Le 19 février 2016 | Mis à jour le 22 février 2016

Coups de cœur de commissaire-priseur

par Interencheres

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Maria Elena Vieira Da Silva, Jacques Doucet, Kumi Sugaï et Nestor Basterretxea Arzadun… les œuvres de ces artistes faisaient partie de la collection privée du docteur Chatard qui sera dispersée samedi 27 février 2016 par l’étude Gestas & Carrère à Pau : Maître Patrice Carrère a sélectionné quatre œuvres qu’il affectionne particulièrement et nous explique les raisons de ce choix.

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Vieira Da SilvaMaria Elena Vieira Da Silva juste éclose

« Cette toile de Maria Elena Vieira Da Silva est la plus emblématique de la collection du docteur Chatard, essentiellement créée au cours des années 40 et 50. Cette œuvre magnifique est sans conteste la plus importante de la vente. Elle témoigne de la pertinence et du discernement de ce collectionneur qui a su trouver des artistes juste au moment où leur talent surgissait. Elle a été réalisée et acquise en 1948, exactement à l’époque où il fallait l’acheter ! L’artiste revenait alors du Brésil — où elle s’était exilée durant la Seconde Guerre mondiale. Son art était alors en train d’éclore et sa personnalité, de s’affirmer. » Sans titre, 1948, huile sur toile,  54,3 x 65 cm, estimée entre 70 000 et 75 000 euros. Lien vers l’annonce de vente

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DoucetLa palette unique d’un CoBra

« Je suis particulièrement attaché aux œuvres de Jacques Doucet, un artiste abstrait fondateur du mouvement CoBra, surtout à la toile titrée CXXIX — 129 en chiffres romains. C’est une composition entièrement subjective, dont j’apprécie particulièrement la palette. D’ailleurs, Madame Doucet, qui s’occupe du catalogue raisonné de la vente, partage mon avis : cette toile dégage quelque chose de singulier… » CXXIX, huile sur toile  65,5 x 54,5 cm, estimée entre 4 000 et 6 000 euros. Lien vers l’annonce de vente

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Kumi SugaïLa plage de Kumi Sugaï

Kumi Sugaï est un plasticien japonais arrivé en France dans les années 1950. Ce qui me fascine, c’est que le docteur Chatard ait réussi à découvrir cet artiste installé à Paris alors que lui-même vivait au fin fond du Pays Basque. Il faut imaginer qu’au cours de ses voyages professionnels à Paris, il faisait invariablement le tour de toutes les galeries ! De plus, il a eu la force et la pertinence d’acheter une telle toile alors que Kumi Sugaï commençait à peine à se faire connaître ». Petite plage bleue, 1954, huile sur toile, 38 x 55 cm, estimée entre 2 000 et 3 000 euros. Lien vers l’annonce de vente

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Basterretxea ArzadunLa découverte d’un artiste basque

« Basterretxea Arzadun est un grand sculpteur dont nous présentons aux enchères une gouache abstraite. Cette œuvre témoigne encore une fois de l’ouverture d’esprit du docteur Chatard. Il a su élargir son regard à ce qui se faisait hors de Paris et se rendre compte qu’il existait des artistes majeurs au Pays basque.  » Sans titre, 1956, gouache estimée 200 à 300 euros. Lien vers l’annonce de vente

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