Le 10 avril 2010 | Mis à jour le 28 juin 2012

Ces chinoiseries qui s’enflamment

par Interencheres

Après le record du cachet de l’empereur Kangxi réalisé en 2008, la maison de ventes Chassaing & Marambat de Toulouse récidive en proposant aux enchères le 17 avril prochain un sceau de l’empereur Qianlong (1735-1796) (interviews réalisées par Capucine Bordet). Mise-à-jour du 17-04-2010 : Adjugé 2,8 millions d’euros (soit 3,386 millions d’euros, frais compris).

  • Voir l’annonce de vente de ce sceau
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    Les Chinois raflent tout !

    « Dans les ventes aux enchères, plus de 80% des objets asiatiques sont achetés par des Chinois », explique Alice Buhlmann, expert en Arts d’Extrême-Orient au cabinet Portier (Paris). Exception qui confirme la règle, en 2008, l’acheteur qui a déboursé les 4 700 000€ pour acquérir le sceau de l’empereur Kangxi (1662-1722) ne l’était pas ! « Mais, attention, nous ne savons pas qui est le destinataire final… Peut-être est-il ensuite retourné en Chine ? », lance Maître Xavier Marambat, commissaire-priseur à Toulouse.

    Conscient du poids de cette clientèle chinoise, Maître Marambat a pris soin de leur présenter personnellement le second cachet, mis en vente dans son étude le 17 avril prochain. Son expert, Pierre Ansas, a donc parcouru l’Europe, puis la Chine, pour montrer à ces potentiels acheteurs des photos du sceau de l’Empereur Qianlong (1735-1796).

    Pourquoi les Chinois rachètent-ils leur patrimoine ? Quels sont les objets qui les intéressent le plus ? Eléments de réponses, avec Alice Buhlmann :

    [dewplayer:http://www.interencheres.tv/videos/chinoiseries1.mp3]

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    Histoires de prix

    Qianlong, l’empereur à qui appartenait le sceau mis en vente le 17 avril à Toulouse, fait souvent parler de lui dans les ventes aux enchères. Et notamment le 28 janvier 2010, à Senlis.

    Ce jour-là, un vase datant de son règne doit être mis aux enchères. Quelques jours plus tôt, la photo de cette pièce est publiée sur Interencheres avec une estimation de 300 euros. Dès que le lot est mis en ligne, le téléphone de l’étude de Senlis se met à sonner. Des appels de toute la France, de Belgique, de Hong-Kong… demandant moult précisions sur la pièce.

    Le matin même de la vacation, le commissaire-priseur décide d’appeler un expert pour obtenir une seconde estimation. D’après le spécialiste, la marque impériale présente sur le vase laisse entendre que cette pièce proviendrait des collections privées de l’Empereur Qianlong, et aurait donc pu meubler la Cité Interdite ! Quelques heures avant la vente, l’expert décide donc de monter l’estimation à 80 000 euros. Un prix encore bien en deçà de son adjudication finale, qui s’élève à 285 000 euros !

    Cette histoire est loin d’être exceptionnelle… la preuve :

    [dewplayer:http://www.interencheres.tv/videos/chinoiseries2.mp3]

    D’après Alice Buhlman, la flambée des prix de l’art asiatique s’est encore accrue dernièrement. L’expert tient à nous mettre en garde contre les conséquences d’un tel engouement :

    [dewplayer:http://www.interencheres.tv/videos/chinoiseries3.mp3]

    Ayez donc l’œil… sur interencheres.com !

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