Le 9 janvier 2013 | Mis à jour le 29 janvier 2013

Au programme des premières ventes de l’année !

par Interencheres

Les collections d’une galeriste adepte de la décentralisation et d’une famille d’anciens colons d’Indochine, l’un des tous premiers cahiers de style et de tendance, deux réverbères à gaz contemporains de la Tour Eiffel et une caravane parfaitement vintage… A en croire le contenu des premières ventes de l’année, 2013 nous promet de belles enchères !

 

 Joya Alvarez, une autre vision du marché de l’art

Joya Alvarez avait deux passions : l’art et les chevaux. Elle partageait ces deux penchants avec son mari Robert, que l’on distingue d’ailleurs en haut à gauche de la toile de Lucien Moretti  ci-dessus, juste derrière son épouse en train de monter l’un de ses fidèles destriers (estimation de 800 à 1 000 euros). En véritable pied de nez à la centralisation parisienne du marché de l’art, les deux époux montèrent dans les années 60 la galerie du Manoir du Mad à Bayonville, un charmant petit village près de Metz. Rapidement, le lieu acquiert une renommée internationale et attire les plus grands artistes du moment, dont beaucoup devinrent très proches de Joya et Robert Alvarez, à l’image de Bernard Buffet.

Dimanche 20 janvier 2013, Maîtres Frédéric de Metz-Noblat et Laurent Thomas disperseront la succession de Joya Alvarez dans leur hôtel des ventes de Metz. Au programme de la vacation figure notamment les œuvres des peintres autrefois représentés par la galerie du Manoir du Mad. Camille Hilaire sera par exemple représenté par ses « Quatre perroquets en cage » estimés de 15 000 à 18 000 euros, et Claude Vernard par un beau « Pierrot » de 1969, estimé de 1 800 à 2 200 euros.

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 L’un des premiers cahiers de style et de tendance

Le mercredi 16 janvier 2013 à l’hôtel Drouot, la maison de ventes parisienne Coutau-Bégarie organise sa traditionnelle vacation de dentelles, d’étoffes de costumes et papiers peints anciens. S’il est fréquent  de trouver d’anciens albums d’échantillons aux enchères, celui proposé lors de cette vente est particulièrement rare. En plus des étoffes, il comporte en effet des photos de femmes habillées à la mode de l’époque (voir ci-dessus). Véritable cahier de style avant l’heure, ce cahier d’échantillons de 1912 provenant d’un atelier viennois vise à montrer la tendance de toilettes portées lors des courses de chevaux les plus prisées, comme Auteuil ou Longchamp… Estimation : de 4 000 à 6 000 euros.

Au programme de la vente figurent également des étoffes d’un lit à baldaquin du XVIIIe siècle. Finement brodés à l’aiguille, ces exceptionnels fond et pentes extérieures brodés de ce lit à la française auront nécessité des milliers d’heures de travail. Estimation de ces tissus remarquablement conservés : de 6 000 à 8 000 euros.

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 Deux réverbères contemporains de la Tour Eiffel

Après la dispersion le lundi 14 janvier 2013 à Tours d’une vaste collection de montres à coq (du nom de la pièce qui maintient et protège le mécanisme de ces pièces d’orfèvrerie) rassemblée par un postier ; Maître Aymeric et Philippe Rouillac organisent les 20, 21 et 22 janvier leurs traditionnelles ventes de début d’année à Vendôme. En plus d’un élégant miroir cornes de gazelles de Jacques-Émile Ruhlmann l’un des plus grands créateurs de l’Art déco (estimé de 3 500 à 5 000 euros), vous pourrez également acquérir une paire de réverbères-potences en fonte. La présence des huit tours qui surplombent les lanternes rappellent le souhait de Napoléon III d’utiliser ce symbole pour identifier clairement le caractère public de ce mobilier urbain. Contemporains de la Tour Eiffel, ces deux réverbères de plus de deux mètres de haut sont évidés pour le passage du gaz. On imagine parfaitement l’employé municipal de l’époque, qui à l’aide de sa perche éteind et rallume ces deux feux en fonction du coucher et du lever du soleil. Estimation : 500 euros.

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  Le goût des colons d’Indochine

Le jeudi 17 janvier 2013 à Senlis, Maître Dominique le Coënt – de Beaulieu vous invite à voyager au temps des colonies indochinoises. Le commissaire-priseur dispersera en effet les souvenirs d’une famille dont les aïeux vécurent en Indochine de la fin du XIXe au début du XXe siècle. Alors en poste dans l’administration, les colons de l’époque se passionnent pour l’art asiatique. Parmi les objets typiques qu’ils acquièrent figurent de nombreux vases et autres récipients en porcelaine asiatique, à l’image d’une potiche en porcelaine émaillée à décor de dragons du XIXème siècle (photo ci-dessus) estimée autour de 300 euros, ainsi qu’un pot à gingembre en porcelaine de Canton émaillée polychrome à décor de scènes de palais datant également du XIXe (estimation de 80 à 100 euros). Une ménagère des années 1930, disposée dans une écrin de chêne de la maison Jiuntoli de Saïgon est également à vendre pour une estimation oscillant autour de 400 euros. Suite à la découverte du contenu de cette vacation, de nombreux asiatiques se sont déjà manifestés auprès de Maître Le Coënt – de Beaulieu. De bonnes surprises d’enchères sont donc à espérer !

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  Une maison sur roues parfaitement vintage !

Le samedi 12 janvier 2013, Maîtres Jean-Jacques et Delphine Bisman organisent sur place la vente de l’entier contenu d’une maison située près de Rouen. Dans le garage, se trouve une caravane parfaitement vintage de modèle Lander Graziella 300 et qui sera estimée à 500 euros. Avis aux amateurs, l’adresse de la maison sera indiquée la veille de la vente sur l’annonce de vente.

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