Le 24 novembre 2015 | Mis à jour le 25 novembre 2015

Redécouverte d’un Bacchus en galante compagnie

par Interencheres

vanloo-banniere[Lot du jour] « La plus grande redécouverte de l’artiste depuis 1833 ! » : c’est ainsi que M. Stéphane Pinta, expert au cabinet Turquin, commente cette huile sur toile signée de Jacob Van Loo représentant L’éducation de Bacchus. Inédite sur le marché, l’œuvre sera proposée le samedi 28 novembre 2015 à Nice et sur le Live d’Interencheres sous le marteau de Maître Yves Wetterwald.
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20151123-vanloo-photoFondateur de la dynastie des peintres Van Loo, Jacob (1614-1670) s’épanouit dans la représentation de sujets mythologiques, thème très apprécié au XVIIe siècle. « Ce tableau est ambitieux par ses dimensions (124 x 110 cm), son sujet, sa composition, mais aussi par le nombre de figures qui entourent le jeune Bacchus, confie l’expert. Van Loo excelle dans la représentation harmonieuse des nus féminins : son rendu des carnations est remarquable. »
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Dans cette composition pyramidale, la figure féminine occupe une place prédominante, de la femme à gauche qui nous introduit dans l’œuvre à l’ensemble des déesses qui forment un cercle autour de la figure du jeune dieu. Même Mercure, le seul élément masculin de la composition, est représenté sous des traits féminisés. Les collections publiques se font l’écho de cet amour de la figure féminine prôné par l’artiste puisque, sur les trois œuvres du peintre conservées au Louvre, deux représentent des nus féminins (Bethsabée au bain et Étude de femme à demi-dévêtue).
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Outre ses qualités formelles, la provenance de ce tableau laisse aussi rêveur. « Depuis 1811, le tableau n’était connu que par une gravure, confie Maître Wetterwald. Nous l’avons retrouvé lors d’un inventaire il y a quelques semaines à Nice, ville où les petits-fils du peintre s’étaient établis au XVIIIe siècle. Présente depuis près de 100 ans dans la famille du vendeur, elle est aujourd’hui estimée entre 40 000 et 60 000 euros. » Stéphane Pinta, quant à lui, est confiant concernant l’accueil que le marché réservera à cette œuvre : « sa provenance, son caractère inédit, son état de conservation remarquable, la beauté du sujet et le cadre en chêne mouluré d’époque Empire… Autant de particularités qui viennent vanter les mérites de cette œuvre, louée par la critique de l’époque. »
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Pour les amoureux de la peinture ancienne, cette vente sera également l’occasion de découvrir une magnifique nature morte (est. 12 000 à 15 000 euros) de l’artiste Meiffren Conte (1630-1705), dont deux tableaux seulement sont aujourd’hui répertoriés, l’un au musée de Marseille et l’autre dans une collection privée parisienne. Dans un autre registre, notons également une paire d’aiguières en bronze doré décorées de Victoires et d’animaux marins (est. 15 000 à 20 000 euros), une nature morte de Maurice de Vlaminck (est. 18 000 à 25 000 euros), une tête carrée de Sacha Sosno (est. 6 000 à 7 000 euros) et un sage Mandrill de Florence Jacquesson (est. 16 000 à 20 000 euros).
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Lien vers l’annonce de la vente aux enchères

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