Le 26 décembre 2012 | Mis à jour le 4 janvier 2013

2012, souvenirs d’enchères

par Interencheres

Découvrez en images et en prix les plus beaux souvenirs d'enchères des commissaires-priseurs de toute la France pour cette année 2012. Au programme : une torche olympique, des paroles de Gainsbourg, cinquante mille flacons en verre, dix vases Daum miniatures et plein d'autres surprises !

 Les dix petits vases Daum

 

Maître Raphaël Courant, à Angers – « Lors d’une succession, j’aperçois un ensemble de dix petits récipients qui, selon les propriétaires des lieux, serait un service de verres à liqueur. Après examen des pièces, je réalise qu’il s’agit en fait de vases miniatures portant la signature de Daum. La manufacture a en effet réalisé quelques-unes de ces verreries de « démonstration » pour montrer à ses clients la variété existante de formes et de décors. Compte tenu de leur rareté, chacun de ces petits Daum s’est vendu entre 1 000 et 1 700 euros, alors que nous les avions estimés autour de 600 euros la pièce. »

 

  « La jeune fille au cavalier » pour 66 000 euros


Maître Sylvain Gautier, à Dijon – « L’un de mes meilleurs souvenirs d’enchères de 2012 reste l’aquarelle de Le Pho que nous avons adjugée à 66 000 euros. La vente, qui avait lieu le 24 novembre dernier, était retransmise en direct sur le Live d’Interencheres. Estimée initialement de 8 000 à 12 000 euros, les enchères pour cette œuvre sont très vite montées sur Internet, puisqu’un enchérisseur avait placé un ordre d’achat secret à 30 000 euros. Visiblement très intéressé, ce collectionneur étranger a continué d’enchérir en Live jusqu’à 66 000 euros ! Cette « Jeune fille au cavalier » avait de plus une valeur sentimentale, car son ancien propriétaire nous avait raconté que son grand-père l’avait autrefois offert à sa grand-mère… »

 

 « Est-ce mon plat qui a fait 501 000 euros ? »


Maître Agnès Carlier, à Saint-Etienne – « Ce furent les enchères les plus longues de ma carrière ! Nous avions estimé ce plat en céramique ottomane d’Iznik de 30 000 à 35 000 euros. Nous avions plus de vingt lignes de téléphone en même temps, dont douze interlocuteurs anglophones. Vingt minutes plus tard, multipliant son estimation initiale par quinze, je tapais le coup marteau final à 501 000 euros. Le lendemain matin, je reçu un appel de la personne qui m’avait confié cet objet à la vente. Il me dit qu’il avait lu dans le journal qu’un plat ressemblant au sien s’était vendu à un prix exceptionnel. Puis il me demande, sans oser y croire, s’il s’agit du sien ? J’ai pu lui confirmer la bonne nouvelle en lui expliquant qu’un seul exemplaire similaire de ce plat à décor « çintamani » daté vers 1540 était connu à ce jour, et qu’il était conservé au Sadberk Hanim Museum d’Istanbul ».

 

  Une enchère olympique !

 

Maître Philippe Jalenques, à Clermont-Ferrand – « Jean-François Lamour, ancien champion olympique de sabre et ancien ministre des Sports, Jean-Marie Leblanc, l’ancien directeur du Tour de France ainsi que l’arrière-petit-neveu du baron Pierre de Coubertin… De grandes personnalités du monde sportif sont venues voir cette torche olympique des Jeux de 1968 à Grenoble, lorsque nous l’avions exposée à Paris en septembre 2012. Ce modèle officiel en tôle cuivrée qui s’inspire de l’Antique a été réalisée de façon artisanale et n’a été confectionnée qu’à trente-trois exemplaires. Le 11 octobre, je l’ai adjugée à 190 000 euros au marteau ! »

 

  105 000 euros pour le poids de l'Histoire

 

Maître Patrick Rannou-Cassegrain, à Nice – « Mon meilleur souvenir d'enchères de l'année s'avère être une paire de consoles rectangulaires, rehaussées d'un plateau de marbre bleu du début du XIXe siècle. Si j'ai pu adjuger ces deux meubles à 105 000 euros, c'est parce qu'ils portent à eux deux tout le poids de la grande Histoire. Elles appartenaient en effet à Louis Nicolas Davout, l'un des plus glorieux maréchaux de l'Empire, réputé pour n'avoir jamais connu de défaite. En 1805, le Maréchal Davout les reçoit directement dans son son Hôtel particulier de le rue saint-Dominique à Paris. Il les avait commandées à la maison Desmalter, l'un des plus importants pourvoyeurs de pièces d’ébénisterie et de siège sous Napoléon Ier. »
 

 

  « L'homme à la tête de chou » aux enchères

 

Maître François-Xavier Duflos, à Nantes – « Fans, collectionneurs, journalistes et simples curieux… Tout le monde avait envie d'assister à cette vente de souvenirs de Serge Gainsbourg en ce 25 octobre 2012. Si la salle était pleine, il y avait également une centaine de personnes en direct sur le Live d'Interencheres. Nous étions sur le point de disperser plusieurs manuscrits provenant d'une personne de son entourage et signés de la main du chanteur. Si cinquante-six ordres d’achats secrets avaient été déposés pour le texte préparatoire de « L’homme à la tête de choux », c’est un acheteur en salle qui l’a acquis pour 18 500 euros. Autres paroles de chanson : « Un poison violent, c'est ça l'amour » remportées par un Internaute à 18 500 euros prix marteau. Au total, les dix lots dédiés à Gainsbourg ont totalisé plus de 60 000 euros de produit vendu. »

 

  Jeanne d'Arc plebiscitée par les Rouennais

 

Maître Delphine Bisman, à Rouen – « Longtemps je me souviendrai de la vente des collections du musée Jeanne d'Arc. Tous les Rouennais connaissent cette institution de la ville, située sur le lieu exact où la Pucelle fut brûlée. Après cinquante-trois ans d'existence, le directeur du musée nous a confié à la vente l'intégralité des objets, livres, maquettes, médailles, affiches, objets et statuettes à l'effigie de Jeanne d'Arc, ainsi que les mannequins de cire (dont l'entretien était confié au musée Grévin) et leurs costumes… La vacation a eu lieu le 28 octobre 2012. Tous les habitants de Rouen s'étaient déplacés pour l'occasion. Nombreux sont ceux qui ont acheté pour un prix souvent raisonnable un souvenir du patrimoine historique de la ville, puisque presque tous les lots ont trouvé acquéreur ! »

 

 50 000 flacons en verre… sans bouchon !


Maître Philippe Revol, au Havre – « Au cours d'une vente que nous organisions à la requête des Douanes, nous avions un carton rempli de 50 000 flacons en verre pour cosmétiques. Comme aucun de ces récipients n'avaient de bouchon, nous avons décidé d'estimer ce lot à 1 euro seulement. Il a finalement trouvé preneur pour 200 euros ! Je me souviens que dans cette vacation il y avait également 33 000 aiguilles à tricoter, de la boue marine en soin pour cheveux, 10 000 auto-tensiomètres, près de 3 000 articles pour la table, 1 200 poignées de meubles et 2 800 parapluie, entre autres… Les ventes de saisies de Douanes sont en effet extrêmement hétéroclites et surprenantes ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

Haut de page

Vous aimerez aussi

Les enchères en mode shopping

Le 11 août 2020 | Mis à jour le 11 août 2020

Des bijoux en vitrine, des portants chargés de vêtements, des sacs à main élégants harmonieusement disposés… Certaines ventes aux enchères n’ont rien à envier aux boutiques de luxe ! Décryptage […]

5 choses à savoir sur Line Vautrin

Le 7 août 2020 | Mis à jour le 7 août 2020

Créatrice de boutons, bijoux et objets de décorations, Line Vautrin s’illustre à Paris dans de nombreux domaines dès les années 1920. Après un succès à l’Exposition universelle de 1937, elle […]