de fonte et de ciselure. On peut le dater des années 1700 et, s’il a vraisemblablement et comme souvent, été repatiné au XIXème siècle, les usures laissent entrevoir une belle patine d’origine, plus claire et plus nuancée.
Expert : Elodie Jeannest, cabinet Sculpture et Collection
Visible sur RDV chez l’expert, 69 rue Sainte Anne 75002 Paris, tél. : 00 33 (1) 83 97 02 06
Par ADJUG’ART S.A.R.L – Me Yves COSQUERIC à Brest
le 02/03/2021 : 310- EXCEPTIONNELLE PAIRE DE VASES DE STYLE LOUIS XVI de forme balustre en granit rose d’ASSOUAN (Egypte). Les piédouches, le col et le pourtour soulignés de feuilles d’acanthes et de godrons en bronze patiné. Ils sont ornés de deux anses en bronze à patine or et vert de cuivre en forme de têtes de béliers (un angle du socle recollé, restaurations avec fentes sur le piédouche et la base, oxydations). Epoque NAPOLEON III – Fin XIXème siècle. Haut. 107 cm. Diam. extérieur 62 cm.
Pour enchérir sur ce lot, il est nécessaire de faire un dépôt de garantie de 30% de l’estimation basse du lot auprès de l’étude par virement bancaire. Vous pouvez nous contacter au 02 98 46 21 50 pour plus de précisions.
Par ADJUG’ART S.A.R.L – Me Yves COSQUERIC à Brest
le 02/03/2021 : Joseph-Emmanuel ZWIENER (1849-1895) ou François LINKE (1855-1946) et le sculpteur Léon MESSAGE, attribué à :
EXCEPTIONNEL CARTONNIER A HORLOGE en placage de bois de rose, bois de satiné et bois teinté, à décor de frisage et de marqueterie en rayons. Très riche ornementation de bronzes ciselés et dorés. Repose sur 4 pieds fortement galbés ornés de coquilles éclatées, roseaux, chutes de feuilles d’acanthe. La traverse basse soulignée d’une large moulure de bronze à rinceaux feuillagés avec une huître perlière et cascade. Les côtés agrémentés de rinceaux feuillagés, dauphins et chutes d’eau dans des entrelacs. Ouvre par deux portes simulant des rideaux avec filets de laiton, un tiroir au cartouche rocaille dans des guirlandes de fleurs et aile d’ange, un plateau à tirette gainé de cuir. Le corps supérieur en cartonnier fortement mouvementé présentant 4 tiroirs gainés de cuir dans des encadrements de bronzes à motifs feuillagés. Le haut des montants souligné aux angles d’allégories de la Paix et de la Guerre. D’un côté à gauche, la « Pax » romana avec une tête de César en phylactère, serpent, étendard et couronnes de lauriers. De l’autre à droite, une cuirasse, peau de lion, casque, glaive, trident et éperons. Les angles du cartonnier en larges feuilles d’acanthe en saillie entourées de chêne et de lauriers. Les côtés du corps supérieur soulignés de dauphin, huître, cascades et rinceaux. Au sommet, une pendule en bronze dans un soleil rayonnant, au cadran en tôle laquée à chiffres romains et aiguilles ciselées dorées en forme de dragon, accostée de têtes d’ange, nuées, feuillages et faucille. Le mouvement signé « VINCENTI MEDAILLE D’ARGENT 1855 », numéroté 50 et annoté « FdS PARIS » dans un blason (très bel état, l’intérieur entièrement plaqué en frisage, infimes manques au placage, une clé, traces de signature dans un bronze ?). De style Louis XV, fin XIXème siècle.
Hauteur. 200 cm, Longueur. 102 cm, Profondeur. 44 cm.
L’Horloger Jean VINCENTI, d’origine Corse, était installé à Montbeliard. Il travailla également chez Japy Frères. A sa mort, son entreprise lui survit et s’installa à Paris où elle reçut notamment la médaille d’argent en 1855
Exemples comparatifs : Cartonnier de DASSON, Cartonnier de Fernand KOHL,
Pour enchérir sur ce lot, il est nécessaire de faire un dépôt de garantie de 30% de l’estimation basse du lot auprès de l’étude par virement bancaire. Vous pouvez nous contacter au 02 98 46 21 50 pour plus de précisions.
Par KÂ- MONDO à Paris
le 26/03/2021 : ERRATUM : Pendule de l’amour rapporté, manque son ornement, quelques vis rapportées sous la pendule, grille au revers peut-être rapportée.
IMPORTANTE PENDULE en bronze ciselé et doré au mat et au brillant à deux tons d’or, à décor d’amours, allégories des arts.
La base ovale à décrochement présente en son centre une frise de putti flanquée de rinceaux feuillagés. Deux amours, allégories de la sculpture et de la littérature, sont représentés debout, de part et d’autre d’une colonne tronquée peinte en trompe-l’oeil à l’imitation du marbre dans laquelle est inclus le mouvement. Elle est sommée d’une urne à l’antique également peinte en trompe-l’oeil à l’imitation du marbre et ornée de pampres de vigne, un amour à l’amortissement.
Cadran émaillé blanc à chiffres romains et arabes signé « Robin à Paris ». Dans l’urne, un cadran à cercle tournant pour les jours du mois, signé Coteau, à décor émaillé de cartouches à l’or et rehaussé de perles émaillées vertes. Petits pieds patins.
Mouvement à fil signé « Robin à Paris ».
Époque Louis XVI.
53 × 37 × 21 cm.
Pendule de l’amour rapporté, manque son ornement, quelques vis rapportées sous la pendule, grille au revers peut-être rapportée.
Provenance : collection du marquis de Lagoy, par descendance.
Robert ROBIN (1742-1799) fut reçu maître horloger à Paris en 1767.
Horloger du roi Louis XVI puis horloger de la reine à partir de 1786, Robin travailla également pour les Menus Plaisirs.
Joseph COTEAU (1740-1812), fut l’un des plus célèbres peintres en cadran de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il exerça également comme peintre sur bijoux et sur porcelaine. Il s’installa rue Poupée à Paris en 1778.
La Reine Marie-Antoinette avait fait déposer chez Daguerre et Lignereux, marchands rue Saint-Honoré des pendules qui lui appartenaient. Après son décès, la commission des Arts fit dresser un État de l’horlogerie de la Reine par Robin, qui mentionna l’emplacement qu’occupait autrefois chaque pendule.
L’inventaire mentionnant les 45 pendules appartenant en propre à la Reine constitue un supplément important aux listes du Garde-Meuble et des Menus-Plaisirs. Cet inventaire fut établi par Robin en 1793 et intitulé :
» État de l’horlogerie de la ci-devant Reine entretenue par Robin horloger aux galeries du Louvre « .
Ainsi, l’inventaire (Archives Nationales, O.1. 3510-1) mentionne parmi 45 pendules un modèle dont la description se rapproche de celle que nous présentons :
» 39 – Une pendule à trois enfants composée d’un socle en bronze sur lequel sont trois enfants représentant les arts appuyé sur un bout de colonne en faux lapis, sur lequel est un vase terminé par le troisième enfant, le mouvement à sonnerie du nom de Robin – Saint-Cloud « .
Dans son étude, Pierre Verlet pense identifier cette pendule du château de Saint-Cloud à celle conservée dans la collection Wallace à Londres (inv. F263), acquise par Lord Hertford lors de la dispersion de la collection San Donato (Paris, 24 mars 1870, lot 255).
Néanmoins, les personnifications représentées ne semblent pas correspondre aux allégories des Arts mais davantage à celles des Sciences. En effet, on distingue un amour regardant le ciel au travers d’une longue-vue, symbolisant l’Astronomie, un second amour tenant un compas et accompagné d’un coq personnifiant la Géographie.
Il s’avère donc possible d’identifier la pendule que nous présentons comme celle ayant appartenu à Marie-Antoinette au château de Saint-Cloud.
Une pendule comparable signée Lepaute, fut adjugée à Paris (Christie’s, 24 novembre 2020, lot 176).
Une pendule similaire à celle conservée à la Wallace Collection à Londres est conservée au sein de la Huntington Collection (Inv. 27182).
Bibliographie :
– TARDY, Dictionnaire des horlogers français, Paris, 1971.
– F.J.B. Watson, Wallace collection catalogue, William Clowes and Sons, Londres, 1956, planche 59.
– LERY, E., Les pendules de Marie-Antoinette, Revue de l’histoire de Versailles et de Seine et Oise, Avril/Juin 1931, pp.95-100
Provenance : collection du marquis de Lagoy, par descendance.
Par ADJUG’ART S.A.R.L – Me Yves COSQUERIC à Brest
le 02/03/2021 : Paul SORMANI (1817-c.1877) : EXCEPTIONNELLE COMMODE de forme fortement galbée, en placage de bois de rose, amarante et satiné à décor marqueté de larges bouquets de tulipes et de fleurs naturalistes. Riche ornementation de bronzes finement ciselés et dorés. Repose sur quatre pieds à enroulements soulignés de feuilles d’acanthes, chutes de corolles et filets rubans croisés. Les hauts de montants ornés de bustes de femmes à l’aigrette au corsage noué, à chutes d’oves dans des vagues et des feuillages. Ouvre par deux tiroirs à poignées de préhension en bronze agrémentées d’une importante moulure de feuilles de pennes d’oiseaux, feuilles de chicorées, coquilles, motifs de vagues et feuilles d’acanthes. Le marbre de type brocatelle du Languedoc de couleur jaune, rose, rouge et brun (très bel état, les têtes de femme fortement expressives à coiffures élaborées).
Signée sur la serrure » P. SORMANI – PARIS 10 rue Charlot « .
De style Louis XV, fin XIXème siècle.
Haut. 98 cm. Long. 190 cm. Prof. 69 cm.
Pour enchérir sur ce lot, il est nécessaire de faire un dépôt de garantie de 30% de l’estimation basse du lot auprès de l’étude par virement bancaire. Vous pouvez nous contacter au 02 98 46 21 50 pour plus de précisions.
Par RENNES ENCHERES à RENNES
le 15/03/2021 : Exceptionnelle commode d’apparat en marqueterie de treillage en amarante ornée de quartefeuilles en érable gravé sur fond de satiné et entourages de bois de rose. A ressaut central, elle ouvre à cinq tiroirs sur trois rangs, les deux derniers sans traverse apparente simulant trois panneaux. Les montants antérieurs arrondis en léger retrait, les postérieurs ressortis. Elle repose sur quatre pieds galbés. Très riche ornementation de bronzes ciselés et dorés : frise d’entrelacs à rosaces, moulures, cul de lampe figurant un masque de Mercure au caducée, chutes à guirlandes et sabots feuillagés. Dessus de marbre brèche d’Alep associé ultérieurement. Estampillée RVLC et poinçon de jurande sur le haut des montants arrière droit et gauche Transition des époques Louis XV-Louis XVI (restaurations d’usage et d’entretien)
Haut. 88.5 cm – Larg. 134 cm – Prof. 57 cm
Roger Vandercruse dit « La Croix », Maître en 1755, est réputé pour l’élégance de ses ouvrages. Il travailla pour la Couronne, fut l’un des fournisseurs du duc d’Orléans et reçu des commandes de la comtesse du Barry
Pour ce lot, nous vous remercions de bien vouloir nous faire parvenir un acompte d’un montant de 4 000 euros correspondant à 10 % de l estimation basse de cette uvre.
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Par CORNETTE DE SAINT CYR MAISON DE VENTES à Paris
le 22/03/2021 : Armoire à coins arrondis de type Yuanjiaogui
Chine ca 17°-18° siècles
Bois de Jumu 172 x 92 x 46 cm
Forme classique à plateau supérieur supporté par des montants obliques conférant à lensemble sa forme trapézoïdale caractéristique.. Un montant central sépare les deux portes constituées d’un seul panneau. L’intérieur est aménagé avec une étagère et deux tiroirs.
Provenance :
Compagnie de la Chine et des Indes (Paris) (Inv.24045 Acquise en 2008)
Par RENNES ENCHERES à RENNES
le 15/03/2021 : Rare commode en bois laqué polychrome de bouquets de roses dans des rinceaux feuillagés sur un fond vert d’eau. Bombée et galbée, elle ouvre à deux larges tiroirs sans traverse apparente. Ornementation de bronzes feuillagés : chutes, sabots, poignées. Dessus de marbre rouge royal. Estampillée L. BOUDIN sur l’avant du côté gauche Epoque Louis XV (restaurations d’usage et d’entretien, une partie du parquet à remonter, petites reprises au laque, manque les deux serrures, manques de laque au niveau de petites fentes)
Haut. 86 cm – Larg. 147 cm – Prof. 67 cm
Léonard BOUDIN travaille au début de sa carrière pour le marchand ébéniste Migeon. En 1772, tout en poursuivant son activité d’ébéniste, il ouvre son propre magasin de vente de mobilier et curiosités.
Ses oeuvres sont conservées dans les plus grands musées : Louvre, Carnavalet, Versailles
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Par LASSERON et Associés à Paris
le 16/03/2021 : Line VAUTRIN (1913-1997)
Miroir modèle » Trèfles » en talosel et verre
D : 29 cm
(Accidents et manques
Par CORNETTE DE SAINT CYR MAISON DE VENTES à Paris
le 18/03/2021 : 317. Important et exceptionnel cabinet de forme rectangulaire en placage d’ébène et bois noirci, placage de palissandre et de plaques d’écailles. L’ensemble du cabinet est orné de plaques de verre peintes figurants des scènes mythologique et des scènes de l’Ancien Testament. Il ouvre à treize tiroirs et un ventail architecturé à fronton rompu et colonnes doriques torsadées, vases fleuris et bases des colonnes en laiton repoussé et ajouré, découvrant six tiroirs. Les côtés plaqués de palissandre à filets d’étain sont agrémentés d’armoiries.
Italie, XVIIème siècle, probablement travail Napolitain
Il repose sur une base ancienne en bois noirci à pieds balustres réunis par deux entretoises en X.
Haut. : 199 cm – Larg. : 198 cm – Prof. : 49 cm
(accidents, manques et restaurations)
Les parties latérales proches des colonnes torsadées à décor de miroirs contemporains.
Par SVV Denis HERBETTE à Doullens
le 21/03/2021 : COMMODE LOUIS XV à façade bombée et côtés évasés en laque de Coromandel à fond noir et décor polychrome d’une jetée de fleurs et d’une branche avec un oiseau. Les côtés sont également décorés d’une coupe de fruits. Elle ouvre par 2 tiroirs sans traverse. Ornementation de bronzes dorés. Dessus de marbre rouge du Languedoc. Estampillée de LARDIN. Ep.XVIIIè. L.127 H.86 P.56.
Par CORNETTE DE SAINT CYR MAISON DE VENTES à Paris
le 22/03/2021 : Tapis
Chine
Laine. 258 x 172 cm
Décor de dragons sur fond jaune. Usures.
Provenance :
Compagnie de la Chine et des Indes (Paris) (Inv.17017 Acquis en 1955)
Par Osenat Fontainebleau à Versailles
le 13/03/2021 : CREATION DU GRAND PRIEURE DE RUSSIE
POUR L’ORDRE DE MALTE
Précieux corpus diplomatique des 6 actes ayant permis d’instituer ce Grand prieuré de Russie, soit 3 signés par Paul Ier et 3 par ses plénipotentiaires.
Les premières tentatives de rapprochements entre l’Empire russe et l’Ordre de Malte datent du XVIIe siècle. Le Grand Maître de l’Ordre s’était adressé plusieurs fois à Catherine II en espérant obtenir un soutien financier et une protection de la Russie. Les discussions s’enlisèrent. Le Grand Maître trouvait l’impératrice trop exigeante ; Catherine II voyait en Malte la possibilité d’installer la flotte russe en pleine Méditerranée afin de renforcer ses positions en Europe. Catherine II ne souhaitait pas financer l’Ordre de Malte sans cette contrepartie. Les négociations recomencernt au tout début du règne de son fils Paul Ier avec lequel le rapprochement prirent une autre dimension.
Après la Révolution française, l’Ordre de Malte se trouve dans une situation très complexe. En 1792, les révolutionnaires confisquent les biens français des Hospitaliers, comme ceux de tous les autres ordres religieux. Le Grand Prieuré de France est dissout cette même année et l’Ordre perd alors les trois quarts de ses revenus sur le territoire français . La Republique essaie d’organiser un coup d’État à Malte en 1793. Le port situé au milieu de Méditerranée intéresse de plus en plus le jeune Bonaparte. En outre, après le troisième partage du royaume de Pologne en 1795, où se trouvait le dernier prieuré de l’Ordre de Malte en dehors de l’île, la situation se complique. Une grande partie de la Pologne et les territoires du prieuré d’Ostozhesk passent sous domination russe et le prieuré cesse de financer l’Ordre. Une nouvelle tentative de rapprochement avec l’Empire russe apparaît comme une dernière chance pour l’Ordre de Malte.
Paul Ier, grand passionné des ordres de chevalerie depuis l’enfance, se retrouve au début de son règne en plein partage du royaume de la Pologne avec pour conséquence une forte affluence de la population polonaise catholique dans l’Empire. La gestion de territoires catholiques n’est pas une mince affaire pour un tsar de pays orthodoxe. Le sujet l’inquiète et l’idée d’une fusion des Églises se répand à la Cour de Paul Ier. Parallèlement, l’influence de Bonaparte en Europe devient préoccupante pour la Russie, alors que l’Empire a fort à faire au sud avec la Turquie et le Caucase. À la fin des années 1790, Paul Ier se trouve face à des choix politiques. Au moment où le Grand Maître de l’Ordre de Malte aborde la question du destin du prieuré de Pologne, les intérêts de l’Empire russe et de Malte convergent : pour la première fois dans l’histoire de l’Ordre, la différence religieuse sera mise de côté et, un an plus tard, un tsar orthodoxe en deviendra Le Grand Maître.
Hostile à la Révolution française, Paul Ier décide d’organiser et de soutenir financièrement le Grand Prieuré de l’Ordre de Malte en Russie pour se poser en protecteur de la noblesse européenne et pour intégrer les chevaliers de Malte polonais. En 1797, les deux États signeront une convention.
Le tsar nomme ses négociateurs plénipotentiaires
• PAUL Ier. Acte signé, contresigné par le comte Ivan Andreïévitch OSTERMAN en qualité de chancelier et par le comte et futur prince BEZBORODKO (sera nommé prince en avril 1797) en qualité de ministre des Affaires étrangères ; en russe. Saint-Pétersbourg, 2 janvier 1797. 3 pp. grand in-folio sur un bifeuillet de papier vergé avec liseré de deuil (Catherine II venait de mourir quelques semaines auparavant), avec sceau de cire armorié sous papier.
Lettres de créance du comte et futur prince Bezborodko et du prince Alexandre Kourakine comme plénipotentiaires auprès de l’Ordre de Malte aux fins de négocier une convention destinée à affermir et étendre l’établissement de cet Ordre dans l’Empire russe. « Faisons savoir par les présentes que, voulant donner une preuve éclatante de Notre bienveillance et considération à l’illustre Ordre de Malte, par l’affermissement et l’extension dans Notre Empire de l’établissement de cet ordre, qui existoit en Pologne et particulièrement dans les provinces qui ont été réunies à Notre Souveraineté, et dans l’intention de lui donner en conséquence toute sa force, valeur et éxécution, Nous avons nommé et institué (…) le Comte Alexandre Besborodko, conseiller privé actuel (…) et le prince Alexandre Kourakine, Notre vice-chancelier (…) auxquels nous donnons pouvoir, pour nous et notre nom, non seulement d’entrer en négociation et pourparlers avec Jules Réné Bailli, Comte de Litta, Ministre plénipotentiaire de l’illustre Ordre de Malthe (…) lequel est également et suffisamment muni des pleins pouvoirs de la part du sousdit Ordre (…) mais aussi d’arrêter, conclure et signer avec lui sur cet objet une convention et des articles séparés y relatifs (…) ».
Parmi les plénipotentiaires, la Russie était représentée par Alexandre Bezborodko et Alexandre Kourakine, conseillers les plus proches de l’empereur, la partie maltaise était représentée par Jullio Litta, comte et chevalier de l’Ordre de Malte mais qui était également vice-amiral de la marine russe. D’où son rôle de premier plan dans la négociation.
Le présent acte s’accompagne de sa traduction française établie à l’époque par les services russes (2 pp. grand in-folio sur le même papier).
Ses plénipotentiaires concluent une convention
• BEZBORODKO (Alexandre Andeïévitch), KOURAKINE (Alexandre Borissovitch) et Julio Renato LITTA. Acte signé en qualité de plénipotentiaires, représentant le tsar Paul Ier, pour les deux premiers, et l’Ordre de Malte, pour le troisième ; en français.
Saint-Pétersbourg, 10/21 juin 1797.
14 pp. 1/2 très grand in-folio sur 4 bifeuillets de papier vergé fort reliés d’un cordonnet tressé de fils jaune, noir et blanc, avec cachets de cire noire de chacun des signataires.
Convention instituant un Grand Prieuré de Russie au sein de l’Ordre de Malte. L’exemplaire de la convention signée à Saint-Pétersbourg le 4/15 janvier 1797 adressée au Grand Maître von Hompesch pour ratification ayant été intercepté par les Français, le document dut être rétabli et signé en urgence.
« Les circonstances de la guerre présente en Italie ayant occasionné que le double de l’Acte de Convention entre Sa Majesté l’Empereur de toutes les Russies d’une part et l’Ordre Souverain de Malthe (…) signé à Saint-Pétersbourg le 4/15 janvier 1797 et envoyé à Malthe pour y être ratifié, a été intercepté par les Français et étant devenu nécéssaire, à raison de ce cas fournir de le renouveler et d’en retablir la forme et teneur premières (…) sont convenus de procéder impérativement à sa signature (…) ».
Par les quatre chapitres de la convention, l’Empire russe reconnaît l’existence et le statut de l’ancien prieuré de Pologne et reprend toutes ses obligations à sa charge vis-à-vis l’Ordre de Malte. La Russie s’oblige à régulariser entièrement les dettes du prieuré de Pologne (300 000 florins par an). La convention institue Paul Ier en qualité du Grand Prieur.
« Sa Majesté l’Empereur de toutes les Russies, par un Acte de justice, aussi bien que pour témoigner les sentiments d’affection de haute bienveillance pour l’illustre Ordre de Malthe, approuve, confirme et ratifie pour Lui et Ses Successeurs à perpétuité de la manière la plus ample et solennelle, l’établissement du dit Ordre de Malthe dans les Etats. »
Les charges du Prieuré en Russie seront payées également par l’Etat russe qui s’engage à protéger l’Ordre sur son territoire, son administration et son Église. Paul Ier, en qualité de Grand Prieur, peut créer les Commanderies sur son territoire et choisir de nouveaux chevaliers parmi les plus nobles familles du pays. Les règles du port de la Croix de l’Ordre sont également précisées par la convention. « Le Grand Prieur et les Commandateurs seuls auront le droit de porter la Croix de l’Ordre en sautoir, tous les autres Chevalier devrons porter la petite Croix à la boutonnière. »
• BEZBORODKO (Alexandre Andeïévitch), KOURAKINE (Alexandre Borissovitch) et Julio Renato LITTA. Acte signé en qualité de plénipotentiaires, représentant le tsar Paul Ier, pour les deux premiers, et l’Ordre de Malte, pour le troisième ; en français.
Saint-Pétersbourg, 10/21 juin 1797.
2 pp. 1/2 très grand in-folio sur un bifeuillet de papier vergé fort, avec cachets de cire noir de chacun des trois signataires.
Articles séparés annexés à la convention du 4/15 janvier 1797, également renouvelés.
L’acte présente quatre articles, détaillant les dettes du Prieuré de Pologne vis-à-vis de l’Ordre de Malte depuis sa création en Pologne en 1788. « Sa Majesté Impériale daigne fixer pour le payement de la dite somme, cinq mille Ducat d’Hollande en faveur de l’Ordre de Malthe, lesquels seront payés à l’époque de l’échange des Ratifications de la présente Convention. »
• BEZBORODKO (Alexandre Andeïévitch), KOURAKINE (Alexandre Borissovitch) et Julio Renato LITTA. Acte signé en qualité de plénipotentiaires, représentant le tsar Paul Ier, pour les deux premiers, et l’Ordre de Malte, pour le troisième ; en français.
Saint-Pétersbourg, 17/28 novembre 1797.
3 pp. 1/2 grand in-folio sur un bifeuillet de papier vergé fort, avec cachets de cire rouge de chacun des trois signataires ; sous chemise de papier vergé fort de l’époque.
Articles additionnels à la convention du 4/15 janvier 1797.
L’acte présente huit articles additionnels précisant les détails du financement du prieuré et de l’Ordre de Malte. « (…) six mille florins de Pologne par an chacun payables par la Trésorerie d’État de l’Empire de Russie selon la même évaluation et aux termes stipulés dans la dite Convention » ; et nombreuses règles sur l’institution et la gestion des Commanderies.
Il y aura « dans le Grand Prieuré de Russie un Chapelain conventuel Maltais de Nation qui sera choisi parmi les familles les plus illustres du Pays et qui auront bien mérité de l’Ordre ».
« Les pensions annuelles de six dernières Commanderies fixées par la Convention à quinze cents florins de Pologne, seront portées à trois mille florins de Pologne par an pour chacune. »
Le tsar ratifie de sa main cette convention
• PAUL Ier. Acte signé, contresigné par le prince Bezborodko en qualité de ministre des Affaires étrangères et de chancelier ; en russe et en français.
Saint-Pétersbourg, 19/30 novembre 1797.
20 pp. très grand in-folio avec incipit de la suscription en lettres ornées, sur 5 bifeuillets de parchemin fort, sans le cordonnet de reliure.
Ratification de la convention et de ses articles séparés. Le texte de la ratification est ici inscrite en russe, tandis que les textes de la convention et des actes séparés figurent en français.
• PAUL Ier. Acte signé par le tsar Paul Ier, contresigné par le comte et futur prince Bezborodko en qualité de ministre des Affaires étrangères et chancelier, en russe et en français.
Saint-Pétersbourg, 19/30 novembre 1797.
5 pp. très grand in-folio avec incipit de la suscription en lettres ornées, sur 2 bifeuillets de parchemin fort reliés par un cordonnet tressé de fils jaunes, noir et d’argent dans un portefeuille de l’époque en velours grenat avec liens de soie verte.
Ratification des articles additionnels. Le texte de la ratification est ici inscrite en russe, tandis que le texte des actes additionnels figure en français.
Le présent acte s’accompagne d’une traduction française de son texte russe, écrite à l’époque (1 p. 3/4 in-folio sur un bifeuillet volant de papier vergé).
Cet acte revêt une importance d’autant plus grande qu’en 1798 l’île de Malte fut conquise par Napoléon Bonaparte et que de nombreux chevaliers se réfugièrent en Russie. Le Grand Maître de l’Ordre, Ferdinand von Hompesch céda ses fonctions au profit de Paul Ier, bien que ce dernier fût de confession orthodoxe. Paul Ier deviendrait ainsi Grand Maître de l’Ordre de Malte.
Eketerina Nikolaeva-Tendil, experte de la vente, présente ses sincères remerciements à monsieur Pierre Gheno, archiviste-paléographe, expert près la Cour d’Appel de Paris, pour les renseignements communiqués.
Bibliographie : L’Ordre de Malte en Russie. Catalogue de l’exposition, Musée de l’art russe et musée Ermitage. Saint-Pétersbourg, 1998.
M.B.Asvaritsh. L’Ordre de Malte en Russie. 2013.
M.B.Asvaritsh. Les ordres en Russie et l’ordre de saint Ioann de Jerusalem. Conferance à Gatchina et Saint-Pétersbourg. 2006.
A.Trachevsky. Les relation diplomatiques entre la Russie et la France à l’époque de Napoléon. 1890.
Baranowski J., Libicki M., Rottermund A., Starnawska M. Zakon Maltański w Polsce. Warszawa, 2000. (Loi de l’Ordre de Malte en Pologne)
СОЗДАНИЕ РОССИЙСКОГО ПРИОРСТВА МАЛЬТИЙСКОГО ОРДЕНА
Важнейшее военно-политическое решение Павла I
Уникальный набор дипломатических документов по принятию Мальтийского ордена в Российской Империи. Шесть актов государственного значения, три из которых подписаны Императором Павлом I и три – специально уполномоченными – князем Александром Безбородко, князем Александром Куракиным и графом Юлием Литтой.
Первые попытки сближения Мальтийского ордена с Российской Империей относятся к концу XVIIго века. Ряд активных попыток сближения проводился во время правления Екатерины II, для которой установка российского флота в этом стратегически важном районе Средиземноморья являлась принципиальным моментом для возможных отношений и поддержки ордена. В связи с нежеланием Мальты становиться военно-морской базой для России, переговоры затянулись и возобновились уже при Павле I, для которого принятие Мальтийского ордена в России стало одним из важнейших направлений внешней политики всего правления.
Французская революция нанесла непоправимый ущерб Мальтийскому ордену. В 1792 году революционеры, прийдя к власти, конфисковали все имущество мальтийских госпитальеров и других религиозных орденов во Франции. С этого момента начинается методичное французское давление на Мальту, шпионаж и попытки провокации внутренних переворотов. Мальта оказывается практически в осадном положении с крайне урезанным финансированием ордена. В 1790х годах в связи с разделом Речи Посполитой, последний оплот ордена вне Мальты – польское приорство оказывается присоединено к России и перестает выделять финансовые средства для поддержки ордена. Сближение Мальтийского ордена с Российской Империей становится для Мальты, окруженной войной Бонапарта в Италии, основным путем к спасению.
После трех разделов Речи Посполитой, Павел I, с детства большой поклонник рыцарства и Мальтийского ордена, в 1795 году оказывается владельцем больших католических польских территорий. Взаимодействие с возросшим католическим населением в православной Российской Империи беспокоит Императора, идея возможного объединения двух церквей все чаще звучит при дворе. Влияние Наполеона разрастается по Европе, постепенно вовлекая Россию в происходящее. В тоже время Турция активно насаждает ислам на Кавказе и в Крыму. Павел I оказывается перед необходимостью принятия категоричных решений по внешней политике. К концу 1790х годов Россия и Мальта крайне заинтересованы в сближении и Мальтийский орден поднимает вопрос Польского приорства и предлагает Россию взять на себя эту роль.
Обоюдная необходимость госпитальеров и Павла I друг в друге отодвинула на второй план религиозные различия: в первый и последний раз в истории католический орден возглавит человек, исповедовавший православие.
4/15 января 1797 г. в Санкт-Петербурге была подписана, представленная на торги, Конвенция, сыгравшая важную роль в истории Мальтийского ордена.
Император назначает уполномоченных дипломатов.
• ПАВЕЛ I (1754-1801)
Указ о даче чрезвычайных полномочий, министру иностранных дел, графу Александру Безбородко и вице-канцлеру князю Александру Куракину по подписанию всех договоров с мальтийской стороной. Представителем от Мальтийского ордена во всех переговорах выступит Юлий Литта, мальтиец на российской военной службе еще со времен Екатерины II, военачальник и один из ближайших сторонников Императора Павла I.
Подпись Императора «Павел», подпись канцлера графа И.А.Остермана и графа А.Безбородко, в качестве министра иностранных дел. Большая восковая печать под бумажной защитой. 2 января 1797 г. 3 стр., 40 х 26,5 см., бумага верже с траурным следом по бортам (Императрица Екатерина II скончалась за несколько недель до подписания документа). «Объявляем через сие, что мы соизволяя подать знаменитому Ордену Мальтийскому ядный опыт нашего благоволения и ударения, утверждением и распространением в империи нашей до сего ордена относящегося учреждения, существовавшего в Польше и особлиго в присоединенных к державе нашей областях Польских, и надлежащему содержанию данного учреждения избрали и назначили мы с своей стороны наших любезных, Графа Александра Безбородко, нашего действительного Тайного Советника первого класса (….) Главного директора почт и Кавалера Ордена нашего Святого Апостола Андрея (…); и Князя Александра Куракина, нашего Вице Канцлера, действительтного Тайного советника (…); и семи уполномочаем их не только вступить в сношения переговоры с находящимся при дворе нашем полномочным министром знаменитого Ордена Мальтийского (…), Юлием Рене Бальи Графом Литтою (…) но и постановить, заключить и подписать с ним по вышеозначенной Конвенцию и могущия быть сепаратныя Статьи (…) Все, что ими подписано будет, и дать на то императорскую ратификацию нашу (…)»
Таким образом, самые приближенные советники Императора становятся главными доверенными лицами в обсуждении и решении важнейших вопросов сближения.
Указ сопровождается официальным переводом на французский язык. 2 стр., 40 х 26,5 см., бумага верже.
А.БЕЗБОРОДКО, А.КУРАКИН И Ю.ЛИТТА ЗАКЛЮЧАЮТ КОНВЕНЦИЮ
• БЕЗБОРОДКО Александр (1747-1799)
КУРАКИН Александр (1752-1818)
ЛИТТА Юлий (1763-1839)
Конвенция за подписью Александра Безбородко и Александра Куракина со стороны Российской Империи и Юлия Литты со стороны Мальтийского ордена. Текст, озаглавленный « Во имя Святой Троицы ». Повторный документ полностью повторяющий текст Конвенции от 4/15 января 1797 созданный в связи с похищением французскими войсками, отправленного на Мальту оригинала. 37 статей. Три восковых печати с гербами графов. Санкт-Петербург, 10/21 июня 1797. 14 ½ стр., на французском, бумага верже, 51 x 34 см. « Сложившиеся события войны в Италии сделали так, что второй экземпляр Конвенции между Его Величеством Императором России с одной стороны и Суверенным Мальтийским орденом (…) подписанный в Санкт-Петербурге 4/15 января 1797 года и отправленный на Мальту для ратификации, был похищен французами и стало необходимо предоставить новый, точно повторяющий форму предыдущего (…) было постановлено немедленно перейти к подписанию». «Мы с одной стороны желая подать знаменитому Ордену Мальтийскому явный опыт Нашего благоволения и уважения утверждением в Империи Нашей учреждения относящиеся до сего Ордена, а Державный Мальтийский орден и Его Преимущество великий Магистр с другой стороны признавая всю цену таковаго Нашего к ним расположения, за благо разсудили учинить взаимное постановление; в следствие сего уполномоченные с обеих сторон заключили и подписали здесь в Санктпетербурге в 4/15 день января 1797 года. Конвенция и четыре сепаратные артикула следующего содержания».
В четырех основных статьях Конвенции Российская Империя признает существование и статус, существовавшего ранее в Польше, а теперь на ее территории Остожеского приорства, принимает его обязательства на себя и обязуется погасить все, собравшиеся у него, долги перед орденом. В ближайшее, после подписания договора время, Россией вместо Польши должен будет быть погашен предыдущий год долга, год 1797 и три месяца следующего (из расчета 300 000 флоранов в год). В то же время, Конвенция учреждает Российское приорство Мальтийского ордена во главе с Императором Павлом I.
« Его Величество, Император России и всех русских, юридическим актом и своей волей, что бы подтвердить свое теплое отношение и благие намерения к Великому Святому Мальтийскому ордену, объявляет и утверждает, от себя и потомков своих, создание Мальтийского ордена на землях своих.»
В соответствии с дополнительными статьями Конвенции, все расходы на содержание ордена в России берет на себя российская сторона. Император так же обязуется всячески защищать католическую церковь и административное ее устройство, которым руководит Мальтийский орден (а так же выделять ей дополнительные 6 000 флоранов в год).
Павел I, как Магистр ордена может принимать в орден лучших из своих подданных, а так же создавать Комендантства на территории России. Условия и порядок их создания, а так же условия вручения и ношения ордена так же регулируются, представленной Конвенцией. «Только Великий Приор и Комендант ордена единственный имеет право на ношение Креста ордена на колье. Все остальные кавалеры Ордена могут носить уменьшенную версию в петлице».
• БЕЗБОРОДКО Александр (1747-1799)
КУРАКИН Александр (1752-1818)
ЛИТТА Юлий (1763-1839)
Дополнительный документ к основной Конвенции. Акт за подписью Александра Безбородко и Александра Куракина со стороны Российской Империи и Юлия Литты со стороны Мальтийского ордена. Санкт-Петербург, 10/21 июня 1797. 2 ½ стр., бумага верже, 51 x 34,5 см. На французском. Три восковые печати с гербами графов. Документ представляет собой четыре дополнительных статьи к основной Конвенции. Статьи посвящены основным задолженностям Польского приорства с момента его создания на территории Речи Посполитой в 1788 году, принятию этих задолженностей на себя Российской Империей и порядком их выплат. «Его Императорское Величество обязуется выплатить озвученную сумму в пять тысяч голландских дукат в пользу Мальтийского ордена. Сумма должна быть выплачена в момент обмена ратификационными документами данной Конвенции(…)».
• БЕЗБОРОДКО Александр (1747-1799)
КУРАКИН Александр (1752-1818)
ЛИТТА Юлий (1763-1839)
Дополнительный документ к основной Конвенции. Акт за подписью Александра Безбородко и Александра Куракина со стороны Российской Империи и Юлия Литты со стороны Мальтийского ордена. Санкт-Петербург, 17/28 ноября 1797 г. 3 ½ стр., бумага верже, 46 х 33 см. На французском. Три восковые печати с гербами графов. Документ из восьми дополнительных статей, раскрывающих нюансы выплат, которые Россия должна вносить вместо Польского приорства в последующие годы. Существенно повышающая выплаты Комендантств на бывших польских территориях. «Ежегодные выплаты зафиксированные Конвенцией за Комендантствами в Польше в размере 500 флоранов, повысятся до 3 000 в год для каждого». Статьи так же уточняют правила и порядок выбора кавалеров Мальтийского ордена из числа знатных людей Российской Империи.
Император Павел I ратифицирует Конвенцию.
• ПАВЕЛ I (1754-1801)
Акт ратификация основного текста Конвенции. Подпись «Павел», подпись Князя Александра Безбородко в статусе министра иностранных дел. На русском и французском языках. Санкт-Петербург, 19/30 ноября 1797 года. 20 стр., крепкая пергаментная бумага, 50 х 37 см., документ был прошит шнуром, разделен. Текст указа о ратификации дан на русском, статьи Конвенции на французском языке.
• ПАВЕЛ I (1754-1801)
Ратификация дополнительного акта к Конвенции. Подпись «Павел», подпись Князя Александра Безбородко в статусе министра иностранных дел. На русском и французском языках. Санкт-Петербург, 19/30 ноября 1797 года. 5 стр., крепкая пергаментная бумага, 50 х 37 см., документ прошит шнуром из желтых, черных и серебряных ниток, соединен с оригинальной папкой эпохи из бархата гранатового цвета. Текст указа о ратификации дан на русском, статьи документа на французском языке. Акт сопровождается дополнительным переводом русского текста на французский язык. 1 ¾ стр., 30 х 20 см., на гербовой бумаге верже.
Весь ансамбль документов представлен в оригинальной папке эпохи из бархата гранатового цвета (один из документов вшит шнуром, остальные вложены).
Представленный ансамбль документов сыграл важнейшую роль для всей внешней политики России в период правления Павла I, открыл одну из ярчайших страниц истории Мальтийского ордена и имеет безусловную историческую ценность музейного уровня.
Эксперт аукциона Е.Николаева-Тандиль выражает благодарность архивисту-палеографу, эксперту при суде Парижа, господину Пьерру Гено, за помощь в работе с документом.
Библиография: Мальтийский орден в России : [каталог выставки] / [авт. статей: Г. Вилинбахов, Е. Кальницкая, М. Петров] ; Гос. Русский музей, Гос. Эрмитаж. – Санкт-Петербург : [б. и.], 1998.
Мальтийский орден в России (1797–1810). М.Б.Асварищ, 2013.
Асварищ М. Б. Российский кавалерский орден и награды русских приорств ордена св. Иоанна Иерусалимского // Рыцари Мальтийского креста: Матер. науч. конф. Приоратский дворец. Гатчина. СПб., 2006.
Baranowski J., Libicki M., Rottermund A., Starnawska M. Zakon Maltański w Polsce. Warszawa, 2000.
Дипломатические сношения России с Францией в эпоху Наполеона I / Под ред. А. Тра- чевского // Сборник Русского Императорского исторического общества. 1890.
Par AUDAP ET ASSOCIES à Paris
le 23/03/2021 : COLONNA Francesco. Hypnerotomachia Poliphili. Venise, Alde Manuce, décembre 1499 ; in-folio (300 x 205 mm) de [4] et
230 ff., reliure du Second Empire maroquin rouge, les plats décorés à froid de compartiments de rosaces et de motifs variés dans le style vénitien, doublures de maroquin vert avec reprise partielle du même décor mais doré, dos à nerfs décoré à froid, tranches dorées (Chambolle-Duru).
Édition originale et premier tirage de l’UN DES PLUS BEAUX LIVRES ILLUSTRÉS DE TOUS LES TEMPS. C’est aussi l’un des textes les plus mystérieux de la Renaissance. Avec un titre latin, l’ouvrage est imprimé en italien dialectal entrecoupé de citations en grec et en latin mais aussi en hébreu et en arabe.
Ce roman amphigourique est la relation par un moine, Poliphile, d’un voyage initiatique à la poursuite de sa belle, Polia.
Par une succession d’événements singuliers, celle-ci se dérobe toujours à lui. Sans savoir qu’il rêve, il décrit minutieusement ce qu’il voit dans sa pérégrination : de beaux vestiges de l’antiquité, temples et palais, décorations, inscriptions épigraphiques, mais aussi jardins merveilleux, machines improbables, êtres fabuleux, faune, nymphes, dieux et déesses. Les chasseurs d’énigmes ne viendront sans doute jamais à bout de tous les symboles et de toutes les allégories contenus dans le livre, l’auteur semblant s’être parfois lui-même égaré dans les méandres de sa relation. Une traduction française parue en 1546 avec les bois regravés a eu des influences certaines sur le goût dans différents domaines : jardins, décoration, architecture
CENT SOIXANTE-DOUZE FIGURES GRAVÉES SUR BOIS ILLUSTRENT LE DÉROULEMENT DU RÉCIT. Toutes, d’une surprenante beauté, sont restées à ce jour anonymes. La lettre B au pied de l’une d’elles a permis l’attribution hasardeuse à Benedetto Bordone (après l’avoir été à Mantegna et à Giovanni Bellini). – Reproduction ci-contre. Le nom de l’auteur Francesco Colonna lui-même, toujours présumé, a été trouvé par hasard en mettant l’une après l’autre les trente-huit grandes lettrines qui sont en tête de chaque chapitre : « Poliam frater Francesco Columna peramavit ». Mais cette attribution est remise en cause.
Chef-d’oeuvre de la typographie vénitienne, le volume tranche par sa nouveauté grâce à un élégant caractère romain mis au
point à Venise par Nicolas Jenson. Ce serait le premier livre occidental à contenir des caractères arabes. Alde, l’imprimeur, joue
de façon créative avec la typographie, créant des sortes de calligrammes avec des fragments de textes qui apparaissent en forme de blasons, de vases, de calices. La mise en page est d’un bout à l’autre particulièrement harmonieuse.
MAGNIFIQUE EXEMPLAIRE, ayant appartenu à Hector de Backer l’un des plus brillants bibliophiles du XXe siècle, ancien
président de la Société royale des Bibliophiles et Iconophiles de Belgique. Catalogue, II, 1927, n° 2977. Très pur, grand de marges, l’exemplaire est complet du feuillet d’errata, parfait, qui manque souvent ou laisse à désirer, dont la rareté était déjà relevée par Charles Nodier dans la nouvelle Franciscus Columna (1844). La gravure du sacrifice à Priape souvent grattée est ici intacte.
Par AUDAP ET ASSOCIES à Paris
le 23/03/2021 : DIDEROT Denis et Jean Le Rond d’ALEMBERT. Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des arts et des métiers, par une Société de Gens de Lettres. Paris, Neuchâtel, 1751-1780 ; 35 vol. in-folio, reliures de l’époque veau marbré, dos à nerfs ornés de motifs dorés.
ÉDITION ORIGINALE COMPLÈTE DE L’ « ENCYCLOPÉDIE ».
DÉTAIL : Texte, 17 volumes ; Planches, 11 volumes. Ces 28 volumes publiés par Diderot ; il s’y ajoute : 5 volumes de Suppléments (dont un de planches) et 2 de Tables, ces derniers volumes publiés de 1776 à 1780 par l’éditeur Panckoucke.
Née d’un projet abandonné de traduction de la Cyclopædia anglaise d’Ephraim Chambers (1727), l’Encyclopédie conduite est animée par Diderot et d’Alembert ne tarda pas à devenir une oeuvre originale entièrement nouvelle. Diderot l’avait conçue comme un « Dictionnaire raisonné des connaissances humaines », et l’on admet aujourd’hui que ce fut la plus grande entreprise d’imprimerie mise au service de la pensée et de la technique françaises. Son enthousiasme et son inlassable activité allaient attirer peu à peu deux cents collaborateurs venus d’horizons divers, écrivains, savants, penseurs, économistes tels que Buffon, Condillac, Grimm, Helvétius, d’Holbach, Marmontel, Montesquieu, Quesnay, Rousseau, Turgot, Voltaire
L’ILLUSTRATION COMPREND 3129 PLANCHES GRAVÉES EN TAILLE-DOUCE, remarquables par leur intérêt documentaire est fort jolies pour la plupart. On y voit quelques-unes des premières représentations d’industries, des artisanats et des commerces. Certaines gravures montrent les intérieurs des boutiques ou des ateliers, d’autres les outils et les instruments des professions. La collection comprend bien le frontispice de Cochin, paru tardivement que Diderot décrit avec enthousiasme dans le Salon de 1763. Il est ici en premier état avant l’adjonction de la presse à imprimer.
Les premiers volumes, à peine parus (1751-1752), suscitèrent de violents remous au Parlement, dans l’Église et dans les ministères, au point que la suspension et la suppression de l’Encyclopédie furent obtenues à plusieurs reprises. En 1759, après un attentat contre Louis XV, la censure se durcit et une loi stipulait que « Tout auteur et tout imprimeur d’ouvrages séditieux est passible de la peine de mort », et la même année le pape condamnait l’Encyclopédie. Pourtant, entre-temps, le gouvernement éclairé par des personnages haut placés comme Mme de Pompadour, le marquis d’Argenson et Malesherbes
(directeur de la Librairie) décidait de soutenir secrètement la publication tout en semblant la réprouver. Les titres portent l’adresse fictive de Neuchâtel comme lieu d’impression alors que Diderot continuait de faire imprimer à Paris. Quand Malesherbes devait, pour la vraisemblance, venir saisir le matériel, il prévenait discrètement Diderot la veille et n’enlevait
que des pacotilles. Cette aventure dura trente ans, ponctuée de vicissitudes dont le récit a rempli des volumes. À peine terminée (1780) sept rééditions ou contrefaçons fleurirent dans toute l’Europe contribuant plus encore à la divulgation de la civilisation française et au rayonnement des idées nouvelles.
L’Encyclopédie, par ses tendances novatrices a peut-être préparé la Révolution française. Elle a assurément donné naissance à la civilisation industrielle et jeté les bases des plus grandes découvertes scientifiques.
EXEMPLAIRE EXCEPTIONNEL, complet du frontispice de Charles-Nicolas Cochin en premier tirage et de toutes les planches requises, en reliures uniformes de l’époque conservées sans défaut quelques coiffes ayant été anciennement réparées.
Par BAYEUX ENCHERES sarl à Bayeux
le 06/03/2021 : [Manuscrit XIe, XIIIe, XVe sous reliure médiévale]
Recueil in-8 (16,5 x 12,2 x 5 cm) composite de 3 manuscrits médiévaux des XIe, XIIIe et XVe siècles reliés ensemble vers 1490 dans la région Rhénane.
Sont présents:
1-Saint GREGOIRE Le GRAND (540-604)
Admonitiones ad consolationem infirmorum.
Manuscrit sur vélin de 94 feuillets (foliotés dans la marge supérieure au XVe siècle). Ensemble complet : A1-8, B1-8, C1-8, D1-8, E1-8, F1-8, G1-8, H1-8, I1-8, L1-8 et M1-6. L’analyse attentive de l’écriture permet de situer sa copie en Rhénanie à la fin du XIe siècle/début du XIIe siècle (vers 1080/1120). On compte cinq grandes capitales rouges situées au début de la préface et des quatre livres qui composent ce traité.
Ce manuscrit est agrémenté de notations dans les marges datant du XIIIe siècle : le lecteur porte alors la mention « Nota » sous forme de monogramme vertical pour souligner des passages qui lui semblent importants et relève quelques mots dans les marges. Un second annotateur* laisse quelques mots latins dans les marges au XVe siècle comme au f94r. Une troisième main du début du XVIe siècle relève le mot « musa » (la muse) en marge du feuillet 86r. On remarque quelques annotations du XVIIe siècle en allemand et deux citations en italien du XVIIe siècle dans la marge des feuillets 74r et 95r.
*(le même) annotateur du XVe siècle a rempli le f1r, le bas du f93v et le f94, vierges à l’origine d’annotations élaborées en écriture cursive gothique ; on trouve entre autre au bas du f93v le commentaire « Notez que l’ignorance de la loi n’excuse personne (…) » ou au feuillet 94v sous le titre « Secuntur quedam medicinalia » une liste de recettes médicales (dont une recette pour se préserver de la mort).
Etat : le feuillet 29r est frotté sur plusieurs lignes sans perte de texte, la marge latérale du f61 a été découpée à ras du texte sans perte de texte sinon excellent état de conservation.
Le pape Grégoire 1er élu en 590 est connu pour être à l’initiative de la réforme grégorienne de l’église qui initia entre autres la constitution du répertoire de chant grégorien. Son œuvre théologique abondante eut une grande influence sur le moyen-âge occidental : il et l’un des quatre pères de l’église d’occident. Son traité « Admonitiones ad consolationem infirmorum » expose aux prêtres la consolation à apporter aux malades et aux mourants dont ils ont la charge.
2-LITURGIE Latine
Ordo commendationis animae.
Manuscrit en latin sur vélin de 4 feuillets (A1-4) écrits en deux couleurs (rouge et noire) en cursive gothique. Rhénanie vers 1490.
Cet office de l’extrême onction est copié par la même main que celle qui a annoté les derniers feuillets de la pièce précédente, constituant ainsi un recueil de texte qui permet de visiter les malades jusqu’aux derniers instants en leur apportant l’aide de la foi et des sacrements.
Etat : très bon.
3-Saint AUGUSTIN/ Saint BERNARD
Flores Augustini
Manuscrit incomplet (fin du XIIIe) sur vélin de 48 feuillets (A1-8, B1-8, C1-8, D1-8, E1-6, F1-10, incomplet de la fin) Allemagne ou Rhénanie, troisième quart du XIIIe siècle décoré de deux initiales rouges.
Ce florilège de citations de Saint Augustin évêque d’Hippone et père de l’église regroupe des citations de son œuvre puis de celle de Saint Bernard abbé de Claivaux (1090-1153) à partir du f39r. Elles sont classées par thèmes.
Etat : Excellent ; à noter un manque de parchemin au bas du feuillet 38 (datant de la copie du manuscrit) ; le scribe a contourné la lacune.
Reliure fin XVème (vers 1490) plein veau havane sur ais de bois orné d’un décor estampé à froid composé de guirlandes florales et fleurons végétaux (au premier plat) et d’un motif de guirlandes végétales alternées de grands motifs floraux circulaires et d’aigles aux ailes déployés inclus dans un losange (au second plat). Dos à 3 nerfs muet, fermoir en laiton estampé de motifs floraux. Le style du décor permet de dater la reliure vers 1490 dans la région Rhénane (Fribourg-en-Brisgau ? Strasbourg ? Bâle ? Les relevés de Kyriss*, « Verzierte gotische einbände im alten deutschen sprachgebiet » montrent que les fers de cette reliure se retrouvent sur des reliures semblables de livres imprimés à Fribourg-en-Brisgau ou Bâle entre 1481 et 1500.
Etat général de la reliure et de l’ensemble : Coiffes absentes laissant les tranchefiles à découvert, quelques petits trous de vers (tête d’épingle) sur les plats, les trois premiers cahiers sont détachés des nerfs, présence d’une garde de papier plus récente avant le premier texte, contre-plats annotés sinon excellent état général.
Provenance : La constitution du recueil (ainsi que la reliure) laisse deviner qu’il a été réuni et relié pour un religieux rhénan autour de 1490. Sur la première garde ex-libris manuscrit : Johan Jacob Silberman, anno 1613. Au f1r ex-libris du début du XVIIème siècle d’un couvent franciscain recouvrant un autre nom plus ancien biffé et illisible « Fratrum Min(orum) Conthu… ».
Les manuscrits du XIe siècle sont d’une extrême rareté sur le marché. La plupart est désormais détenue par des bibliothèques ou institutions publiques. Il en reste très peu en main privée. La rareté de celui-ci tient aussi au fait qu’il est dans une reliure médiévale de très belle facture.
*Kyriss-Verzierte gotische einbände im alten deutschen sprachgebiet (Tome 3, planches 327 et 328, pages 120 et 121, fers 163 n°1,2,4,5, et 6).
Certificat d’exportation pour un bien culturel en cours…
Remerciements sincères à Daniel pour son aide.
Par AUDAP ET ASSOCIES à Paris
le 23/03/2021 : BRANT Sébastien. Stultifera navis. Bâle, Johann Bergmann de Olpe, 1er mars 1497; in-4 de 145 ff., [3] ff., reliure du début de
XVIIIe siècle veau poli moucheté, dos à nerfs très orné de motifs dorés, décor doré aux coupes, tranches rouges.
Édition originale de la première traduction en vers latins de La Nef des Fous, parue d’abord en allemand trois ans plus tôt.
L’auteur dénonce la folie présente selon lui dans toutes les couches de la société, chez les paysans et les boutiquiers comme chez les notaires et les magistrats, allant jusqu’à fustiger un maniaque bibliophile qui époussette un livre. Il brosse ainsi un tableau satirique et moralisateur de la condition humaine.
C’est l’un des incunables les plus abondamment illustrés et de la façon la plus pittoresque.
LA REMARQUABLE ILLUSTRATION EST EN PARTIE L’OEUVRE D’ALBERT DÜRER. Elle comprend 117 figures gravées sur bois dont soixante-quinze lui sont attribuées (Cf. F. Winckler, Dürer und die Illustrationen zum Narrenschiff, 1951). Les autres sont attribuées à trois graveurs anonymes dont le Maître du Haintz Narr. Ces figures variées dans lesquelles l’humour est omniprésent reflètent les moeurs à la fin du moyen-âge. Elles montrent des scènes de rues, de cuisine, de chasse, des supplices, des ateliers, des malades et des médecins et des illustrations sur des thèmes tels que l’avarice, l’adultère, l’inutilité des livres et de l’étude La traduction faite par le poète Jacques Locher sous le contrôle de l’auteur a servi de base aux éditions suivantes.
Exemplaire de qualité, en reliure parisienne du tout début du XVIIIe siècle demeurée très fraîche. Quelques inscriptions
anciennes. Deux ou trois folios supérieurs légèrement atteints par le ciseau du relieur. Il est passé entre les mains de trois figures prééminentes de la librairie parisienne du XXe siècle : Édouard Rahir (catalogue, II, 1931, n° 271) ; Pierre Berès, (expert de la vente Robert Danon, à qui il l’avait vendu, catalogue, 1973, n° 118) où Georges Heilbrun l’a acquis pour lui-même.
Hain-Copinger, 3746, 3747. – Pellechet, 2820. – Brit. Mus. Cat., III, 795. – Proctor, 7776. – Schreiber, 3566. – Polain,
n° 865. – IGI, 2044. – GW, 5054. Goff, B-1086.
Par Ader OVV à Paris
le 18/03/2021 : [MANUSCRIT – KETOUBA]
Exceptionnelle Ketouba manuscrite sur parchemin. Viadana, 1637.
Contrat de mariage entre Shimshon fils du défunt Mordekhaï Kanton et Simha fille de Yona Amtifissar. Le texte de la Ketouba écrit en lettres dorées est entouré d un premier registre formé de deux colonnes et d un fronton en calligraphie et micro calligraphie, puis d un second registre formé d une frise géométrique en micro-calligraphie, et d un troisième registre de frises à motifs de rinceaux également en micro calligraphie. Il est aussi surmonté d une couronne et d un blason.
(Mouillures sur le pourtour. Manques en marges en bas à droite et en marge haute).
70 x 52 cm
Très rare Ketouba au décor micro calligraphié. Parmi les textes, on retrouve Esther, le Cantique des Cantiques, les Proverbes. Les Ketoubot en micrographie de cette époque sont rarissimes. La collection Braginsky en comporte une italienne au décor microcalligraphié datée de 1638. (Braginsky Collection Ketubbah 112).
Mots clés :
judaïca, juif, juive, hébreux, rabbins, jewish, torah, hebrew, hebraica, judaisme, synagogue, sionisme, pessah, pessach, haggada, haggadah, hagada, hagadah, passover, menora, menorah, hannuka, hannuca, hannoucca, hanouccah, torah, juden, israélite, Israël, antisemitism, antisémitisme, dreyfus, meguila, sepharade, sefarad, ketouba
Par AUDAP ET ASSOCIES à Paris
le 23/03/2021 : [VOLTAIRE]. Candide, ou l’Optimisme, traduit de l’allemand de Mr. le Docteur Ralph. Sans lieu, 1759 ; in-12 (186 mm) de
299 p. et [2] ff. le premier blanc, le second pour un « Avis au relieur » (imprimé perpendiculairement), broché, entièrement non rogné, couverture de papier décoré d’origine, étui-boîte de chagrin rouge.
Édition originale, imprimée à Genève par les Cramer à qui Voltaire avait remis son manuscrit. L’antériorité de cette édition sur
les seize autres parues la même année a été établie de façon décisive par les travaux successifs de Bernard Gagnebin, qui a montré, se fondant sur le Grand livre des frères Cramer, que Candide avait paru à Genève le 15 janvier 1759 (Bulletin du Bibliophile, 1952, p. 169-181) ; d’André Morize (Édition critique de Candide. Paris, Didier, 1957, n° 59-a) ; et des rédacteurs du catalogue Voltaire de la Bibliothèque nationale de France, 1978, t. II, n° 2611.
UN DES QUELQUES EXEMPLAIRES CONNUS BROCHÉS CONTENANT, EN OUTRE, LE RARE AVIS AU RELIEUR (qui indique les cartons devant remplacer les pages 31-32, 41-42, 83-84, 85-86 modifiées). BEL EXEMPLAIRE.
Bengesco, 1434. – Morize, 59-a. – Catalogue Voltaire BNF, 1978, t. II, n° 2611.
Par CHATIVESLE MAISON DE VENTES à Reims
le 13/03/2021 : Jan Huyghen Van Linschoten (1563-1611) Itinerario, Voyage ofte schipvaert van Jan Huyghen van Linschoten naer Oost ofte Portugaels Indien, 1579-1592. Volume In-folio (32,5 x 21 cm). Reliure plein veau à décor de ferronnerie et datée 1642, dos à nerfs à décor d’angelots au petit fer, deux fermoirs. Très nombreuses illustrations gravées, plans, etc. A Amsterdam, 1623. Accidents et déchirures à la reliure, pages tachées et quelques déchirures.
Par ACTEON SENLIS (HOTEL des VENTES de SENLIS Sarl) à Senlis
le 21/03/2021 : BAGUE en platine 750/1000e sertie d’un brillant pesant 5.29 carats, épaulé de deux diamants de taille baguette.
Poids brut : 5.6 g – TDD. 54
Pierre actuellement dessertie.
Accompagnée d’un rapport d’analyse du LFG en date du 27/01/2021 précisant :
– Forme – Taille : Ronde – Brillant
– Shape-Cut : Round – Brilliant cut
– Dimensions / Measurements : 11.22 – 11.32 x 6.72 mm
– Masse / Mass : 5.29 ct
– Couleur / Color grade : D
– Pureté / Clarity grade : VVS1
– Taille / Cut grade : Bonne / Good
– Poli / Polish : Très Bon / Very good
– Symétrie / Symmetry : Très bonne / Very good
– Fluorescence / Fluorescence : Aucune/ None
– Type / Type : lIa
Commentaires / Comments : Aucun/None
ATTENTION ! LES ENCHÈRES ET ORDRES D’ACHAT SUR CE LOT SONT SOUMIS A CONDITIONS.
AFIN DE POUVOIR ENCHERIR SUR CES LOTS MERCI DE PRENDRE CONTACT AVEC L’ÉTUDE : [email protected]
Please note that bids and absentee bids on this lot are subject to conditions.
To bid on this lot you must contact the auction house at : [email protected]
Par ACTEON SENLIS (HOTEL des VENTES de SENLIS Sarl) à Senlis
le 21/03/2021 : BAGUE en platine 750/1000e sertie d’un important brillant pesant 9.97 carats, épaulé de deux diamants de taille baguette.
(Petite égrisure)
Poids brut : 6,9 g – Tour de doigt : 48 (muni de deux anneaux rétrécisseurs)
Pierre actuellement dessertie.
Accompagnée d’un rapport d’analyse du LFG en date du 9/11/2020 précisant :
– Forme – Taille : Ronde – Brillant
– Shape-Cut : Round – Brilliant cut
– Dimensions / Measurements : 14.01 – 14.32 x 8.19 mm
– Masse / Mass : 9.97 carat(s)
– Couleur / Color grade : K
– Pureté / Clarity grade : SI1
– Taille / Cut grade : Bonne / Good
– Poli / Polish : Bon / Good
– Symétrie / Symmetry : Bonne / Good
– Fluorescence / Fluorescence : Faible / Weak
– Type / Type : la
Commentaires / Comments : Zones de croissance / Graining
ATTENTION ! LES ENCHÈRES ET ORDRES D’ACHAT SUR CE LOT SONT SOUMIS A CONDITION.
AFIN DE POUVOIR ENCHERIR SUR CES LOTS MERCI DE PRENDRE CONTACT AVEC L’ÉTUDE : [email protected]
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Par DUPONT & Associés – Hôtel des ventes de Morlaix à Saint-Martin-des-Champs
le 10/03/2021 : Bague solitaire
Beau solitaire en or gris 18k (750) serti d’un diamant taille navette.
Poids : 3,04 carats
Couleur : E
Pureté : IF Flawless
Certificat HRD
Tour de doigt : 54
Poids : 3,7 g.
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Par ACTEON SENLIS (HOTEL des VENTES de SENLIS Sarl) à Senlis
le 21/03/2021 : BRILLANT sur papier pesant 5.02 carats.
Accompagné d’un rapport d’analyse du LFG n° 365910 du 04/12/2019 précisant :
– Forme – Taille / Shape-Cut : Ronde – Brillant / Round – Brilliant cut
– Dimensions / Measurements : 11.40 – 11.53 x 6.16 mm
– Masse / Mass : 5.02 carat(s)
– Couleur / Color grade : F
– Pureté / Clarity grade : SI2
– Taille / Cut grade : Passable / Fair
– Fluorescence / Fluorescence : Aucune / None
– Type / Type : la
– Poli / Polish : Bon / Good
– Symétrie / Symmetry : Bonne / Good
Commentaires / Comments :
– Facette supplémentaire / Extra facet
– Témoin de la forme de brut / Naturals
ATTENTION ! LES ENCHÈRES ET ORDRES D’ACHAT SUR CE LOT SONT SOUMIS A CONDITION.
AFIN DE POUVOIR ENCHERIR SUR CES LOTS MERCI DE PRENDRE CONTACT AVEC L’ÉTUDE : [email protected]
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Par SARL VICHY ENCHERES à Vichy
le 11/03/2021 : Bague en platine sertie d un diamant de 3,90ct épaulé de deux diamants baguettes. TDD 58. PB 6g7. Certificat LFG. Diamant rond brillant 3,90ct, couleur E, pureté SI1
Par L’HOTEL DES VENTES – Saint-Quentin Enchères à SAINT-QUENTIN
le 13/03/2021 : CHAUMET, solitaire à monture en or gris 750°/00 (18K) , serti d’un diamant taille brillant de 4.03 ct couleur I pureté VS2 épaulé de trois diamants taille brillant de chaque côté. Certificat du laboratoire GIA . 5.20 g. TDD 51. Largeur: 11.5 mm. Poinçon mascaron
Par ACTEON SENLIS (HOTEL des VENTES de SENLIS Sarl) à Senlis
le 21/03/2021 : BAGUE en platine 750/1000e sertie d’un brillant pesant 7.41 carats.
Poids brut : 6,3 g – Tour de doigt : 57
Pierre actuellement dessertie.
Accompagnée d’un rapport d’analyse du LFG en date du 27/01/2021 précisant :
– Forme – Taille : Ronde – Brillant
– Shape-Cut : Round – Brilliant cut
– Dimensions / Measurements : 12.86 – 12.95 x 7.34 mm
– Masse / Mass : 7.41 carat(s)
– Couleur / Color grade : M
– Pureté / Clarity grade : VS1
– Taille / Cut grade : Bonne / Good
– Poli / Polish : Bon / Good
– Symétrie / Symmetry : Bonne / Good
– Fluorescence / Fluorescence : Faible / Weak
– Type / Type : la
Commentaires / Comments : Facettes supplémentaires/ Extra facets – Temoins de la forme brut/Natural
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Par SVV GUILLAUME LE FLOC’H à Saint-Cloud
le 14/03/2021 : Bague en platine 850 millièmes griffée d’un diamant rond taille brillant pesant 4,38 cts entre deux diamants rectangulaires (pierre à ressertir).
Doigt : 47,5 (boules) – Poids brut : 5,1 g
Par SARL MAY ASSOCIES à Roubaix
le 22/03/2021 : Bague en or gris 18K (750), ornée d’un diamant rond de taille brillant pesant 4,38 cts épaulé de deux diamants calibrés. Travail français. Tour de doigt : 49. Poids brut : 5,9 g. Le diamant accompagné d’un pré-rapport LFG (2021) attestant : couleur I, pureté SI1.
Expert : Vanessa SOUPAULT
9 rue Buffault 75009 PARIS
06 47 96 82 68
[email protected]
Par ACTEON SENLIS (HOTEL des VENTES de SENLIS Sarl) à Senlis
le 21/03/2021 : BAGUE en platine 750/1000e sertie d’un brillant pesant 4.54 carats.
Poids brut : 4.1 g – Tour de doigt : 52
Pierre actuellement dessertie.
Accompagnée d’un rapport d’analyse du LFG en date du 27/01/2021 précisant :
– Forme – Taille : Ronde – Brillant
– Shape-Cut : Round – Brilliant cut
– Dimensions / Measurements : 11.02 – 11.13 x 6.26 mm
– Masse / Mass : 4.54 carat(s)
– Couleur / Color grade : I
– Pureté / Clarity grade : SI2
– Taille / Cut grade : Bonne / Good
– Poli / Polish : Très bon / Very good
– Symétrie / Symmetry : Bonne / Good
– Fluorescence / Fluorescence : Faible / Weak
– Type / Type : la
Commentaires / Comments : Facettes supplémentaires/ Extra facets – Temoins de la forme brut/Natural
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Par Ader OVV à Paris
le 03/03/2021 : Madeleine VIONNET
Robe longue en crêpe rouge avec son dessous en soie rose, griffé numéroté 90580 (auréoles sur le dessous), années 30, dans sa boîte. On y joint 1 paire de gants longs en peau des Trois Quartiers, T.5 ¾
Par TOLEDANO SOCIETE DE VENTES AUX ENCHERES sarl à Arcachon
le 06/03/2021 : VIOLONCELLE. Ecole italienne, étiquette portant les mentions LDS – Domenico dall Oglio fece in Padova l’anno 17.
En haut à droite de l’étiquette, à l’encre noire, sont portées sur le bois les notes « réparé par nous … VIAL, Luthier à Monaco 1911 ».
Longueur de la table : 750mm
Epaisseur des éclisses du haut : 122mm
Epaisseur des éclisses du bas : 128mm
Largeur de la partie haute : 338mm
Largeur de la partie basse : 420mm
La table est en épicéa à grains (pores) serrés au centre (1/2 ligne) en s’élargissant jusqu’à 4 mm vers le bord. La ragréyure est bien marquée.
Le dos est en érable, deux pièces, le bois présente des ondes régulières, larges et bien marquées. Le manche est en érable comme le cheviller qui se termine par une tête de très belle facture. Le petit stillet est manquant. Le vernis rouge brun est dénaturé et se présente très légèrement grenu.
Par SARL BEAUSSANT-LEFEVRE à Paris
le 12/03/2021 : Violoncelle d Alexandre Delannoy fait à Bordeaux en 1893 portant étiquette fait pour son ami M. Ferthuis avocat par A. Delannoy à Bordeaux, 1893 . Assez bon état. Longueur : 768 mm Avec sa boite.
Par SARL CORTOT et ASSOCIES à Vougeot
le 14/03/2021 : Nuits-Saint-Georges 1er Cru Les Saint-Georges Cuvée Georges Faiveley
Fût 65
Par SARL CORTOT et ASSOCIES à Vougeot
le 14/03/2021 : Nuits-Saint-Georges 1er cru Les Saint-Georges Cuvée des Sires de Vergy
Fût 93
Par SARL CORTOT et ASSOCIES à Vougeot
le 14/03/2021 : Nuits-Saint-Georges 1er cru Les Saint-Georges Cuvée des Sires de Vergy
Fût 91
Par SARL CORTOT et ASSOCIES à Vougeot
le 14/03/2021 : Nuits-Saint-Georges 1er cru Les Didiers cuvée Jacques Duret
Fût 102
Par Mercier & Cie – Objets d’art & Matériels professionnels à Lille
le 28/03/2021 : Ce lot ne passera pas en live.
Si vous souhaitez enchérir sur ce lot, veuillez contacter notre étude avant la vente.
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266- Attribué à Jan BRUEGHEL LE JEUNE (1601-1678)
Les quatre éléments : le Feu, la Terre, l’Air et l’Eau
Suite de quatre cuivres
Hauteur : 45 cm
Largeur : 67 cm
Numéro d’inventaire en bas à droite et à gauche 901
Provenance : vente Christie’s à Londres 26 juin 1970, n°50 comme « Jan Brueghel », série de quatre cuivres
(seulement deux sont reproduits).
.
petits manques et restaurations anciennes.
Bibliographie :
Bettina Werche, Hendrick van Balen (1575-1632) : Ein Antwerpener Kabinettbildmaler der Rubeszeit,
Brepols, Pictura Nova VII, p.198-199, n°A158 (l’eau) et A159 (l’air) (comme H. van Balen/J. Brueghel l’ancien
?)
Klaus Ertz et Christa Nitze-Ertz: Jan Brueghel des Ältere, die Gemälde, 2008-2010, Vol III p. 600, air (p.1061,
n°506), eau (p.1052, n°500).
Nos quatre tableaux sont des reprises des compositions peintes par Jan Brueghel de Velours pour le
cardinal Federico Borromeo vers 1606-1607, elles sont aussi sur cuivre et de mêmes dimensions. Le
commanditaire était bi
Par BRISCADIEU BORDEAUX SAS à Bordeaux
le 27/03/2021 : Ludovico CARRACCI (Bologne 1555-1619)
L’Adoration des rois mages.
Cuivre.
H.: 36 cm, L.: 26 cm.
Restaurations anciennes.
Provenance : Plusieurs Adoration des mages données à Ludovico ou Annibale Carracci passent en vente au 18e siècle, parfois sans indication précise permettant de les identifier.
– Suivant la tradition familiale, ce tableau appartenait à Madame Agnès Jeanne Julie Froment de Champlagarde (1770-1853), fille de Joseph Froment de Champlagarde des Condamines, bailli de Versailles, qui résidait à l’Hôtel de la Feuillade ;
– Probablement vente François Astruc (et à divers marchands), Paris, Hôtel Bulion, le 18 décembre 1817 (commissaire-Priseur Benoit-Antoine Bonnefons Lavialle, expert Charles Elie), n°8 (Une Adoration des mages sur cuivre, 10 sur 14 pouces, « sort d’une des premières galeries de Parme ») ;
– Par descendance famille Bardon (Jean Bardon 1896-1969),
– Puis par descendance jusqu’à nos jours.
Ce précieux cuivre inédit est une reprise autographe par Ludovico Carracci de son grand retable (190 x 120 cm), jadis conservé dans la chapelle Gessi de l’église San Bartolomeo di Reno à Bologne (appelé aussi Santa Maria della Pioggia), et détruit pendant la Seconde Guerre mondiale 1. L’atelier familial des Carracci avait reçu la commande de la décoration complète de la chapelle Gessi, située à gauche de l’autel de cette église. Agostino fut chargé de la réalisation du maître-autel représentant l’Adoration des Bergers, tandis que les deux toiles latérales revenaient à Ludovico :
l’Adoration des mages et la Circoncision. La majorité des historiens datent cet ensemble des années 1590-95 2. Ces grands formats perdus sont heureusement connus par des photographies en noir et blanc, dont un exemplaire est à la Fototeca Zeri (fiche n° 55088, ill. 1). La composition de notre cuivre est en grande partie identique, comprenant une variante importante, que seul Ludovico pouvait se permettre : l’ajout des têtes de l’âne et du boeuf, situées dans l’angle inférieur gauche du tableau.
Ce thème de l’Adoration des mages, très populaire dans toute l’Europe depuis le Moyen-Âge, était aussi très courant sur les retables des églises bolonaises. Ludovico avait pu voir celles de Girolamo de Carpi (Bologne, San Martino), Prospero Fontana (aujourd’hui à Berlin, Gemäldegalerie), Bartolomeo Passarotti (Bologne, Palazzo Arcivescovile), Orazio Sammachini (Crevalcore, église paroissiale), marquées par le maniérisme sophistiqué toscan de Vasari ou des Zuccaro. Notre peintre refuse leurs compositions remplies de nombreuses figures 3, redondantes, et les perspectives palatiales architecturées. Il simplifie et structure de façon frontale et géométrique l’espace : les deux parallèles verticales des colonnes et du roi mage à droite sont rompues par la diagonale qui descend de la tête de saint Joseph à gauche à l’angle inférieur droit. De même, il délaisse les brocarts, les costumes décoratifs et exotiques souvent liés à ce sujet ; chaque personnage est drapé de vêtements d’une seule ou de deux couleurs. Ici, les turbans ou les pièces d’orfèvrerie sont juste réduits à leur seul volume. L’ampleur spatiale du roi mage avec sa barbe blanche rappelle Michel-Ange, Giulio Romano et Pellegrino Tibaldi. L’iconographie claire, facilement identifiable, le clair-obscur marqué, le réalisme des figures et des animaux sont déjà des caractéristiques de la peinture du XVIIe siècle.
A cette date, vers 1590, à trente-cinq ans, Ludovico a atteint sa maturité stylistique et trouvé un langage personnel. Il peint son chef-d’oeuvre, la Madone avec saint François et saint Joseph (Cento, Pinacothèque) qui présente quelques similitudes avec l’Adoration, comme le vieillard drapé de rouge, la marche ou le soubassement permettant de caler la composition avec un léger « da sotto ».
Formé dans l’atelier de Prospero Fontana, Ludovico voyage à Florence, Parme, Mantoue et Venise, assimilant les influences successives, de Corrège, Titien, Tintoret et Véronèse. Il rentre à Bologne en 1578, travaille aux cotés de ses cousins Agostino et Annibale, chacun poussant l’autre plus avant dans la révolution picturale naturaliste. Ils créent l’Accademia degli Incamminati en 1582, dans le but de promouvoir une peinture basée sur le naturel, l’étude du modèle.
Ludovico est un artiste-clef de la transition entre le maniérisme et l’art de la période baroque, il se montre autant à l’aise dans les fresques, les retables de très grand format que dans des petits cuivres raffinés pour des amateurs. Parmi eux, le Mariage de la Vierge (Londres, National Gallery) est daté des années 1590, l’Adoration des bergers de nuit, redécouverte en 2018 (ill.2,39 x 29 cm, collection particulière) légèrement antérieure. On remarquera que les détails des têtes du boeuf et de l’âne à droite se retrouvent à gauche de notre peinture.
Les cuivres de l’Annonciation (Gènes, Palazzo Rosso), la Vision de saint François (Chicago, Art Institute) ou la Vierge à l’enfant avec des saints (New-York, Metropolitan Museum) se situent au tout début du XVIIe siècle.
L’influence des créations de Ludovico Carracci des années 1590 a souvent été mise en avant : Le Guerchin en reprit, dans ses oeuvres de jeunesse, les accords colorés mauves et bleus, Giacomo Cavedone s’inspira de notre composition pour son Adoration des mages, réalisée de 1611 à 1613 pour l’Eglise San Paolo Maggiore à Bologne, puis Giuseppe Maria Crespi pour celle de la cathédrale de Finale Emilia (1730).
Nous remercions le professeur Alessandro Brogi d’avoir confirmé le caractère autographe de ce tableau, après l’avoir examiné de visu, et pour les informations qu’il nous a communiquées, utilisées dans la rédaction de cette fiche. Il le publiera dans la revue Prospettiva dans un article à paraître sous le titre « Luce riflessa su un dipinto perduto di Ludovico Carracci ».
OEuvres en rapport :
– Adoration des mages, Ludovico Carracci, 1590-95, Huile sur toile, 190×120 cm, détruite, autrefois Bologne, Eglise de San Bartolomeo di Reno, Chapelle Gessi.
– Adoration des mages, Atelier de Ludovico Carracci (retouché par Michel II Corneille), dessin à la plume et encre, lavis et rehauts de blanc, 22,3×17,9 cm, Paris, Musée du Louvre, Département des Arts Graphiques, n° inv. 7907 (Catherine Loisel, Dessins Italiens du Musée du Louvre, Ludovico, Agostino, Annibale Carracci, RMN, Paris, 2004, p. 140, n°152).
– Adoration des mages, Ludovico Carracci, dessin à la plume et lavis de bistre, 21,3×16,3 cm, Paris, Ecole Nationale Supérieur des Beaux-Arts de Paris, n° inv. EBA 83 (Babette Bohn, Ludovico Carracci and the art of Drawing, 2004, fig. 104, p. 231).
– Adoration des mages, Francesco Brizio d’après Ludovico Carracci, vers 1594-95, Eau-forte, 18,1×22,1 cm, Bergame, Accademia Carrara, Gabinetto Disegni e Stampe, n° inv. 02357.
A la fin de sa vie, en 1616, Ludovico Carracci a peint une autre Adoration des mages de composition totalement différente (Milan, pinacothèque Brera).
Signalons qu’il existe aussi une petite version du retable en face dans la chapelle Gessi, La Circoncision (cuivre, 39×31,5 cm), non localisée et d’une qualité inférieure au notre tableau, donnée à un élève de Ludovico, Lorenzo Garbieri (Brogi, 2001, op. cit, vol.1, p.253, n°R9, repr. vol.2, fig. 266).
1 – Alessandro Brogi, Ludovico Carracci, Pittore d’Italia 3, Bozzano Emilia, Tipoarte, 2001, vol. 1, p. 126-127.
2 – Walter Friedlaender, Contributi alla cronologia e all’iconografia di Lodovico Carracci, Cronache d’arte, 3, 1926, 133-147, voir p. 147 ; note 68 ; Heinrich Bodmer, Drawings by the Carraci, Old Master Drawings, 1934, p. 54 ; 1926, p. 147 ; note 68 ; G. Feigenbaum, Ludovico Carracci.A Critical Study of his latter Career and a Catalogue of his Paintings, Princeton University, 1984, p. 229-229, A Brogi, 2001, op. cit.
3 – Il n’est pas possible de savoir si les couleurs étaient les mêmes, on peut en douter, puisque la photo conservée est en noir et blanc.
4 -C’est encore le cas au début du 17e siècle chez un Pietro de Lignis à Rome (1616, musée du Prado).
Par ROUILLAC à Vendôme
le 23/03/2021 : CHINE – Epoque QIANLONG (1736-1795).
Petit VASE en forme de GRENADE à quatre faces
en porcelaine émaillée polychrome et or des émaux de la famille rose dit « fencai », sur chaque face d’un médaillon rond orné d’un couple de cailles sur des rochers fleuris de pivoines ; d’un autre couple de cailles parmi les bambous célestes et pruniers en fleurs ; d’un couple de pies sur un rocher fleuri de fleurs de pêches ; d’un autre couple de pies parmi les cerisiers en fleurs et lingzhi. Le fond décoré de fleurs de lotus en émaux de la famille rose parmi leur feuillage sur fond de rinceaux fleuris à l’or. L’épaulement orné d’une frise de lingzhi ornés de rinceaux. La partie inférieure agrémentée d’une frise de feuilles de bananiers et de lingzhi. Le talon embelli d’une frise de fleurs stylisées dans leurs rinceaux en émail or sur fond rouge corail. L’intérieur et le dessous émaillés en bleu turquoise. Au revers de la base, la marque de Qianlong à six caractères en rouge de fer en zhuanshu.
Haut. 20,4, Larg. du col. 9,9 cm. (Usures de l’or).
Provenance :
– d’après la tradition familiale : offert lors du mariage, le 9 octobre 1930, de Jean Richard (1905-1935) et Marie-Louise Thomassin (1906-1990), dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides à Paris. Fils du général Charles Edouard Richard (1868-1928), polytechnicien et petit-fils du lieutenant-colonel Charles Lecer (1839-1915), officier de la Légion d’Honneur, le marié épouse la fille d’un capitaine de l’armée française mort au champ d’honneur, Constant Charles Thomassin (1875-1914).
– par descendance, collection particulière, Tours.
Certificat de libre circulation.
Pour enchérir sur ce lot, merci de vous enregistrer. Aucune enchère ne sera acceptée sur notre Live. Une consignation de 50.000 est exigée pour enchérir.
Prolongements sur rouillac.com :
– vue à 360°,
– essai illustré par le cabinet Portier.
Références:
– un vase de même forme sur fond rose conservé au Metropolitan Museum of Art, New York, n°17.120.198 provenant de la collection de M. et Mme Issac Fletcher ;
– un autre vase, double, orné du même sujet dans des médaillons, reproduit dans Stunning decorative porcelains of the Qianlong reign, National Palace Museum, 2008, p. 88, un autre avec même fond p. 126 ;
– deux vases, l’un balustre, l’autre suantouping à décor semblable de rinceaux fleuris et de spirales émaillées or, l’intérieur et le pied émaillés bleu turquoise reproduits dans Porcelains with Cloisonne Enamel Decoration and Famille Decoration, The Complete collection of Treasures of the Palace Museum, Falangcai-Fencai, Gugong, Editeur The Commercial Press (Hong Kong) 1999, p. 40 et p. 41 ;
– un vase d’une forme différente à décor de médaillons sur un fond de même décor de lotus et
spirales mais en rouge de fer, avec le décor supérieur du talon similaire reproduit dans Porcelains
with Cloisonne Enamel Decoration and Famille Decoration, The Complete collection of Treasures of the Palace Museum, Falangcai-Fencai, Gugong, Editeur The Commercial Press (Hong Kong) 1999, p.131.
China – Qianlong period (1736-1795). A fine « Famille Rose’ (Fencai) and gold-glazed pomegranate-shaped vase. Qianlong stamp.
Please register to bid on this lot. A deposit of 50.000 is required. Live online bidding will not be accepted.
Par SAS LA ROCHELLE ENCHERES à La Rochelle
le 31/03/2021 : Ulysse BESNARD, à Blois (1926-1899)
Grand plat en faïence, décor polychrome d’une scène de cours, encadré
Diamètre du plat : 40 cm
Par KÂ- MONDO à Paris
le 26/03/2021 : PAIRE DE STATUETTES en onyx blanc d’Algérie figurant Osiris-Antinoüs flanqué de son tronc de palmier, debout, portant un plateau.
Italie, fin du XVIIIe début du XIXe siècle, période qui connut le grand retour de l’égyptomanie après la campagne d’Égypte menée par Bonaparte.
H. hors socle : 31 cm.
Restauration ancienne fragilisée à l’une des jambes, quelques petits accidents.
On joint l’inventaire notarié relatif à la provenance.
Elles ont pour provenance historique le château de la Malmaison, l’un des mythiques creusets de l’épopée napoléonienne, empreint de la très romantique et tragique histoire d’amour entre Napoléon Bonaparte et sa femme Joséphine de Beauharnais.
Ces pièces auraient été offertes par l’Impératrice Joséphine de Beauharnais à Monsieur Hecquart.
Elles sont à rapprocher des statuettes commandées par Joachim Murat, aujourd’hui conservées au musée de la Malmaison.
Provenance :
Succession du 3 janvier 1884 » Inventaire après le décès de Mr Hecquart. « , » Étude de Me Alfred Moreau, Notaire à Paris, rue Vivienne, 53 « .
Extrait de l’acte notarié :
» A madame la Baronne de Carondelet, mes deux statuettes égyptiennes en onyx blanc qui ont fait partie du mobilier de l’Impératrice Joséphine à la Malmaison et qui m’ont été donnés il y a bien des années par madame Veuve Root mère d’un de mes bons camarades de St Cyr et de l’école d’état-major, Alos Root décédé avant sa mort. «
OEuvres en rapport :
– Musée de la Malmaison, » Statuette, type égyptien antique « , Inventaire M.M.40.47.264
– Victoria & Albert Museum, » Statuette en rosso antico, hauteur 33 cm, origine italienne, autour de 1800. Léguée par le 7eme Duc de Wellington exposée salle 101 » Inventaire A.4-1974.
Antinoüs (117-138 après J.C.)
Favori de l’empereur Hadrien, qui après son décès par noyade, fut rendu célèbre à travers l’immense quantité de statues produites en l’hommage du défunt éphèbe.
Il fut représenté sous différentes formes tout autour de la Méditerranée.
Notre sujet est la représentation égyptienne de Osiris-Antinoüs (reconnaissable par sa coiffe et le tronc de palmier qui l’accompagne).
Napoléon commandera une fontaine à son effigie rue de Sèvres livrée en 1806, reprenant la statue trouvée en 1739 dans la maison de l’Empereur Hadrien près de Tivoli aujourd’hui conservée au musée du Vatican.
Ce sujet eut une telle popularité, qu’il est devenu l’un des symboles impériaux de l’Empereur Hadrien.
Par Gros & Delettrez à Paris
le 23/03/2021 : Rare commode de forme galbée à façade en arbalète, en placage de palissandre, bois de violette, ébène, bouleau de Carélie et filets d’argent richement marqueté de quartefeuilles dans des croisillons en ivoire. Le plateau est marqueté, au centre, d’un médaillon ovale au chiffre fleuri de l’Impératrice Catherine II de Russie et, aux angles antérieurs, de réserves aux armes de la Sibérie surmontées d’un aigle bicéphale couronné et au chiffre de la tsarine. Elle ouvre par trois tiroirs, chacun en simulant trois petits. Le tablier est à contours et les pieds sont cambrés. Ornementations en argent repoussé et argent fondu ciselé, telles que chutes feuillagées gravées aux armes de la Sibérie, baguettes d’encadrement à guirlandes et cartouches fleuris, corbeilles de fleurs et rocailles, poignées de tirage.
Travail russe vers 1762/1765 (transformations, notamment la partie basse de la caisse et les pieds qui ont été changés ainsi que les motifs Rocaille en argent les ornant, petits accidents et restaurations,).
Hauteur : 77 cm Largeur : 103 cm Profondeur : 54 cm
Provenance :
– Catherine II de Russie
– Famille Demidoff
– Princesse Aurora Pavlovna Demidoff (1873-1904)
– Vente Sotheby’s du contenu de la Villa Demidoff à Pratolino, près de Florence, 21-24 avril 1969, lot 129, reproduite (il est mentionné à tort dans le catalogue que les armoiries sont celles de Novgorod)
– Prince Paul de Yougoslavie (1893-1976), fils et héritier de la princesse Demidoff, qui la vendit en 1973 au Commandant Paul Louis WEILLER pour 80 000 $
-Ancienne collection Paul-Louis WEILLER
Note : le musée de l Ermitage, à Saint-Petersbourg, conserve une commode similaire avec une marqueterie identique, au chiffre de Catherine II, et aussi aux armes de la Sibérie (et non aux armes de Novgorod comme mentionné dans le catalogue de vente de Sotheby s de 1969), avec quelques variantes, notamment les pieds qui sont restés d origine. En revanche, son ornementation est en métal doré et les chutes ne sont pas armoriées mais à décor de branchages. Ses poignées de tirage ont été rapportées postérieurement.
N° d inventaire 60
Lot en importation temporaire en France.
Une TVA de 5,5% sera appliquée si le lot n est pas réexporté en dehors de l union européenne.
Par GALERIE DE CHARTRES à Chartres
le 27/03/2021 : Extraordinaire Bébé Thuillier taille 15
Tête en biscuit pressé, bouche fermée, yeux de sulfure bleu, oreilles rapportées et percée, corps tout articulé à poignets fixes, beaux sous-vêtements et habits d’époque en soie vert d’eau, velours anthracite et dentelle crème, perruque et bonnet.95 cm.
Par GALERIE DE CHARTRES à Chartres
le 27/03/2021 : Bébé Thuillier
Tête en biscuit pressé marqué en creux « A13T », bouche fermée, yeux de sulfure bleu, oreilles percées, beau corps tout articulé à poignets fixes d’origine, deux robes d’époque en soie et velours garni de dentelles, sous-vêtements, calotte en liège, perruque en mohair blond. 68 cm.
Par SARL BEAUSSANT-LEFEVRE à Paris
le 25/03/2021 : Breguet, n°665 / 3176 « Montre de souscription à tact » Montre savonnette en or et émail translucide bleu royal vendue le 6 Ventôse an 9 (25 février 1801) à M. Ouvrard pour Mme Tallien sous le numéro 665 et reprise par Breguet en 1817 dans les ateliers avec un nouveau numéro 3176 pour M. Sahut. Boîtier savonnette en or avec émail translucide bleu recto et verso, les initiales SC au recto et une aiguille flèche sertie de diamants pour la fonction tactile pour la lecture des heures à l aide des perles sur la carrure. Ouverture secrète sur la carrure. A l intérieur, on retrouve l indication des heures et minutes sur cadran décentré, indication pour le réglage avance/retard, mise à l heure et ajustement des aiguilles par une clef. Petite cadran argenté et guilloché décentré avec les chiffres romains, une minuterie extérieure, des aiguilles Breguet. Mouvement avec remontage à clef, échappement à cylindre sur barillet central, balancier spiral trois bras. Accompagnée d une clef. Diamètre : 40 mm Poids brut : 51,4 g Nous remercions Breguet SA, Emmanuel Breguet, pour les informations figurant dans les livres d archives qui indiquent que cette montre à eu deux vies, l une sous l Empire à partir de 1801 avec Mme Tallien et l autre sous la Restauration dès 1817 avec M. Sahut. Les informations des archives sont les suivantes : Montre n°665 : Montre de souscription à tact à diamants, boîte or 1473 de Tavernier. Vendue le 6 Ventôse an 9 (25 février 1801) à M. Ouvrard pour Mme Tallien pour 4 000 Francs. La montre est reprise par Breguet en 1817 « montre à tact entourée de brillants ». Elle repasse dans les ateliers pour une remise à neuf et reçoit un nouveau numéro, le n° 3176. Montre n° 3176 : Montre d or à brillants, ancien n° 665. Vendue le 24 décembre 1817 à M. Sahut pour 2 545 Francs. Révisions en 1825 et 1830 pour Mme Sahut. Nul ne sait exactement quand cette montre qui à l origine portait des diamants sans doute de grandes tailles a été transformée avec des perles mais il n en demeure pas moins que cette pièce fait partie du petit nombre de « montre à souscription à tact » que l on connaît encore à ce jour. Elle aura ainsi vécu plusieurs vies dans des époques différentes, ce qui a été le cas pour quelques montres signées Breguet. « La montre à tact » a été inventée par Abraham Louis Breguet à la fin des années 1790 à une époque où il était inconvenant de lire l heure en public. Le système « à tact » pouvait aider à lire l heure tout en étant en société sans sortir la montre de sa poche et peut-être offenser son hôte ou son voisin dans les salons privés très prisés de l époque. Comme sur cette gravure d une soirée chez la Princesse de Salm en 1806 sur laquelle figurent des invités très prestigieux parmi lesquels Abraham-Louis Breguet, considéré comme l une des personnalités les plus en vues de son époque, bien au-delà du cercle des horlogers. Les montres à tact de Breguet sont classées sous différentes catégories, de la petite à la moyenne et enfin la grande. De toutes les réalisations de montres à tact par Breguet, la catégorie des petites à laquelle appartient notre montre est sans aucun doute la plus recherchée. La plus célèbre de toutes les montres à tact de petite taille avec émail translucide bleu royal étant celle réalisée par Breguet pour Joséphine de Beauharnais sous le numéro 611, décrite comme Petite montre médaillon à tact et acquise le 18 février 1800 par Madame Bonaparte, devenue l Impératrice Joséphine. La provenance d ailleurs de notre montre ayant eu comme premier propriétaire Madame Tallien illustre bien le prestige de la clientèle de Breguet qui regroupait toutes les grandes personnalités de l époque, certaines parmi les plus riches à l instar de M. Ouvrard qui lui offrit cette montre pour la somme importante de 4 000 Francs. Thérésa Cabarrus, souvent appelée Madame Tallien, née le 31 juillet 1773 au palais San Pedro près de Madrid, adhère aux idéaux du Siècle des Lumières. Elle sera malheureusement arrêtée sous la Terreur et devra son salut à un représentant de la Convention, Jean-Lambert Tallien, qui deviendra par la suite son compagnon, ce qui explique son nom dans les archives Breguet. Mme Tallien va traverser l histoire en étant proche des personnes influentes de l époque, elle tient salon dans son château, et parmi ses invités on retiendra les noms célèbres de Juliette Récamier ou encore Joséphine de Beauharnais, ce qui explique sans doute qu elle se fit offrir cette montre par M. Ouvrard, le richissime fournisseur des armées. Dans son ouvrage de référence Breguet, Horloger depuis 1775, p. 184, Emmanuel Breguet cite d ailleurs Mme Tallien lorsqu il évoque la vie mondaine d Abraham Louis Breguet : « En observant sa clientèle, on retrouve encore Mme Tallien, personnage clé de la vie mondaine du Directoire ». Notre montre, ayant par la suite été revendue sous la Restauration en 1817, est un témoignage unique du travail de l un des plus grands horlogers de l histoire, le père fondateur de l