Le 12 mars 2014 | Mis à jour le 13 mars 2014

Comment reconnaître un meuble de Jacques Quinet ?

par Interencheres

[Le lot du jour] Le nom de Jacques Quinet vous est familier, mais saurez-vous reconnaître un meuble estampillé par ce grand designer de l’après-guerre ? Pour aiguiser votre œil et pouvoir identifier les caractéristiques esthétiques chères au décorateur, direction l’hôtel des ventes de Saint-Dié-des-Vosges, où Maîtres Anne et Germain Morel mettront aux enchères dimanche 16 mars 2014 en direct sur le Live d’Interencheres un cabinet de collectionneur réalisé par Jacques Quinet (1918-1992).
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« Ce meuble date des tous débuts de l’activité de Quinet comme architecte d’intérieur et décorateur en 1946, explique Emmanuel Eyraud, expert de la vente. Si ce cabinet s’inscrit dans la veine moderniste des Arts décoratifs, ses proportions évoquent directement le travail des ébénistes du XVIIIe siècle et du courant néoclassique. » Des lignes rigoureusement dépouillées et empreintes d’un certain classicisme et une recherche minutieuse sur les volumes et les formes : voici deux particularités remarquables des œuvres de Jacques Quinet. L’artiste préconisait également l’utilisation de matériaux précieux pour la réalisation de ses meubles. Notre cabinet arbore donc un placage d’amarante et des essences brutes de ce bois recherché d’Amérique du Sud, ainsi que des éléments en laiton et en bronze doré, dont les deux sculptures attribuées au sculpteur Joseph Rivière (1912-1961) qui ornent les vantaux.

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Entre ses commandes pour de grands paquebots, pour les bureaux de hauts fonctionnaires de l’OECE (ancêtre de l’OCDE), ses participations aux salons internationaux et ses commandes privées, Jacques Quinet acquiert rapidement une solide réputation. Plébiscité par une clientèle aussi fidèle qu’aisée, le designer peut alors continuer de produire les meubles luxueux qui lui tiennent tant à cœur. Notre cabinet de collectionneur formant une bibliothèque vitrée, dont l’intérieur est d’ailleurs entièrement gainé de son parchemin d’origine, a été acquis à l’époque de sa fabrication par un médecin parisien. Resté dès lors dans la même famille, il a été confié à la vente par son petit neveu déodatien (habitant de Saint-Dié-des-Vosges). Avis aux amateurs de design, et aux passionnés des arts décoratifs : ce meuble est estimé de 4 000 à 6 000 euros. Un prix particulièrement attractif comparé aux récentes adjudications des meubles de Quinet qui dépassent souvent le seuil des 50 000 euros.

Lien vers l’annonce de vente du lot

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