D’un Philosophe de Fragonard à un autoportrait de Bazille ou un vase chinois Yongle, les dernières ventes ont été ponctuées de plusieurs enchères millionnaires. Retour sur les plus belles adjudications du mois de juin.
Le 26 juin à Epernay, Antoine Petit célébrait ses quarante ans de marteau avec la vente exceptionnelle d’un Philosophe de Fragonard (1732-1806) perdu depuis plus de deux cents ans. Découvert dans la Marne, le tableau peint autour de 1770 a quintuplé son estimation basse pour s’envoler à 7,686 millions d’euros (frais inclus), acquis par un collectionneur français. « Les plus grands collectionneurs internationaux étaient mobilisés pour cette vente retransmise en live sur Interencheres, confie Antoine Petit. Nous avons déployé un important dispositif de communication qui a permis à tous les acheteurs potentiels de bénéficier d’une documentation complète et détaillée leur permettant d’appréhender toutes les qualités de l’œuvre. Cette mise en valeur nous a permis d’obtenir, ici à Épernay, la troisième plus haute adjudication mondiale pour un tableau de Fragonard. » Ce résultat spectaculaire parachevait un mois de juin rythmé de plusieurs enchères millionnaires.
De Bazille à Renoir, jusqu’à 1,69 million d’euros pour les maîtres modernes
Si l’art ancien a été particulièrement plébiscité, de Fragonard aux peintres vénitiens du XVe siècle Antonio Vivarini et Giovanni d’Alemagna, dont une Annonciation s’est envolée à 896 800 euros chez Aguttes, le mois de juin a été ponctué de plusieurs enchères millionnaires enregistrées par les grands maîtres de l’art moderne. Le 17 juin à Paris, la maison Cornette de Saint Cyr dévoilait huit œuvres inédites de Frédéric Bazille (1841-1870), issues de la collection familiale. Cet ensemble exceptionnel, sans doute l’un des derniers de cette importance encore en mains privées, livrait un florilège de la palette de Bazille. Il jalonnait sa courte carrière, d’une Etude d’arbres, peinte à Fontainebleau autour de 1863, à un Autoportrait en chemise de 1870, pièce maîtresse de la vente. Ce tableau, probablement le dernier des quatre autoportraits réalisés par le peintre décédé à seulement 28 ans, a été adjugé 1,69 million d’euros à un collectionneur américain, établissant le second record pour une toile de l’artiste montpelliérain. Une composition florale est partie quant à elle pour 754 000 euros, acquise par un collectionneur asiatique, tandis que plusieurs lettres ont été préemptées par le musée Fabre et le musée d’Orsay.
A cette dispersion événement succédait le 22 juin à Marseille la vente d’une Jeune femme, fleurs dans les cheveux peinte par Pierre-Auguste Renoir (1841-1919) autour de 1900. Ce portrait intimiste, passé entre les mains de Berheim-Jeune et Fleischteim, a pulvérisé son estimation, comprise entre 180 000 et 250 000 euros, trouvant preneur à 1,128 million d’euros, sous le marteau d’Emmanuel Dard. Quelques jours plus tard à Manosque, c’est un dessin historique d’Henri Matisse (1869-1954) qui s’envolait à 266 200 euros. Découvert dans le sud de la France par Jennifer Primpied-Rolland, il dévoilait une étude préparatoire pour un décor commandé par Nelson Rockefeller. A noter que l’art d’après-guerre enregistrait quant à lui un record mondial avec une toile du maître de la peinture informelle, Ladislas Kijno (1921-2012), adjugée 91 000 euros chez Versailles Enchères.
Un vase chinois de l’époque Yongle adjugé 4,5 millions d’euros
Avec les maîtres modernes, les ventes du mois de juin célébraient comme à l’accoutumée les arts asiatiques. Une encre et gouache sur soie du peintre vietnamien Mai Trung Thu (1906-1980) a trouvé preneur à 537 660 euros le 4 juin à Mâcon, tandis qu’un chef-d’œuvre du peintre indien Bishan Singh (1836-1900) a décuplé son estimation pour être adjugé 449 920 euros le 17 juin à Besançon. Représentant le Temple d’Or d’Amritsar, lieu sacré emblématique du sikhisme, cette gouache du XIXe siècle était caractéristique du style de Bishan Singh, célèbre pour ses scènes rituelles foisonnantes de détails. Le 19 juin à Clermont-Ferrand, un vase chinois de l’époque Yongle triplait quant à lui son estimation, trouvant preneur à 4,5 millions d’euros. Réalisée à l’aube du XVe siècle, cette pièce en porcelaine arborait un décor végétal d’un grand raffinement, témoignant des heures fastueuses de l’Empire chinois.
Succès inédit sur le live pour une vente de cartes Pokémon
Du côté des enchères live, une vente de rétrogaming a suscité l’émoi des internautes, totalisant 85 000 euros d’adjudications. Orchestrée par Léonard Pomez le 15 juin à Troyes, la vente dévoilait une collection de cartes Pokémon et Magic réunies par un joueur trentenaire, passionné depuis plus de vingt ans par l’univers de Satoshi Tajiri. L’emblématique carte Dracaufeu a été cédée pour 11 904 euros, tandis que les cartes Mewtwo et Florizarre, notées PSA 10 et estimées chacune entre 1 200 et 1 500 euros, atteignaient respectivement 10 292 et 8 680 euros. « Ce sont les meilleurs résultats jamais obtenus dans une vente aux enchères en France pour des cartes Pokémon » se réjouissait le commissaire-priseur d’Ivoire Troyes, à l’issue de la vente.
Découvrez notre sélection des résultats du mois de juin 2021 dans notre galerie en image ci-dessous. Au contraire de l’article, les prix de la galerie sont indiqués hors frais de vente.
Par Enchères Champagne SARL à Épernay
le 26/06/2021 : Jean-Honoré FRAGONARD (Grasse 1732 – Paris 1806) – Un philosophe lisant – Toile ovale d’origine – H : 45.8 cm – L : 57 cm -
Dans son cadre d’origine estampillé Chartier : 59 x 70 cm
Provenance : Collection du miniaturiste Pierre Adolphe Hall (1739-1793), inventaire du 10 mai 1778, n°14 « – un St Gérôme lisant, plein d’enthousiasme [144 Livres] – Vente « de Ghendt », Paris, 15 novembre 1779, lot 28 (120 Livres, acheté par Movis) : « Un philosophe à tête chauve et barbe blanche ; il est assis et a les yeux fixés sur un grand livre ; on reconnaît dans ce morceau la main habile et savante de son auteur. Ce tableau de forme ovale porte 2 pieds sur 18 pouces de haut » ; France, collection privée depuis le début du 19e siècle – Expert : CABINET TURQUIN – 69, rue Sainte Anne – 75002 PARIS – 01.47.03.48.78
Par AGUTTES à Neuilly-sur-Seine
le 17/06/2021 : Antonio Vivarini (doc. Veneto, 1440 – 1476/1484)
Giovanni d’Alemagna (doc. Veneto, 1441 – 23 juillet 1449/ 9 juin 1450)
L’Annonciation
Tempera sur panneau de bois et stuc doré
c. 1449 – 1450
98 x 90 cm
Annunciation
Tempera on wooden panel and golden stucco
c. 1449 – 1450
38 9/16 x 35 7/16 in.
BIBLIOGRAPHIE EN RAPPORT
Gino Fogolari, La chiesa di Santa Maria della
Carità di Venezia (ora sede delle Regie Gallerie dell’Accademia di Venezia). Documenti inediti di
Bartolomeo Bon, di Antonio Vivarini, di Ercole del
Fiore e di altri artisti, “Archivio Veneto-Tridentino”,
V, 1924, pp. 9-10, pp. 57-118
Rodolfo Palluchini, I Vivarini : Antonio, Bartolomeo,
Alvise, Venise, N. Pozza, Saggi e studi di storia
dell’arte, 1961, 153 p.
Giandomenico Romanelli, I Vivarini : lo splendore
della pittura tra Gotico e Rinascimento (…), Venise,
Marsilio, 2016, 167 p.
Mattia Vinco, Antonio Vivarini in San Zanipolo a
Venezia. Iconografia e nuovi documenti, Florence,
De Stijl, 2018, 56 p.
PROVENANCE
Collection privée française.
Antonio Vivarini
& Giovanni d’Alemagna
C’est à Murano qu’Antonio Vivarini naît
autour de 1415. Quoique son année de
naissance précise ne soit pas connue,
les Vivarini, famille de verriers, sont documentés
entre Murano et Padoue dès la seconde moitié
du XIVe siècle. L’activité d’Antonio comme peintre
est précisément attestée à partir de 1440, année
où il signe et date un polyptique commandé pour
l’église euphrasienne de Poreč/Parenza, alors
rattachée à la république de Venise.
L’année suivante, il commence sa collaboration
avec son beau-frère, Giovanni d’Alemagna (ou
de Ulma du nom de la ville d’Ulm en Allemagne).
Ensemble, ils travaillent jusqu’à la mort de ce
dernier au plus tard en 1450. La première oeuvre
issue de leur association, un retable dédié à saint
Jérôme pour l’église San Stefano de Venise, est
aujourd’hui visible au Kunsthistorisches Museum
de Vienne ; parmi l’une des plus belles réalisations
du duo, le maître-autel de la chapelle San Tarazio
pour l’église San Zaccaria de Venise, daté de 1443
et toujours visible in situ (Fig. 1).
Après la mort de Giovanni, Antonio collabore
avec son frère Bartolomeo avant qu’ils ne soient
rejoints par son fils, Alvise. Il est probable que leur
association, aussi fructueuse que la précédente,
se poursuive jusqu’à la mort d’Antonio située entre
1476 et 1484.
Le Quattrocento vénitien : émulation & « avant-gardisme »
À propos de cet te collaborat ion
fusionnelle entre Vivarini et d’Alemagna,
il est aujourd’hui encore difficile d’en
appréhender précisement les termes et de
distinguer le travail de l’un ou de l’autre dans
leurs oeuvres communes. Toutefois, il semblerait
que deux tendances se soient dessinées chez
eux, chacune inspirée par l’oeuvre d’un artiste
majeur du Quattrocento vénitien, Iacopo Bellini
(actif entre 1424 et 1470). Fondateur de l’une
des plus importantes dynasties d’artistes pour
la peinture vénitienne du XVe siècle, élève de
Gentile da Fabriano (c. 1370 – 1427), Iacopo est
parmi les premiers à participer à la transition
picturale du style gothique vers la Renaissance.
Si le terme peut paraître anachronique, son
oeuvre fait pourtant bien figure d’ « avant-garde »
lorsque dans deux de ses carnets aujourd’hui
conservés par le Louvre et le British Museum et
datés vers 1445 et 1455, ses dessins attestent
de ses recherches vers une mise au point de la
perspective.
Or, Venise est alors un véritable vivier d’artistes
qui se côtoient et se regardent. Dans ce contexte
d’émulation, Antonio et Giovanni observent les
oeuvres de Iacopo et s’en inspirent selon leur
sensibilité propre.
Giovanni d’Alemagna, sans faire le choix d’affronter
les problèmes de perspectives de Bellini,
s’intéresse à l’aspect fantastique des créations
architecturales et sculpturales, tandis qu’Antonio
préfère des décors plus épurés.
D’après Mattia Vinco, l’arrière-plan paysagé
fait de terrains rocheux à gauche et de collines
luxuriantes, ondulées à droite visibles dans
l’Annonciation se retrouvent également dans la
Stigmatisation de saint François (Paris, Musée
du Louvre, inv. RF 1532,80, f. 64v) de Iacopo
Bellini. Par ailleurs, il est très probable que les
artistes se soient inspirés du maître pour les décors
architecturaux de leur composition, comme le
suggère le dessin d’un feuillet conservé au British
Museum (Fig. 2).
Plus tard, c’est au tour du fils de Iacopo Bellini,
Giovanni (1435 c. – 1516) et son beau-fils Andrea
Mantegna (1431 – 1506), de s’inspirer de l’oeuvre
de Vivarini et Alemagna pour leur avant-gardisme.
L’ Annonciation
Nous retrouvons la dimension novatrice de
l’oeuvre notamment dans la construction
illusionniste de l’espace entre architecture
feinte et peinte. Le fond paysagé par ailleurs,
abandonne le fond or hérité du gothique
international et qui s’essoufflera ultérieurement.
S’inspirant de l’architecture contemporaine, il est
probable que les bâtiments que l’on distingue
derrière la muraille aient été visibles à Padoue
ou Venise.
C’est avec délectation que l’on parcourt la riche
iconographie mise en oeuvre dans la composition
où chaque élément est signifiant. Les petits
lapins blancs à gauche comme le potager
fermé dissimulé derrière la colonne centrale
évoquent la pureté virginale. Cette colonne
justement, impressionnante par sa facture, est
l’Incarnation. Elle est cet intermédiaire structurel
entre Dieu le Père et la colombe du saint Esprit
qu’il envoie toucher Marie de sa Grâce. L’ange
est l’annonciateur du divin qui va se faire homme
parmi les hommes. Sur terre, il sera le bon berger
menant ses brebis dont le troupeau est représenté
à gauche ; et dont le destin est de mourir pour
eux sur la Croix du mont Golgotha représenté
peut-être par la colline haute dans l’arcade de
droite. Discrète mais éminemment présente,
la Résurrection est suggérée par la présence
du paon, animal dont les plumes tombent et
repoussent chaque année.
Si cette énumération de symboles n’est pas
exhaustive, elle laisse entrevoir tout un discours
iconographique et peut-être iconologique à
étudier.
Provenance
À propos de son contexte de création, il est
très probable que l’Annonciation soit l’une
des oeuvres décrites par Carlo Ridolfi dans
son ouvrage La Maraviglie dell’arte (Venise, 1648,
p. 21). Là, il dédie tout un chapitre à Giovanni
et Antonio Vivarini et évoque une Annonciation
réalisée pour Santa Maria della Carità de Venise.
Modifiées par la suite en 1807, l’église et la Scuola
Grande voisine furent regroupées et formèrent
l’ensemble des Gallerie dell’Academia.
Un grand chantier de rénovation de l’église et de
la Scuola eut lieu de 1441 à 1463 sous l’impulsion
du pape Eugène IV (1383 – 1447) et le vénitien
Gabriele Condulmer, période durant laquelle de
nombreux artistes se côtoyèrent et dont les noms
ont été retrouvés par Gino Fogolari : les sculpteurs
Panteleone di Paolo, Donatello (1386 – 1466), les
peintres Ercole del Fiore ou encore le flamand
Petrus Christus (actif entre 1444 – 1475/1476).
Parmi eux sont mentionnés les noms d’Antonio
Vivarini a qui a été commandé le maître-autel de
l’église. Giovanni Bellini est par ailleurs évoqué
comme ayant travaillé avec son atelier entre 1462
et 1464 sur quatre triptyques du jubé de l’église.
Ainsi, la publication de Fogolari semble confirmer
ce qu’écrit Ridolfi en 1648 puisqu’il rapporte
qu’Antonio Vivarini aurait perçu quarante ducats
pour une Annonciation. Le fait que d’Alemagna
ne soit pas mentionné n’est pas étonnant puisqu’il
avait dû décéder le temps que le paiement
n’intervienne.
OEuvre exceptionnelle, tant par sa facture,
que son contexte de création et ses aspects
novateurs, cette Annonciation d’Antonio Vivarini
et Giovanni d’Alemagna apparaît comme un
héritage éblouissant de la peinture vénitienne
du Quattrocento.
Par AUDAP ET ASSOCIES à Paris
le 08/06/2021 : Claude Joseph VERNET (Avignon 1714-Paris 1789)
Pêcheurs retirant leur filet dans un paysage classique
Toile
Signée, datée et localisée en bas à droite: » J. Vernet. F. / Romae. 1746. «
Haut. : 74 cm ; Larg. : 98 cm
Provenance :
– Probablement commande et collection Marquis de Villette. Sa vente le 8 avril 1765 (expert Pierre Rémy), n° 36
– Collection Adam Gottlieb Thiermann; sa vente, Cologne, Gertrudenhof, 20 mai 1867 (J.M. Heberle), n° 382.
– Vente anonyme, Paris, Palais Galliera, 6 juin 1976, (Mes Ader, Picard, Tajan), lot 58 (72 000 frs).
Bibliographie :
Florence Ingersoll-Smouse, Joseph Vernet peintre de marine, étude critique et catalogue raisonné, Étienne Bignou, Paris, 1926, vol. I, p. 49, n° 169, repr. pl. XVI fig. 36.
Notre tableau a été gravé en sens inverse par Longueil et Nicolet.
Originaire d’Avignon, ville appartenant alors au pape, Vernet séjourna en Italie près de vingt ans de 1734 à 1752.
Depuis Rome, il fit plusieurs voyages, notamment à Naples ou il peignit ses premières marines. Tout en dessinant directement sur le motif, il étudia les oeuvres de Salvator Rosa, Adrien Manglard, Giovanni-Paolo Pannini et Andrea Locatelli, les effets d’atmosphère de Claude Lorrain, unifiant ces influences en un style nouveau, d’où ce sentiment de nature arcadienne qui se dégage de ce paysage, éclairée au second plan par un soleil levant.
À la date de notre tableau, Vernet accède à la célébrité. Il est âgé de 32 ans et expose pour la première fois au Salon parisien. Un an auparavant, il a peint les deux célèbres vues de ponts sur le Tibre (musée du Louvre), il a reçu des commandes de Jean de Julienne – amateur qui avait découvert Watteau -, et épousé Virginia Parker, dont le père lui a apporté une importante et fidèle clientèle anglaise. On parlait d’une « manière blonde et claire » qui caractérise aussi notre toile.
Le critique Lafont de Saint-Yenne écrivait sur ses oeuvres du Salon de 1746 : « Les marines du sieur Vernet Provençal ? dont les beautés toutes nouvelles font une conviction sensible qu’aucun genre n’est épuisé, même le plus stérile par un homme de génie. ? »
Une reprise de notre composition, de dimension similaire et non signée, a été donnée au Norton Simon Museum de Los Angeles en 2013.
Expert : Cabinet Éric TURQUIN
Par ROUILLAC à Montbazon
le 06/06/2021 : FRANCOIS BOUCHER (Paris, 1703-1770)
La petite laitière, 1769
Toile.
Signée et datée en bas à droite : « FBoucher 1769 ».
Haut. 64 Larg. 52,5 cm.
Provenance :
– collection Margarethe Waldberg Farner (1911-1990), Paris, jusqu’en 1951 (certificat joint de Robert Lebel pour 3.000.000 francs),
– collection du Jura, par descendance, Touraine.
The little milkmaid. Canvas by Boucher inspired by the fable of La Fontaine Perrette et le Pot au Lait.
Bibliographie Alexandre Ananoff, L’opera completa di Boucher, Milano, 1980, classici dell’arte, l’opera completa di Boucher, page, n°717 (version Champelinaud).
L’air rêveur de la laitière, et surtout les pierres bien en vue au premier plan, sur lesquelles elle va trébucher, ne laissent guère de doute qu’il s’agit d’une illustration de la fable de La Fontaine, Perrette et le pot au lait, de 1678 (Livre 7, fable 10).
Nous remercions Monsieur Alastair Laing pour son aide dans la description de ce tableau qu’il considère comme étant probablement la première version de ce thème que l’on connaissait à travers celle de l ancienne collection Champalimaud, vente Londres, Christie’s, 6-7 juillet 2005, lot 38, (Ananoff, 1976, p.304-306, n°679, fig. 1772, avec erreur de date lue 1769 et non 1760).
Cette composition est tissée par la manufacture de tapisserie des Gobelins dès 1773. Le Mercure de France indique en juillet 1777, que Cozette père et fils présentent plusieurs tapisseries à Louis XVI et Marie-Antoinette, parmi lesquelles deux petits tissages « l’un représentant la petite Laitière, d’après Boucher; l’autre, le petit Boudeur, de Greuze ».
Notre tableau date de la dernière année d’activité du grand François Boucher, année où il réalise les décorations pour l’hôtel Bergeret de Frouville, un ensemble de six grandes toiles aujourd’hui réparties entre le Getty Museum de Los Angeles (Vénus sur les eaux, Aurore et Céphale), et quatre autres au Kimbel Museum de Fort Worth (Borée enlevant Or, Junon demandant à Eole de libérer les vents, Vénus dans la forge de Vulcain, Mercure confiant Bacchus enfant aux nymphes).
Par Enchères Champagne SARL à Épernay
le 26/06/2021 : Domenico DUPRA (Turin, 1689- 1770) – Portrait de Charles Édouard Stuart, appelé Bonnie Prince Charlie (1720-1788) – Toile ovale – Cadre en bois sculpté et redoré d’époque Louis XIV – Hauteur : 82 cm – Largeur : 66 cm – petits manques – Charles Edward Stuart est le dernier héritier Stuart à prétendre aux couronnes anglaise et écossaise (« the young pretender »). Il était le petit-fils de James II, qui fut déposé en 1688, et pris part aux rébellions jacobites dont il est le principal soutient. C’est ainsi qu’il organisa l’invasion de la Grande Bretagne avec la flotte de son cousin, Louis XV en 1743. Une tempête anéantit cependant la marine française, faisant de
nombreux dégâts. En 1745, il débarqua en Ecosse et dirigea un soulèvement des clans des Highlands, dans une tentative de regagner le trône britannique. Il a semé la panique à Londres en atteignant le sud jusqu’à Derby avant de se retirer. Sa défaite à Culloden devant le duc de Cumberland, en 1746, causa la fin de la cause jacobite .
Né et mort à Rome, de confession catholique, Charles Edward Stuart fut le modèle de nombreux peintres travaillant dans cette ville (par exemple, Louis Gabriel Blanchet). Elève de Francesco Trevisani et influencé par les créations françaises, d’Hyacinthe Rigaud notamment, Domenico Duprà a été employé par la famille Stuart en exil dès 1731, puis par de nombreux aristocrates anglais. Il ne rejoint sa ville natale, Turin, qu’en 1750 où il travaille pour la Maison de Savoie. Notre portrait est très proche de celui du même personnage par Duprà, conservé dans la collection Stirling of Keir à Dunblane et daté de 1740 (rectangulaire, avec paysage, et sans la colonne), où il porte à l’identique le ruban bleu de l’Ordre de St Esprit, la médaille de l’ordre écossais du Chardon avec saint André et sa croix ; proche aussi de la gravure de Gilles Edme Petit, d’après Domenico Duprà, où il est représenté dans la même pose, avec la colonne, mais en armure complète, alors qu’il n’a que le plastron sur notre toile. Expert : CABINET TURQUIN – 69, rue Sainte Anne – 75002 PARIS – 01.47.03.48.78
Par SARL Jean-Charles d’ORNANO à Châlons-en-Champagne
le 20/06/2021 : Eugène Delacroix (Saint-Maurice 1798 – 1863 Paris) Mise au Tombeau.
ca. 1853. Huile sur papier marouflée sur toile. Signé en bas à droite : « Eug Delacroix ».
Cachet de cire présent sur la gauche de la tête du châssis.
Marque à l’encre de la maison Haro sur la traverse du châssis. 30 x 39 cm
Expert Monsieur Hubert Duchemin
Par POUSSE-CORNET SARL – VALOIR à Blois
le 27/06/2021 : École FLAMANDE vers 1700, suiveur de Roelandt SAVERY
Le paradis terrestre
Toile
Sans cadre
Hauteur : 105 cm
Largeur : 147 cm
Provenance:
– Alfred Isaac (mort en 1930) en son Hôtel particulier de la place des bleuets à Lille
– Conservé dans la famille jusqu’ à nos jours
Dans un vaste paysage panoramique dont la composition est encore influencée par celles des paysagistes de la fin du XVIe siècle, sont placées au premier plan plusieurs espèces animales exotiques, domestiques ou sauvages. Au centre se trouvent Adam et Eve. Le peintre nous propose donc une évocation du paradis terrestre complétée par le thème du péché originel. La représentation du paradis terrestre a été l’un des motifs de prédilection de bon nombre d’artistes flamands. Il servait de toile de fond pour différents sujets tirés de la Bible, comme l’arche de Noé, le péché originel ou la Sainte Famille. Jan Brueghel I dit de Velours excella dans ce répertoire et son Entrée dans l’arche de Noé, datée 1613, reprise deux fois par son auteur, exerça une forte influence sur toute une génération de peintres et sur son fils notamment. Jan Brueghel II le Jeune exploita ce thème à plusieurs reprises .Le peintre montre ici son talent minutieux pour la représentation des animaux et des fleurs qui plaisait tellement à la clientèle flamande depuis la fin du XVIe
siècle.
Expert : Stéphane Pinta, cabinet Turquin
Pour enchérir sur ce lot, merci de contacter l’étude : 02 54 78 45 58 /[email protected]
Par Alexandre Landre Beaune à Beaune
le 20/06/2021 : Léon Joseph Florentin BONNAT. Léon Joseph Florentin BONNAT (1833-1922), Le numismate, huile sur toile. Signée en haut à gauche. Dimensions : 96 x 81cm.
Par CORNETTE DE SAINT CYR MAISON DE VENTES à Paris
le 17/06/2021 : 9. FRÉDÉRIC BAZILLE (1841-1870)
AUTOPORTRAIT, FRÉDÉRIC BAZILLE EN CHEMISE, 1870
Huile sur toile
46 x 38 cm – 18.1 x 14.9 in.
Oil on canvas
Provenance
– Famille de l’artiste
– Frédéric Bazille, neveu de l’artiste. Par descendance aux propriétaires actuels.
Expositions
– Paris: Rétrospective Bazille, Galerie Wildenstein, 1950, n°26
– Montpellier: Rétrospective Bazille, Musée Fabre, 1959 n°15
– Paris-Vichy?: D’Ingres à Renoir, la vie artistique sous le Second empire, Musée Jacquemart-André, 1960, n°5
– Chicago, Bazille retrospective, The Art Institute, 4 mars – 30 avril 1978, n°25 (repr. p.67)
– Montpellier: Courbet à Montpellier, 5 novembre – 29 décembre 1985 (repr.p.2)
– Montpellier, New-York: Frédéric Bazille et ses amis impressionnistes: [exposition], pavillon du Musée Fabre, 9 juillet-4 octobre 1992, numéro 49. Brooklyn art museum, 12 novembre 1992-31 janvier 1993 n°41
Bibliographie
– Michel Schulman, F.Bazille, Catalogue Raisonné, 1995, répertorié en page 223 sous le numéro 67 de l’ouvrage.
– Sarraute Gabriel, Catalogue de l’oeuvre de Frédéric Bazille, Dactylographie, Bibliothèque du Musée du Louvre, 1948,
oeuvre répertoriée en p. 113 sous le numéro 50 de l’ouvrage
– Daulte François, Bazille et son temps, Edition Cailler, Genève, 1952, en page 189-190 sous le numéro 56 (repr.)
– Lapeyre Jean, Il y a cent ans mourait Frédéric Bazille, Paris, Nouvelles éditions françaises, 1970.
Oeuvre répertoriée en page 3-8
– Catalogue d’exposition de Chicago, Bazille retrospective, The Art Institute, 4 mars – 30 avril 1978, page 66
– Daulte François, Frédéric Bazille, La Bibliothèque des Arts, Paris, 1992, oeuvre répertoriée en page 181
sous le numéro 61 de l’ouvrage
– Catalogue d’exposition de Montpellier, New-York: Frédéric Bazille et ses amis impressionnistes : [exposition],
pavillon du Musée Fabre, 9 juillet-4 octobre 1992, Brooklyn art museum, 12 novembre 1992-31 janvier 1993,
oeuvre répertoriée en page p. 136 de l’ouvrage
– Catalogue d’exposition, Frédéric Bazille, La Jeunesse de l’impressionnisme, Editions Musée d’Orsay/Flammarion, Paris, 2016. Oeuvre reproduite sous le numéro 63 en page 254 de l’ouvrage
Cette oeuvre sera incluse dans le supplément du catalogue raisonné augmenté sur www.bazille-catalogue.com de Monsieur Michel Schulman.
Par MARSEILLE ENCHÈRES PROVENCE- EMMANUEL DARD à Marseille
le 22/06/2021 : Auguste RENOIR (1841-1919) : « Jeune femme, fleurs dans les cheveux, circa 1900″. Huile sur toile (rentoilée, micro-épidermures), SHD, 33,5 x 30 cm. Expert: Cabinet CHANOIT – Paris.
Certificat de la Galerie Bernheim-Jeune Paris 8e, signé d’Henry Dauberville et daté du 19 février 1965.
Cette oeuvre sera incluse dans le Catalogue Raisonné des oeuvres de Pierre-Auguste Renoir actuellement en préparation sous l’égide du Wildenstein Plattner Institute.
Un avis d’inclusion de mai 2021 du Wildenstein Plattner Institute sera remis à l’acquéreur.
Provenance :
-Acheté par Bernheim-Jeune à Bernheim-Jeune Fils le 17 mars 1911 (5 000 f) ; vendu à Lausanne. Vendu à M. A. Fleischteim le 10 avril 1912, puis repris par Bernheim-Jeune pour un échange et vendue à M. Alphonse Kann au mois d’octobre de la même année. [SELON DAUBERVILLE] – Collection Adolphe Breynat (1877-1950), acquis entre 1917 et 1927, (figure dans son livre de compte). – Dans sa descendance
Bibliographie : Guy et Patrice Dauberville ,Renoir, Catalogue raisonné, Editions Bernheim-Jeune, 1973, tome III, illustré sous le n° 2316, p.356.
» Tête de femme, fleur dans les cheveux « , au-delà de son charme incontestable, présente l’avantage d’avoir appartenu à des propriétaires prestigieux selon un parcours parfaitement documenté. Il passera de l’atelier de Renoir au célèbre marchand Bernheim-Jeune (un des trois marchands exclusifs de Renoir avec Durand-Ruel et Ambroise Vollard), puis à Fleischteim. Il sera ensuite la propriété d’Alphonse Kann, collectionneur prestigieux et conseil des marchands Bernheim et Paul Guillaume. L’actuel propriétaire le tient par héritage de son ascendant Adolphe Breynat dont nous possédons par chance, l’original du livre d’acquisition, le dit tableau ayant été acheté entre 1917 et 1927.
Par CORNETTE DE SAINT CYR MAISON DE VENTES à Paris
le 17/06/2021 : 7. Frédéric BAZILLE (1841-1870)
FLEURS, circa 1870
Huile sur toile
46,2 x 38,4 cm – 18.1 x 15.1 in.
Oil on canvas
Provenance
– Famille de l’artiste
– Vente Roger-Marx, Paris, 11-12 mai 1915, n°1
– Marc Bazille, frère de l’artiste.
– Frédéric Bazille, neveu de l’artiste. Par descendance aux propriétaires actuels.
Expositions
– Montpellier : Exposition internationale, Rétrospective Bazille, 1927, n°11
– Paris : Association des étudiants protestants, 1935, n°13 ( repr.)
– Montpellier : Centenaire de Frédéric Bazille, 1941, n° 37
– Paris : Rétrospective Bazille, Galerie Wildenstein, 1950, n° 57
– Montpellier : Rétrospective, 1959, n° 39
– Chicago, Bazille retrospective, The Art Institute, 4 mars – 30 avril 1978, n° 52 ( repr. p. 108 )
– Montpellier : Courbet à Montpellier, 5 novembre – 29 décembre 1985 ( repr. p. 2)
Bibliographie
– Michel Schulman, Frédéric Bazille, Catalogue raisonné, 1995, répertorié en page 216 sous le numéro 62 de l’ouvrage
– Poulain Gaston, Bazille et ses amis, La Renaissance du Livre, Paris, 1932, pp. 172- 173 et pp. 219-220, n° 42
– Laprade (Jacques de), Frédéric Bazille, Beaux-Arts, Paris, 29 mars 1935, n° 117
– Guérif Jacques, A la recherche d’une esthétique protestante: Frédéric Bazille, juin 1943, pp. 33-34
– Sarraute Gabriel, Catalogue de l’oeuvre de Frédéric Bazille, Dactylographie, Bibliothèque du Musée du Louvre, 1948,
oeuvre répertoriée en pp. 108-110 sous le numéro 47 de l’ouvrage
– Wildenstein Daniel, Le peintre de natures mortes, Arts, Paris, 9 juin 1950, oeuvre répertoriée sous le numéro 266 de l’ouvrage
– Daulte François, Bazille et son temps, Edition Cailler, Genève, 1952, oeuvre répertoriée en pp. 188-189, sous le numéro 53 de l’ouvrage
– Catalogue d’exposition de Chicago, Bazille retrospective, The Art Institute, 4 mars – 30 avril 1978, oeuvre répertoriée en page 109 de l’ouvrage
– Daulte François, Frédéric Bazille, La Bibliothèque des Arts, Paris, 1992, oeuvre répertoriée en page 179,
sous le numéro 57 de l’ouvrage
– Catalogue d’exposition, Frédéric Bazille, La Jeunesse de l’impressionnisme, Editions Musée d’Orsay/Flammarion, Paris, 2016. Oeuvre reproduite sous le numéro 60 en page 253 de l’ouvrage
Cette oeuvre sera incluse dans le supplément du catalogue raisonné augmenté sur www.bazille-catalogue.com de Monsieur Michel Schulman.
Par QUAI DES ENCHERES sarl à Mâcon
le 04/06/2021 : MAI TRUNG THU (1906-1980), « Sur le Balcon, 65 »,
Encre et gouache sur soie collée sur carton souple, 52 x 88 cm (hors cadre), signé en bas à gauche, contresigné, titré et daté 65 au dos sur panneau isorel. Dimensions totales : 77 x 113 cm
Cadre original de l’artiste. (l’œuvre sera incluse au Catalogue Raisonné en préparation par la fille de l’artiste)
Le futur acquéreur aura l’opportunité de confier ce tableau à l’exposition ‘Mai Thu, écho d’un Vietnam rêvé’ prévue à Mâcon aux Musée des Ursulines du 16 juin au 24 octobre 2021
**INSCRIPTION ET DEPOT DE GARANTIE PREALABLES OBLIGATOIRES**
CONDITION REPORT :
L’œuvre présente un très bel état général de conservation.
Toutefois, il est à noter quelques petits manques de matière en bordure, notamment un manque en partie inférieure sous le 3e personnage en partant de la gauche et un manque en partie supérieure sur le 2e personnage en partant de la gauche.
Une griffure en biais de 5,5 cm de long est à noter. Elle part de la bordure inférieure sous le 3e personnage en partant de la droite. Cette griffure est à 4,2 cm du bord en hauteur et se situe entre 60,4 cm et 64 cm dans la largeur.
Une petite retouche d’environ 8mm et de la main de l’artiste est à noter sur la manche droite du 2e personnage en partant de la droite.
Un très petit manque de matière d’environ 1 mm est à noter sur la fente de la blouse du jeune garçon à l’extrême droite de la composition.
Le cadre :
Les angles extérieurs du cadre sont abîmés ; Un petit trou (de clou) est également visible sur la partie centrale supérieure.
Par DUFRECHE SAS – Maison de Ventes aux Enchères à BESANCON
le 17/06/2021 : Scènes de vie au Harmandir Sahib, le Temple d’Or d’Amritsar
Inde du nord, Penjab, Amritsar, signé Bishan Singh, vers 1850-72
Gouache et or sur papier représentant le bassin sacré du Temple d’Or animé de plusieurs scènes de vie. Au premier plan, des hommes, pour la plupart des sikhs, sont dépeints dans des activités diverses. On observe sur la gauche, un groupe de trois sadhus, les cheveux teints au henné et vêtus d’un simple cache-sexe, l’un préparant la boisson sacramentelle bhang en pilant le chanvre frais avec des épices. Plus loin, un scribe copie un texte sur un rouleau, derrière lui un guerrier sikh se tient debout, un homme observe sa coiffure dans son miroir, tandis qu’un autre noue son turban dastar sur sa tête ou qu’un troisième observe sa barbe fixée dans un linge blanc thatha. On note également un sikh soufflant un shanka dans une conque (geste sensé renforcer la santé mentale, physique et spirituelle) et à droite de la peinture, une femme, la seule de la scène, tient un enfant par la main. Au second plan, plusieurs hommes dans l’eau contre la berge sont affairés à des activités d’habillage ou d’ablutions. Derrière eux, au centre du bassin dans lequel plusieurs personnes nagent, domine le Temple d’Or d’Amritsar relié au vaste complexe sacré du Darbar Sahib par un long pont de marbre blanc appelé le Pont du Gurû. En arrière-plan se déploie la ville d’Amritsar.
En haut à droite, en lettres d’or détachées sur le bleu du ciel, inscription en gurmukhi donnant le nom de l’artiste, son origine et son titre honorifique « Bishan singh musavar ambaratsr ji » / « Bishan Singh peintre d’Amritsar ».
Dimensions page : 48,2 x 64,7 cm
Dimensions peinture : 34,2 x 50,9 cm
Etat : quelques rousseurs, légères déchirures en bordures et traces de carton au dos
La découverte de cette peinture du Harmandir Sahib, connu sous le nom de « Temple d’or », est un jalon important pour notre connaissance de l’œuvre de Bishan Singh. Elle semble aussi être la seule peinture du Temple d’Or par Bishan Singh qui nous soit parvenue. Cette œuvre inédite, signée par l’artiste et jamais publiée, est caractéristique du style du peintre, qui se spécialise dans les peintures de grands rassemblements d’hommes, dans une manière empreinte d’un souci du détail minutieux et vibrante de couleurs éclatantes. Travaillant souvent à grande échelle (cette page mesure près de 65 cm de large), l’artiste s’attache à dépeindre chaque personnage de manière individuelle et particulièrement raffinée.
Bishan Singh (1836-1900) appartient à une famille d’artistes principalement actifs à Lahore et Amritsar dans la seconde moitié du XIXe siècle et responsables de la décoration murale des lieux saints sikhs, dont le Temple d’Or et l’Akal Takht d’Amritsar. C’est au temple qu’il apprend à peindre avec son frère Kishan Singh. Dès 1864, il expose dix œuvres à la Punjab Exhibition of Arts and Crafts de Lahore où il gagne le grand prix de peinture. Son sujet de prédilection semble avoir été le Maharaja Ranjit Singh (1780-1839), le « Lion du Penjab » ainsi que son fils, Maharaja Sher Singh (1807-46), et leur cour. Une peinture illustrant une réception royale donnée par Sher Singh dans la collection Kapany, datée vers 1845 montre que le style de l’artiste est déjà fermement établi tôt dans sa carrière (Stronge 1999, cat.189, p.166-67). Deux peintures de Ranjit Singh et sa cour ont été vendues chez Christie’s, Londres, le 8 octobre 2008, lot 245, datée 1864 et aujourd’hui à la Collection Toor de Londres, et chez Sotheby’s, Londres, le 31 mars 2021, lot 44, datée 1871-72. Il est très probable que notre peinture, dont le style est identique à ces grandes scènes royales, ait elle aussi été exécutée dans la période 1850-72. Une note manuscrite en français sur la marge inférieure de notre seconde peinture dépeignant des femmes sur un attelage (voir lot suivant) est datée de 1872, fournissant un utile terminus post quem pour dater ces peintures.
L’œuvre de Bishan Singh était connue en France dès les années 1860 et il est possible que cette peinture y soit arrivée dès 1872. De nombreux officiers français étaient présents à la cour de Ranjit Singh, et dans les années 1860 et 1870, beaucoup d’importateurs français de châles du Cachemire avaient des représentants à Amritsar et Lahore (Toor, 2018, p.280). Bishan Singh semble avoir créé une série de peintures sur la fabrication des châles pour l’Exposition universelle de 1867 à Paris et en janvier de la même année, Le Monde Illustré publie trois gravures tirées de ses peintures (Toor, op.cit. p.280). Le sujet continue d’inspirer l’artiste au-delà comme le montre la peinture d’un atelier de tisserands de châles conservée au musée Guimet (n° MA 12702), datée de 1874-75.
Le Temple d’or est le lieu saint principal du sikhisme, autour duquel s’est construite la ville d’Amritsar. C’est Angad Dev, le second des dix gurus fondateurs, qui identifia le lieu sur lequel sera érigé le Darbar Sahib, l’espace sacré où se dresse le temple. Le bassin fut creusé entre 1573 et 1577 et la première pierre du Harmandir Sahib fut posée en 1588 par le cinquième guru, Arjun Dev (Stronge 1999, pp.47-57).
Plusieurs fois reconstruit, le Harmandir Sahib est au cœur de la culture sikh et de très nombreux artistes, indiens et étrangers, l’ont dépeint. Ici, le Temple d’Or est visible à l’arrière-plan, au milieu du bassin sacré. La ville d’Amritsar, construite petit à petit autour du temple, s’étend au-delà de l’enceinte et l’on peut apercevoir quelques cerfs-volants qui planent au-dessus du dense réseau urbain. On voit au loin d’autres monuments religieux tels que le temple de Baba Atal et plusieurs bungas, ou résidences des gouverneurs de régions (misl). Bishan Singh a choisi de représenter l’animation qui règne sur le chemin de circumambulation autour du bassin (le parkarma). Plusieurs hommes se baignent dans les eaux sacrées, certains avec leur chignon porté sur le haut du crâne, d’autres avec les cheveux dénoués. D’autres hommes, à moitié nu, font leurs ablutions. La foule qui se tient sur la rive donne prétexte à Bishan Singh pour illustrer son talent à dépeindre la vie quotidienne des pèlerins. Les personnages sont occupés à une variété de tâches différentes même si la plupart s’affairent à leur toilette.
La composition de cette peinture est à rapprocher d’une vue de Srinagar, capitale du Cachemire indien, exécutée par Bishan Singh en 1872 et offerte chez Christie’s, Londres, le 10 juin 2015, lot 109 (collection privée, USA). Le premier plan est occupé par des femmes venues prendre de l’eau au bord de la rivière Jhelum et des hommes qui font leurs ablutions. Srinagar s’étend au loin sur l’autre rive de la Jhelum qui occupe, comme ici le lac sacré, la plupart du plan médian. Les deux peintures démontrent que Bishan Singh est un peintre talentueux des paysages urbains ainsi qu’un observateur exceptionnel de la vie quotidienne.
Un très petit nombre d’œuvres par Bishan Singh semblent être identifiées. La qualité d’exécution de cette peinture la place au rang de ses œuvres les plus célèbres conservées dans des collections publiques et privées prestigieuses telles que la Cour du Maharaja Ranjit Singh (Collection Toor, Londres) ; la Procession du Maharaja Sher Singh et ses fils (Aga Khan Museum, Toronto, AKM 203) ; Ateliers de tisserands de châles du Cachemire (Musée Guimet, Paris, no. MA 12702); Maharaja Sher Singh et ses companions admirant une danse (San Diego Museum of Art, no. 1990.1348) ; Dost Muhammad reçu par Sher Singh à Lahore sur le chemin de Kabul (Collection Kapany, voir Stronge, 1999, no.189, pp.166-7). Enfin, une grande peinture d’Amritsar, où le profil du Temple d’Or apparaît au loin au-dessus des toits, a été vendue chez Roseberys près de Londres, le 15 Avril 2016, lot 131.
Bibliographie :
W.G. Archer, Paintings of the Sikhs, Londres, 1966.
B.N. Goswamy and C. Smith, Domains of Wonder, San Diego, 2005.
Susan Stronge, ed., The Arts of the Sikh Kingdoms, Londres, 1999.
Davinder Toor, In Pursuit of Empire, Treasures from the Toor Collection of Sikh Art, Londres, 2018.
Frais 24% ttc
Expert : Cabinet MC David Expertises assisté de Camille Celier et Romain Pingannaud
A Large View of the Harmandir Sahib (Golden Temple) in Amritsar
Signed Bishan Singh
Punjab, North India, circa 1850-72
Opaque and transparent pigments on paper, depicting the Golden Temple and the sacred pool around it, devotees stand on the circumambulation path around the pool occupied with various tasks. On the left, three saddhus prepare bhang, a scribe is writing a text on a long scroll whilst a Nihang wearing a conical blue turban and armed with a stick stands behind him, other figures are combing their hair, a mother and her child stand on the right. Bathers swim in the sacred pool. The Darbar Sahib and the dense city of Amritsar are visible behind the Harmandir Sahib.
Signed in gold Gurmukhi in the top right corner “Bishan Singh Musavar Ambaratsr Ji” [Bishan Singh Ji Painter [of] Amritsar]
Page 48.2 x 64.7cm.
Painting 34.2 x 50.9cm.
Condition: occasional foxing and soiling, small tears in the margins, reverse with remnant of the former backing material
This previously unrecorded painting of devotees at the Harmandir Sahib, also known as the Golden Temple, is an important discovery which adds to our knowledge of Bishan Singh and his oeuvre. This large-scale view of the sacred site appears to be the only known painting by Bishan Singh where the Golden Temple is prominently depicted. His style is immediately identifiable: he specialises in large gatherings of people, focusing on minute details and vibrant colours. He often works on large sheets of paper (this page is nearly 65cm. wide) and give great attention to the crowd of figures engaged in a multitude of different tasks.
Bishan Singh (1836-1900) was from a family of artists who were active in Lahore and Amritsar in the second half of the 19th century. The family was responsible for the mural decoration of the Sikh Holy sites such as the Golden Temple and the Akal Takht. Bishan Singh learned his art at the Golden Temple with his brother Kishan Singh. In 1864, he exhibited ten works at the Punjab Exhibition of Arts and Craft in Lahore for which he received the top prize in the paintings category and were described as “the most clever and truthful paintings” on display (Toor 2018, p.93). His favourite subject seems to have been Maharaja Ranjit Singh (1780-1839), his son Maharaja Sher Singh (1807-46) and their flamboyant court. A painting in the Kapany collection depicting a royal reception held by Sher Singh, dated to circa 1845, indicates that Bishan Singh’s style was firmly established early on in his career. Two paintings depicting Ranjit Singh and his Court were sold at Christie’s, 8 October 2008, lot 245 (now in the Toor Collection, London) and at Sotheby’s, London, 31 March 2021, lot 44. They are dated 1864 and 1871-72 respectively – the dating of these three works suggests that our painting was executed in the same decades, sometime between 1850 and 1872. A note in French on the lower margin of the painting of Women in an Ox-Drawn Carriage (see following lot) gives the date of 1872, providing a terminus post quem for the works which must have been acquired together by their original owner.
The paintings of Bishan Singh were known in France as early as the 1860s and it is possible that this painting of the Harmandir Sahib arrived in France as early as 1872. Numerous French officers were present in the entourage of the Sikh Maharajas in Lahore and in the 1860s and 1870s, French importers of Kashmir shawls had representatives in Amritsar and Lahore.
Bishan Singh appeared to have painted a series of works on the making of Kashmir shawls for the 1867 Paris Great Exhibition. In January 1867, magazine Le Monde Illustré published three of his paintings (Toor 2018, p.280). A painting of a Kashmir Shawl Weavers is in the Musée Guimet, Paris (No MA 12702), dated 1874-75.
The Golden Temple is the main holy site of Sikhism around which was built the city of Amritsar. Angad Dev, the second of the ten Sikh Gurus, first identified the place which became the Darbar Sahib, the sacred space in the middle of which stands the Golden Temple. The sacred pool was dug out between 1573 and 1577 and the foundation stone of the Harmandir Sahib was laid in 1588 by the fifth Guru, Arjun Dev (Stronge 1999, pp.50-51).
Rebuilt numerous times, the Harmandir Sahib is at the centre of Sikh culture and many Indian and non-Indian artists have depicted the holy site. In this painting, the Golden Temple is visible in the background, standing in the middle of the sacred water. The city of Amritsar, built around the temple, spreads beyond the temple walls. Bishan Singh depicted the dense cityscape above which fly small kites. Other religious sites are visible such as the Baba Atal and numerous bungas (residences of regional governors). Bishan Singh vividly depicted the animation on the circumambulation path around the pool (parkarma). Devotees bathe in the sacred waters, some with their chignons worn high on top of their head or others untied. Further half-naked devotees perform ablutions. Bishan Singh’s talent at capturing daily life is seen here at its best.
The composition of this painting relates to that of a View of Srinagar, the capital of Kashmir. The painting, dated 1872, was offered at Christie’s, London, 10 June 2015, lot 109 (Private Collection, USA). There, the foreground depicts men performing their ablutions in the Jhelum river. The city of Srinagar spreads across the opposite bank, whilst the Jhelum river, like the sacred pool in our painting, occupies the middle ground. The two paintings illustrate Bishan Singh’s exceptional talent at depicting dense cities as well as their inhabitants.
Only a handful of paintings by Bishan Singh appear to be published and the quality of our painting is on par with his most celebrated works kept in public and private collections around the world. See for instance the Court of Maharaja Ranjit Singh in the Toor Collection, London, mentioned above; the Procession of Maharaja Sher Singh and His Sons in the Aga Khan Museum, Toronto (AKM 203); Ateliers de tisserands de châles du Cachemire in Musée Guimet, Paris (no. MA 12702); Maharaja Sher Singh and Companions Watching a Dance Performance in the San Diego Museum of Art (no. 1990.1348); Dost Muhammad being received by Sher Singh in Lahore on his way to regain the throne of Kabul in the Kapany Collection (see Stronge 1999, no.189, pp.166-7 and Archer 1966, p.61). Lastly, a large painting depicting Amritsar, where the Golden Temple appears in the distance above the rooflines, was sold at Roseberys near London, 15 April 2016, lot 131.
Fees 24% (VAT included)
Expert : Cabinet MC David Expertises assisté de Camille Celier et Romain Pingannaud
Par ARTCURIAL TOULOUSE – Jean Louis VEDOVATO à Paris
le 29/06/2021 : ZAO WOU- KI (1920 – 2013)
17.9.86 – 1986
Huile sur toile
Signée en chinois en bas à droite, contresignée en pinyin et titrée au dos « Zao Wou-Ki, 17.9.86 »
60 x 73 cm
Provenance : Galerie Protée, Toulouse (acquis directement auprès de l’artiste)
Collection particulière, Toulouse
A l’actuel propriétaire par descendance
Par RENNES ENCHERES à RENNES
le 29/06/2021 : MATHIEU Georges, 1921-2012
Printemps massacre
huile sur toile (très petit enfoncement vers le centre), signée en bas à gauche, titrée au dos sur le châssis avec le tampon de la galerie Protée, Paris, au dos de la toile : Galerie Protée paris Rf 1339, au dos du châssis : Galerie Protée octobre-novembre 1988
146×113,5 cm.
Expert : Michel MAKET
Attention : un dépôt de garantie de 8 000 sera demandé pour pouvoir enchérir sur ce lot
Par AIX LUBERON ENCHERES à Manosque
le 26/06/2021 : MATISSE Henri (1869-1954) : Portrait d’Hélène Mercier, née Princesse Galitzine, assise, 1938
Dessin au fusain et à l’estompe, signé et daté 22/10/38 en bas à gauche, porte au dos des indications
PH Vaux 2425 et 3116 – D19
65,5 x 50,5 cm
(Nettoyé, drainage et absorption des auréoles)
Estimation sur demande
Provenance :
– Henri Matisse (au moins jusqu’en 1948)
– Cadeau de l’artiste à Madame X., Nice
– Par succession à Soeur Suzanne Mazar, religieuse au couvent des Minimes à Mane (Alpes de Haute Provence)
– Par succession à Madame X.
– Par succession à l’actuelle propriétaire
Exposition :
– Henri Matisse, Retrospective Exhibition of Paintings, Drawings and Sculpture, organized in
Collaboration with the Artist, Philadelphia Museum of Art, Philadelphie, 3 avril – 9 mai 1948, N°145
(Matisse prêteur)
Bibliographie :
– Cahiers d’Art- Henri Matisse. Dessins au fusain, éditions Cahiers d’Art, Paris, 1939, N°1-4, 1939,
reproduit.
À sa demande, un certificat de Monsieur Georges Matisse pourra ê tre remis à l’acquéreur
Experts : Agnès SEVESTRE-BARBE et Amaury de LOUVENCOURT – Tél. : (0033) 1.53.96.06.57
Conditions particulières pour enchérir sur ce lot
Les enchères « en live » seront fermées.
Toute personne souhaitant enchérir par ordre d’achat ou par téléphone devra s’enregistrer au plus tard 24 h avant la vente auprès de la SARL AIX LUBERON ENCHERES et communiquer
– pour les professionnels et les particuliers référencés auprès de la SARL AIX LUBERON ENCHERES ou de l’expert : un formulaire d’ordre d’achat complété, un kbis en cours de validité, une copie recto-verso d’une pièce d’identité et un rib bancaire
– pour les professionnels et les particuliers non référencés auprès de la SARL AIX LUBERON ENCHERES ou de l’expert : il sera demandé le versement sur le compte bancaire de l’étude – au moins 48h avant la vente – un dépôt de garantie d’un montant de 50 000 € (cinquante mille euros) pour pouvoir enchérir. Si le lot n’est pas adjugé à cet enchérisseur, le dépôt de garantie sera renvoyé sous 72h.
Par Ader OVV à Paris
le 04/06/2021 : Charles-Edouard JEANNERET dit LE CORBUSIER (1887-1965)
Chez soi ou Le Soir, 1960
Gouache, collage et encre de chine.
Monogrammée et datée en bas à gauche.
Signée et dédicacée « Pour Georges Présenté et madame – Amitiés – Le Corbusier – 22 / 12 / 60 ».
68,5 x 99 cm
Provenance :
– Collection Georges Présenté.
– Collection de Monsieur X, Paris. Acquis auprès de ce dernier.
Un certificat de Monsieur Eric Mouchet en date du 6 juillet 2015 sera remis à l’acquéreur.
Georges Présenté (1917-1984) est un ingénieur qui a travaillé avec Le Corbusier du début des années 1950 jusqu’à la mort de l’architecte, notamment sur ses projets d’unités d’habitation ainsi que sur de grands projets en Irak ; il apparaît que Georges Présenté a acheté plusieurs uvres à Le Corbusier durant le temps de leur collaboration professionnelle.
Par HÔTEL DES VENTES GIRAUDEAU Sarl à Tours
le 12/06/2021 : Maurice de VLAMINCK (1876-1958).
Péniches sur la Seine, 1908.
Huile sur toile signée en bas à droite.
60 x 73 cm.
Exposition : L’oeuvre de Vlaminck du Fauvisme à nos jours, Galerie Charpentier, Paris, 1956. n°38 «La Seine à Poissy».
Bibliographie :
– A. Mantaigne, Vlaminck, Ed. Grès, Paris, 1929, reproduit pl.9 « La Seine à Bougival ».
– Peintres figuratifs contemporains, Galerie Drouant, Paris, 1967, reproduit sous le n°259, p.94 « Le remorqueur à Chatou ».
Un avis d’inclusion dans le catalogue raisonné de l’oeuvre de Maurice de Vlaminck du Wildenstein Institute, en date du 2 février 1994, sera remis à l’acquéreur.
Expert : Cabinet MARÉCHAUX
Par DUFRECHE SAS – Maison de Ventes aux Enchères à BESANCON
le 17/06/2021 : Femmes sur un attelage tiré par des bœufs
Inde du nord, Penjab, Amritsar, signé Bishan Singh, vers 1872.
Gouache et or sur papier cartonné représentant deux femmes, l’une tenant un enfant dans les bras, assises sur un palanquin posé sur un attelage tiré par deux bœufs et dirigé par un bouvier au turban écarlate. Derrière, leurs compagnons suivent l’attelage, protégés du soleil par un parasol coloré. Devant, un homme ouvre la marche, un bâton dans la main droite, un pot en cuivre soutenu par des liens sur l’épaule gauche.
En bas à gauche, une inscription à l’encre noir en gurmukhi donnant le nom de l’artiste, son origine et son titre honorifique « Bishan singh musavar ambarsar ji » / « Bishan Singh Ji peintre d’Amritsar ». En dessous, inscription d’une autre main, probablement celle d’un propriétaire de l’œuvre, « H.L à H.D. 1872 ».
Dimensions page : 33,6 x 48,1 cm
Dimensions peinture : 25,1 x 39,7 cm
Etat : rousseurs, quelques pliures
Une peinture de Bishan Singh dans la Collection Toor de Londres montre des femmes sur un attelage dans une composition identique à notre peinture (Toor, 2018, p.282). La différence principale réside dans la qualité des protagonistes : des femmes luxueusement vêtues et accompagnées de soldats sur la peinture de Londres, une famille plus modeste, peut-être des marchands se rendant en ville, sur notre peinture.
Les personnages sont néanmoins rendus avec un souci identique du détail, caractéristique du peintre. Il use des mêmes couleurs chatoyantes pour les vêtements des femmes, le dais qui les abrite et le parasol de leurs compagnons. Le style de Bishan Singh est immédiatement reconnaissable dans d’autres détails tels que les touffes de feuillage au sol et le traitement du ciel, usant librement d’un lavis bleu laissant les nuages apparaître en réserve.
Pour une note sur l’artiste Bishan Singh et une bibliographie succincte, voir le lot suivant.
Frais 24% ttc
Expert : Cabinet MC David Expertises assisté de Camille Celier et Romain Pingannaud
Punjabi Ladies in an Ox-drawn Carriage
Signed Bishan Singh
Punjab, North India, Amritsar, circa 1872
Opaque and transparent pigments on paper, two ladies sit on a carriage drawn by two oxen, one of the ladies holds a child in her arms, the carriage followed by two men, one holding a parasol, another man holding a walking stick precedes them
Inscribed in the lower left corner in Gurmukhi with the name of the artist : “Bishan singh musavar ambarsar ji” [Bishan Singh Ji Painter [of] Amritsar]. Another inscription in French, probably by the first owner of the painting reads « H.L à H.D. 1872 ».
Page: 33.6 x 48.1cm.
Painting: 25.1 x 39.7cm.
Condition: substantial foxing all over.
Provenance: French Private Collection since at least the first half of the 20th century, purportedly brought back from Indochina by the current owner’s ancestor
A painting by Bishan Singh in the Toor Collection, London, depicts an identical composition with Women escorted in a horse-drawn carriage. In that scene, the ladies are preceded by two soldiers and followed by two women and a child (Toor 2018, p.282). The main difference between the two paintings is in the type of family depicted; in the Toor collection painting, wealthy ladies wearing heavy gold jewellery sit on a carriage drawn by a richly adorned white horse. They are escorted by armed soldiers. On this painting, a more modest family, perhaps merchants going into town, sit on a carriage drawn by oxen. The high quality of execution remains the same on both paintings however.
Bishan Singh’s precise hand and attention to detail are immediately recognizable here. He uses vibrant colours that stand out against the simple blue and grey wash background. Details such as the tufts of grass are identical on this painting and that in the Toor Collection, as is his treatment of the sky, with large white clouds reserved against the blue sky.
For a note on the artist Bishan Singh, please see the following lot.
Fees 24% (VAT included)
Expert : Cabinet MC David Expertises assisté de Camille Celier et Romain Pingannaud
Par BOISGIRARD – ANTONINI à Paris
le 23/06/2021 : Andy WARHOL (1928-1987)
Terrier (Children paintings),1983
Polymère synthétique et encres sérigraphies sur toile, signé au dos,
étiquette de la Galerie Bischofberger à Zürich au dos
36 x 23 cm
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles
le 06/06/2021 : Ladislas KIJNO (1912-2012) «HOMMAGE A MESSIAEN», 1961
(SÉRIE DES ÉCRITURES BLANCHES) Huile sur toile signée en haut à droite, titrée au dos sur le châssis
195 x 350 cm
Provenance :
Collection particulière
« Le monde est élastique, sphéroïdal et constamment en expansion : il y a plusieurs mondes, la matière est multiple comme stratifiée. On part d’une machine et on arrive aux rythmes d’un figuier ou aux fonds marins ; inversement, on part de la croupe d’un cheval, d’une courbe de violoncelle, d’un sein ou d’un visage et on arrive finalement à une gigantesque mécanique mentale.»
Ladislas Kijno
Par CORNETTE DE SAINT CYR MAISON DE VENTES à Paris
le 18/06/2021 : 123. *David HOCKNEY (Né en 1937)
TWO VASES IN THE LOUVRE, 1974
Eau-forte et aquatinte en couleurs
Signée, datée et numérotée 28/75
Porte le timbre sec du copyright de l’artiste
Petersburg Press, éditeur, New York et London
Sujet : 74.3 x 74 cm
Feuille : 99,6 x 91,9 cm – encadrée
Par DUFRECHE SAS – Maison de Ventes aux Enchères à BESANCON
le 17/06/2021 : Atelier de tissage, Inde, XIXe.
Gouache sur papier.
Frais 24% ttc
Dimensions : 31 x 40 cm
Etat : quelques petits manques.
Par SAS HOTEL DES VENTES DE NIMES- Françoise Kusel et Pierre Champion à Nimes
le 11/06/2021 : Claude VIALLAT (1936) – « Composition sur filet » – acrylique sur vlieseline et filet – 148 x 138 cm – avec certificat
Par Ader OVV à Paris
le 24/06/2021 : Dora Maar (1907-1997)
Pablo Picasso, 1938.
Epreuve argentique d’époque sur papier Agfa Brovira. Tampon de la vente de la succession Dora Maar » DM 1998 » au verso.
12 x 18 cm
Provenance :
Vente de la succession Dora Maar, Piasa-Mathias, 20 novembre 1998.
Par SARL OEP – OUEST ENCHERES PUBLIQUES à Nantes
le 26/06/2021 : Firmin BOUISSET (1859-1927).
« Le petit écolier » – Biscuiterie Lefèvre-Utile.
Oeuvre sur papier contre-collée sur toile signée en bas à droite et portant le numéro 105 en bas à gauche (pliures, petites tâches, déchirures et restaurations).
Haut. : 112 cm – Larg. : 79 cm
Provenance : Famille Amieux puis par descendance.
Notre affiche, c’est d’abord l’histoire de la biscuiterie la plus connue de France. Fondée en 1850 par deux lorrains Jean Romain LEFEVRE et Pauline-Isabelle UTILE, c’est leur fils Louis LEFEVRE-UTILE (1853-1939) va faire de cette biscuiterie une référence la Maison LU !
Ce succès tient évidemment à l’excellence gustative mais aussi et surtout à la stratégie marketing mise en place dès la fin du XIXe siècle. Comme beaucoup après eux, LU s’attache l’image et le talent des artistes de l’époque d’Alphons Mucha à Sarah Bernhardt en passant par Anatole France ou Augsute Bartholdi. Il associe aussi les biscuits aux grands évènements de l’époque comme l’Exposition Universelle ou l’expédition du commandant Charcot.
L’image fait partie intégrante de la Maison LU comme son célèbre biscuit à la forme singulière inventé par Louis LU en 1866.
LU étant avant tout une affaire de famille qui mieux que le fils comme ambassadeur c’est ainsi qu’en 1897, Firmin BOUISSET créé ce célèbre garçon croquant d’un oeil gourmand un fameux petit LU !
Notre oeuvre fut conservée dans l’usine Amieux de Chantenay, elle fut récupérée par les héritiers de la famille lors du rachat de la société en 1967. Conservée depuis la famille elle est aujourd’hui un trésor du patrimoine nantais.
Par VASSY & JALENQUES – S.A.R.L à Clermont-Ferrand
le 19/06/2021 : CHINE – Epoque YONGLE (1403 – 1424)
Vase de forme meiping en porcelaine à décor en bleu sous couverte d’un registre de dix fruits dans leur feuillage reparties en deux registres: la partie supérieure comportant des litchi, grenade, pêche, longane, loquat, la partie inférieure de pomme sauvage, melon, gingko, cerise et raisin. L’épaulement est orné de douze fleurs dans une frise de lingzhi, dont deux types de lotus, camélia, chrysanthèmes et hibiscus. Le pied est surmonté d’une frise de feuillage formant spirales surmontée de dix pétales de lotus comportant les mêmes fleurs que l’épaulement. Cette frise est refermée par cinq lignes. (Rayures, une fêlure dans l’émail). H. 36 cm.
Expert : cabinet Portier
Lot soumis à condition – Enchères non acceptées sur le live – S’adresser à la salle des ventes
Le vase n’est pas visible pendant l’exposition.
Par Osenat Fontainebleau à Fontainebleau
le 28/06/2021 : CHINE
Paire de VASES bouteilles à thé à section carrée en porcelaine émaillée bleu et blanc à décor de scènes de la vie quotidienne.
Période Transition (vers 1640 – 1650)
H. 30 cm
(éclats, égrenures et restauration à un col)
Expert : Monsieur L’Herrou
Par Sarl CANNES ENCHERES à Cannes
le 15/06/2021 : Important brûle-parfum en bronze de forme ovale, les anses en forme d’animaux fantastiques perchés sur des masques. Il repose sur quatre pieds griffes. Il porte une marque Xuande à six caractères sous la base. Inscription à quatre caractères gravée sous l’une des anses. CHINE, XVIIe siècle. Poids : environ 7 kg. H : 17,5 ; L : 43,5 ; P : 27,5 cm (usures à la patine, quelques manques dont la queue de l’un des animaux sur une anse, quelques défauts de fonte restaurés)
Par Ader OVV à Paris
le 25/06/2021 : EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
Théière en vermeil fondu quadripode. Les pieds figurent des cèpes de vigne autour desquels s’enroulent des pampres et des feuilles en rappel sur le couvercle et l’anse, dont la prise est rehaussée d’une ciselure de croisillons entre deux arrêts d’ivoire. Le corps représente un potiron recouvert de protubérances. Non sans humour, le bec verseur figurant un escargot au naturel, semble sortir d’un de ses mets favoris dans un encadrement de gerbes de blés.
Poinçon minerve
Orfèvre : Alphonse DEBAIN 1883 – 1911
Poids : 1363,6 g – hauteur : 19,1 cm
Littérature :
Représentation photographique page 31 dans le livre d’ALASTAIR DUNCAN : The Paris Salon 1895 – 1916 sur le cabinet de présentation de la Maison DEBAIN lors de l’Exposition Universelle de 1900.
L’influence japonaise et le retour à l’étude de la nature sont à l’origine des décors du nouveau style dont cette théière est la parfaite illustration.
Alphonse DEBAIN était hors concours lors de cette exposition car il était secrétaire du jury de la Classe 94 dans laquelle il exposait. Néanmoins nombre de ses collaborateurs furent récompensés par des médailles d’argent » pour l’excellence de ses pièces nouvelles « .
Par POUSSE-CORNET SARL – VALOIR à Blois
le 27/06/2021 : CZAPSKA DE TROMPETTE du 1er régiment des chevau-légers lancier de la Garde impériale dit » Lanciers polonais «
Carcasse en carton fort renforcé de baguettes de bambou fendues recouvert de drap blanc piqué à côtes, turban en cuir verni noir (craquelé) d’une hauteur de 100 mm recouvert d’un galon argenté à bâtons de 30 mm, les angles latéraux et le plateau carré supérieur (240 x 230 mm) sont soulignés d’une soutache rouge décolorée qui a tourné au vieux rose, les angles métalliques sont en laiton argenté. Sur les faces latérales on trouve deux têtes de lion en laiton argenté sur quadrilobe avec crochets pour permettre la fixation d’une jugulaire à anneaux dont le drap est manquant, visière en cuir verni noir estampé d’un motif à baguettes sur le pourtour et au centre perpendiculairement du fameux » trottoir à punaises « , cocarde tricolore en tissu ornée d’une croix de Malte en laiton argenté de 57 mm environ. Sur le devant, on trouve la plaque en laiton doré à rayons estampés en relief, avec centre en cuivre argenté guilloché et d’un » N » sous couronne. (usures de l’argenture). Bandeau intérieur de la coiffe en cuir (le tissu est manquant).
Epoque début du XIXe siècle.
H : 24 cm. ABE (usures d’usage)
Le 1er régiment de chevau-légers lanciers polonais (1 Pulk Szwolezerów-Lansjerów Gwardii Cesarskiej) est une unité de cavalerie légère de la Garde impériale, crée en 1807. Avec un effectif théorique de 1 000 cavaliers et 32 hommes d’état-major, c’est le quatrième régiment de cavalerie intégré à la Garde. On compte 2 trompettes par escadron.
Recrutés au sein de la noblesse polonaise, les chevau-légers effectuent leurs premières armes pendant la guerre d’Espagne, particulièrement au col de Somosierra en 1808 où un seul de leurs escadrons s’empare de quatre batteries espagnoles. Après cet exploit, les Polonais intègrent la Vieille Garde. En 1809, ils sont les premiers cavaliers de la Garde impériale à être dotés de la lance, et deviennent alors les » lanciers polonais « .
Consultant : Laurent Mirouze
Par SASU PRADO FALQUE ENCHERES à Marseille
le 27/06/2021 : SEVRES, exceptionnelle paire de glacières complètes en porcelaine dure . Le corps à base arrondie repose sur quatre pieds griffes ajustés sur un socle à pans incurvés , quatre têtes de lions ayant un anneau factice dans la gueule, marquent la partie haute . Chaque glacière comporte , le corps proprement dit , le fourreau en porcelaine, et le couvercle avec une prise en forme de pompon trompe l’œil .-Sur chaque glacière , et sur la partie la plus large ,sont peints quatre oiseaux d’après Buffon ,en polychromie sur fond de paysage dans un médaillon ovale cerné d’un filet noir et or .-Cet ensemble est à dominante Jaune avec filets or et galons noirs.-La forme de ces glacières est à rapprocher de celles exécutées pour la laiterie de la reine Marie Antoinette à Rambouillet .-La signature sur l’une d’elles marquée ( République Française) indique l’époque révolutionnaire après la mort du Roi et de la Reine , année 1793 première république française -Fin du XVIIIème siècle -Infimes usures d’or et de noir sur certains filets, une prise restaurée et petits éclats sous un couvercle) Expert: Jean-Gabriel Peyre +33 6 80 72 33 20
Par CORNETTE DE SAINT CYR MAISON DE VENTES à Paris
le 12/06/2021 : Sri Lakshmi (Srî Laksmî)
Royaume de Vijayanagar
Inde méridionale, (probablement Karnataka), ca 15° siècle
Alliage cuivreux. H. 65 cm
Cette très belle sculpture de la compagne de Vishnu devait initialement se trouver à la droite de son époux dans une triade classique, en pendant à un autre aspect d’elle-même associé à la terre, Bhudevi.
Elle est représentée debout dans l’attitude de la triple inflexion (tribhanga) le bras droit pendant le long du corps tout en en suivant les courbes sinueuses. La main gauche relevée tient une fleur de lotus.
Déesse de la richesse, de l’amour, de la beauté, de la joie et de la prospérité, elle est richement parée de complexes bijoux, brassards, bracelets, colliers, ceintures. Son vêtement plissé est gravé de motifs floraux traditionnels cherchant à en reproduire les broderies. Sa coiffe est arrangée en un haut karandamukuta soutenu par une couronne à la base.
Petits accidents visibles, le beau poli de surface témoigne d’une longue vénération.
Même si la forme générale et les parures font écho à l’esthétique de la dynastie Chola précédente, cette œuvre s’inscrit dans une esthétique différente, moins éthérée dans le traitement du corps et donc plus naturaliste tout en respectant les canons de la beauté féminine indienne.
Cette esthétique nouvelle est probablement à mettre en relation avec la nouvelle dynastie Vijayanâgara fondée en 1336 qui tire son nom de sa capitale si.tuée au Karnataka dont le centre correspond au site aujourd’hui en ruines d’Hampi.
Les récits de voyageurs de l’époque la décriraient d’une grande richesse essentiellement due au commerce. Certains spécialistes considèrent qu’elle dut à cette époque être la seconde ville la plus importante du monde après Beijing jusqu’à son pillage et son abandon après la victoire de la coalition des sultanats musulmans lors de la bataille de Talikota en 1565.
Cette remarquable sculpture fait sans nul doute par.tie des plus abouties parmi le corpus attribuable à l’époque Vijayanâgara. Elle se détache nettement d’une grande partie des œuvres contemporaines produites dans les diverses provinces de l’empire qui ne sont bien souvent que des répliques plus ou moins abouties d’archétypes de l’époque Chola.
Elle a dû voir le jour dans un atelier de la capitale pour un commanditaire important du temps de l’apogée de la dynastie, soit à la fin du quatorzième ou au quinzième siècle.
This beautiful sculpture of Vishnu’s consort was originally intended to stand to the right of her husband in a classical triad, as a counterpart to another aspect of herself associated with the earth, Bhudevi. She is depicted standing in the attitude of triple inflexion (tribhanga) with her right arm hanging down the body while following its sinuous curves. The raised left hand holds a lotus fleur. A goddess of wealth, love, beauty, joy and prosperity, she is richly adorned with intricate jewelry, armlets, bracelets, necklaces, belts. Her pleated garment is engraved with traditional floral patterns seeking to replicate their embroidery. Her headdress is arranged in a high karandamukuta supported by a crown at the base. Small visible accidents, the beautiful surface polish shows a long veneration. Even if the general form and the ornaments echo the aesthetics of the previous Chola dynasty, this work is part of a different aesthetic, less ethereal in the treatment of the body and therefore more naturalistic while respecting the canons of Indian female beauty. This new aesthetic is probably related to the new Vijayanagara dynasty founded in 1336, which took its name from its capital in Karnataka, the center of which corresponds to the ruined site of Hampi today. The accounts of travelers of the time describe it as a city of great wealth, mainly due to trade. Some scholars believe that it must have been the second most important city in the world after Beijing until it was looted and abandoned after the victory of the coalition of Muslim sultanates at the Battle of Talikota in 1565. This remarkable sculpture is undoubtedly one of the most accomplished among the corpus attributable to the Vijayanagara period. It stands out clearly from a large number of contemporary works produced in the various provinces of the empire, which are often nothing more than more or less accomplished replicas of archetypes from the Chola period. It must have been made in a workshop in the capital for an important patron at the time of the dynasty’s apogee, either in the late fourteenth or fifteenth century.
Provenance :
– Ancienne collection privée Française
– Collection Taoufik Bendahou (Paris)
– Acquise de ce dernier par son actuel propriétaire
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Par JAKOBOWICZ & ASSOCIÉS à VAUX-LE-PENIL
le 12/06/2021 : FRANÇOIS-XAVIER LALANNE (1927-2008)
Agneau, 2002
Épreuve en bronze et béton époxy
Datée, justifiée 219/500 et portant le cachet du fondeur Blanchet sous le museau
Haut. 51 – Long. 60 – Prof. 18 cm
(Belle patine d’usage consécutive à une exposition extérieure)
Bibliographie : Daniel Marchesseau, Les Lalanne, Paris, Flammarion, 1998, un exemplaire similaire reproduit p. 37
Daniel Abadie, Lalanne(s), Paris, Flammarion, 2008, un exemplaire similaire reproduit p. 188
Provenance : Collection privée de Seine-et-Marne, oeuvre reçue en cadeau par l’actuel propriétaire directement de l’artiste
CE LOT NE SERA PAS OUVERT AUX ENCHÈRES SUR INTERNET. POUR ENCHÉRIR SUR CE LOT, MERCI DE CONTACTER L’ÉTUDE : [email protected]
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Par ETUDE DE PROVENCE – RIBIERE & Associés à Sanilhac-Sagriès
le 27/06/2021 : Rare et importante Vierge à l’Enfant en pierre calcaire sculptée en ¾ ronde-bosse. Cette grande Vierge couronnée est représentée debout, portant l’Enfant Jésus de sa main gauche. Ce dernier est assis, vêtu d’un ample manteau au plissé savamment exécuté. Il a un visage poupin aux belles expressions très finement exécutées, sa chevelure est complexe avec un jeu de boucles et de contre boucles. Marie porte une longue robe ceinturée à l’encolure arrondie ornée de broderie formant des plis souples retombant sur ses pieds. Et d’un long manteau ouvert formant des plis profonds et souples en V sur le côté gauche. L’admirable, visage de Marie s’inscrit dans un élégant rond, encadré par les ondulations de sa longue chevelure qui retombe sur ses épaules : elle est sereine, les yeux en amandes selon les canons gothiques, avec des paupières bien soulignées, le front dégagé, un petit menton, la bouche fine aux lèvres bien formées dans un sourire agréable. France, Burgondo-Flamandes XVe siècle. H. 120 cm. (Usures & restaurations à la polychromie, manques épaule gauche de Jésus et doigts de sa main droite, épaufrures)
Bibliographie :
– « Les imageurs Bourguignons de la fin du Moyen-Age » Pierre Camp ; Les cahiers du Vieux-Dijon 1990 – p. 158- p189- p.225- p. 246
– « Statuaire Médiévale en France de 1400 à1530 » Tome I Jacqueline Boccador éditions les clefs du temps 1974. Ill. 230 &231 ; p. 194- Ill. 364
– « Statuaire Médiévale en France de 1400 à1530 » Tome II Jacqueline Boccador éditions les clefs du temps 1974. Ill. 125 ; 131 ; 213
Par AIX LUBERON ENCHERES à Manosque
le 26/06/2021 : LAURENS Henri (1885-1954) : Le ruban, épreuve en bronze à patine brune. Cachet de fondeur VALSUANI. Monogrammé HL et numéroté 0/6. H25cm.
Provenance Galerie Louis LEIRIS.
Expert : Mme SEVESTRE-BARBE
Par RENNES ENCHERES à RENNES
le 29/06/2021 : MODIGLIANI Amedeo, 1884-1920
Tête de femme
bronze à patine verte nuancée, fonte posthume (traces de frottements et salissures), vers l’arrière : Modigliani, sur le côté droit : EJM I/IV, sur le côté gauche : cachet rectangulaire Cire perdue C. Valsuani. Circa 1965
Ht. : 25,8 cm
Expert : Michel MAKET
Par CONAN HOTEL D’AINAY SAS à LYON
le 26/06/2021 : Jules-Edmond Masson (1871/1932)
Napoléon Bonaparte, grande sculpture en bronze patiné représentant l’Empereur à cheval, botté, porte une redingote et coiffé d’un bicorne, belle attitude et anatomie du cheval bien harnaché.
Signé sur la terrasse J.E. Masson, gravé Susse Fres. Edrs. Paris et cachet de Susse frères éditeurs Paris.
Repose sur un socle en marbre vert veiné, orné d’un aigle au ailes déployées.
Bronze : H.45.5cm L.41cm P.13.5cm
Légères usures d’usage à la patine.
Par SASU PRADO FALQUE ENCHERES à Marseille
le 27/06/2021 : CHIPARUS D.H, « Danseur russe » , sujet chryséléphantin en ivoire, bronze argenté, doré et émaillé . il repose sur un socle à degrés en marbre et onyx. Signé sur la plaque d’onyx. (fentes aux parties en ivoire, accidents au socle). Ht. : 62.5cm
Par SVV MILLON & ASSOCIES à Paris
le 25/06/2021 : Daniel BUREN (né en 1938)
Cadre Décadré – 5 A5, 2006
Cadre en acier, verre acrylique, filtre transparent
96 x 96 cm
Provenance :
Galerie Dr. Dorothea van der Koelen
Collection particulière, Paris
Estimation sur demande
Par SVV MILLON & ASSOCIES à Paris
le 07/06/2021 : CHINE, fin XVIIe-début XVIIIe siècle
*Important paravent à douze feuilles en laque de Coromandel
Brillamment sculpté en profondeur et rehaussé de polychromie, le décor comprenant sur la face avant une scène de palais et personnages, sur le pourtour une frise contenant des fleurs et objets antiques, à l’arrière une importante inscription gravée comprenant une datation cyclique et encadrée d’une frise comprenant des animaux mythologiques.
Hauteur : 246 cm
Largeur : 50 cm (par feuille)
*Ce lot étant en importation temporaire une TAXE DE 5,5 % sera à payer par l’acheteur en plus des frais acheteurs. This lot is in temporary importation, 5,5 % tax will be to pay by the buyer plus the buyer’s premium .Unless it is exported outside the EU.
Par SARL BEAUSSANT-LEFEVRE à Paris
le 22/06/2021 : Petite commode à portes en acajou, placage d acajou et ébène, ouvrant à trois tiroirs dont un à secret et deux vantaux. Montants en carquois torsadés détachés. Riche ornementation de bronzes dorés : mascarons, trophées, feuillages Dessus de marbre Portor. Estampillée trois fois Beurdeley à Paris et n° 29. Style Louis XVI, d après Beneman. (Petit manque, pied arrière accidenté). Hauteur : 90 cm – Largeur : 97 cm – Profondeur : 54 cm Alfred Beurdeley (1808-1882), fils et père d ébéniste, fut l un des principaux ébénistes du Second Empire, fabriquant essentiellement des meubles de style du XVIIIe siècle. Il devint par la qualité de sa fabrication, l ébéniste le plus réputé de Paris dans ce genre, doué d un goût exquis, pénétré de la science des styles à un degré extrêmement remarquable et participa brillament à l Exposition Universelle de 1878 où il remporta la médaille d or. Il fut le fournisseur du duc de Nemours, de l impératrice Eugénie et de Napoléon III. Un modèle semblable vendu : – Sotheby s, New York, 19 avril 2007, lot n° 130. – Christie s, Paris, 19 mars 2008, lot n°95.
Par SVV Denis HERBETTE à Doullens
le 27/06/2021 : SPECTACULAIRE COMMODE LOUIS XV à fort galbe en façade et larges côtés évasés en placage de bois précieux à décor d’un large médaillon en cœur central entouré d’une marqueterie de cubes dans des entrelacs. Elle ouvre par 2 tiroirs sans traverse. Montants à côtes pincées. Pieds facettés. Les côtés sont marquetés de cubes. Riche ornementation de bronzes dorés. Estampillée de BOUDIN. Poinçon de Jurande. Dessus de marbre rouge royal. Ep.XVIIIè. L.146 P.64 H.88.
Par Hotel des Ventes Anticthermal à Nancy Anticthermal
le 18/06/2021 : 209 Jean PROUVE, SUITE DE 5 CHAISES « CAFETERIA » DEMONTABLES EN METAL TUBULAIRE ET TOLE D’ACIER PLIEE LAQUEE ROUGE, DOSSIERS ET ASSISES EN BOIS CONTREPLAQUE (piètement repeint, en l’état) 15000 – 20000 EURO
Par Ader OVV à Paris
le 18/06/2021 : JEAN-RENE PROU (1917-1983) POUR LA DECORATION DE L’APPARTEMENT DE M. ET MME R. A NEUILLY EN 1957-61
Pièce unique conçue et réalisée en 1957
Bureau en bois laqué noir et travertin.
Le piètement formant un trapèze et recevant quatre pieds cylindriques réunis par trois entretoises et terminés chacun par un haut sabot-fourreau en laiton nickelé.
Le plateau en travertin de forme libre au pourtour équarri et recevant un sous-main en inox d’origine.
Etat d’usage, usures et sauts de laque épars au piètement.
Hauteur : 76 cm – Longueur : 158 cm – Profondeur : 98 cm
Provenance :
– M. et Mme R., Neuilly-sur-Seine. D’une entière décoration conçue par Jean-René Prou entre 1957 et 1961 pour leur appartement situé au rez-de-chaussée de l’immeuble construit en 1909 par le grand-père de M. R.
– M. R., fils des précédents.
Archives :
– Une copie du dessin d’origine de notre bureau (sans entretoise) signé et daté J.R. Prou (19)57 sera remis à l’acquéreur.
– Notre bureau fut reproduit page 111 dans un reportage consacré à l’appartement de M. et Mme R. à Neuilly-sur-Seine et paru dans Maison et Jardin n° 51 de mars-avril 1958.
– Une partie de notre bureau in situ est visible sur la couverture du numéro hors-série titré 120 cheminées de Mobilier et Décoration de 1958.
Par SARL BEAUSSANT-LEFEVRE à Paris
le 22/06/2021 : CHINE – XVIIIe siècle Casque (kui) en fer, les ornements en cuivre doré et ajouré de rinceaux feuillagés, la pièce frontale décorée de deux dragons pourchassant la perle sacrée au-dessus des flots. Les côtés composés de soie bleue brodée de dragons formant médaillons et deux plaques rondes ajourées de rinceaux. (Accidents à la soie). Avec un support en bois postérieur. Référence : Casque similaire conservé au Palace Museum, Gugong, Beijing, n°00172256.
Par SARL CHEVAU-LEGERS ENCHERES à Versailles
le 27/06/2021 : Jean-Michel FRANK (1895-1941), suspension « PATELLE » en plâtre patiné, Diam : 65cm, Petits éclats à la patine, manque les accroches. Un certificat du comité Jean-Michel FRANCK sera remis à l’acquéreur.
Par SAS HOTEL DES VENTES DE NIMES- Françoise Kusel et Pierre Champion à Nimes
le 11/06/2021 : TORGUET : collier en or rose et jaune 750ecomposé d’une double chaine maille jaseron ornée en son centre d’un important pendentif orné d’une opale figurant un ciel, avec un visage de femme en cristal de roche, la chevelure au vent, entourage feuillagé, émaillé et parsemé de 10 diamants de taille brillant (totalisant 0,60 carat environ) soutenant en pampille un saphir de Ceylan de 6,15 carats, de taille coussin (absence de modification thermique) et une perle fine naturelle de forme poire de 10,08 carats – Dim pendentif : 79x62mm (hors pampille) – Long tour de cou : 43,5cm – Poids brut : 217g – accompagné d’un certificat GEM Paris pour saphir en date de janvier 2021 et d’un certificat LFG pour perle fine en date de janvier 2014
Par Boisseau-Pomez Sarl – Hôtel des Ventes de Troyes à Troyes
le 15/06/2021 : POKEMON : Set de base 1ere édition en français.
DRACAUFEU HOLO sous boitier scellé.
Note PSA 9
Serial number : 42079767
Population : 158 exemplaires en français PSA 9
Dracaufeu est LA carte emblématique du jeu. Prisée autant par les joueurs, les collectionneurs ou encore les investisseurs.
Par Boisseau-Pomez Sarl – Hôtel des Ventes de Troyes à Troyes
le 15/06/2021 : POKEMON : Set de base 1ere édition en français.
MEWTWO HOLO sous boitier scellé.
Note PSA 10
Serial number :27194741
Population : 24 exemplaires en français PSA 10, rare.
Le méchant de l’univers pokémon, une carte mythique.
Par Boisseau-Pomez Sarl – Hôtel des Ventes de Troyes à Troyes
le 15/06/2021 : POKEMON : Set de base 1ere édition en français.
FLORIZZARE HOLO sous boitier scellé.
Note PSA10
Serial number : 26098493
Population : 35 exemplaires en français PSA 10, rare.
Par ETUDE DE PROVENCE – RIBIERE & Associés à Sanilhac-Sagriès
le 27/06/2021 : Sheila HICKS (née en 1934 à Hastings, Nebraska, États-Unis)
Sans titre, 1981
Tapisserie, techniques mixtes.
Signé au dos « Sheila Hicks, Paris, 1981 »
180 x 190 cm environ.
Les œuvres de Sheila Hicks, figure majeure de l’art textile contemporain, sont extrêmement rares sur le marché. L’œuvre présentée est exceptionnelle par sa taille, son année et sa majesté.
Rapport d’état / condition report : œuvre non montée sur châssis, nécessitant un nettoyage et une « retension » des lignes pour lui donner un aspect géométrique plus strict. Selon un email de Mme Sheila Hicks : « the panel obviously needs cleaning and mounting » (email du 3 mai 2021).
Certificat d’authenticité établi par la Galerie Ferrero, Nice
Par SARL VICHY ENCHERES à Vichy
le 03/06/2021 : Archet de violon de Nicolas Léonard TOURTE vers 1790 , monté argent. 54g, avec mèche et garniture fines. Passant neuf. Bon état. (BSVP-CCL-0014)
Violin bow by Nicolas Léonard TOURTE circa 1790, silver mounted. 54g, with thin hair and light wrapping. New ferrule. Good condition.
This instrument is more than 100 years’old.
N.B. : AUCUNE ENCHERE INTERNET POSSIBLE POUR CE LOT. ATTENTION, ce lot est soumis à condition et nous vous demanderons un dépôt de garantie de 30 % de l’estimation basse, si vous souhaitez enchérir. Cet acompte est à verser, par virement ou par carte bancaire, avant le mercredi 2 Juin 2021 18 heures.
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Par SVV FARRANDO à Paris
le 01/06/2021 : Très intéressant violoncelle de L’école de Venise fait vers 1730 dans l’entourage de Tononi. Tête même époque mais d’un autre auteur. 755 mm sur le fond.
Photos HD :
https://photos.app.goo.gl/YHz8UYTtmyKUjegq5
Very interesting cello of the Venetian school made around 1730 in the entourage of Tononi. Same period head but from another maker. 755 mm on the back.
HD pictures :
https://photos.app.goo.gl/YHz8UYTtmyKUjegq5
Par LIMOGES ENCHERES S.A.R.L à Limoges
le 29/06/2021 : Line VAUTRIN (1913-1997) – Miroir modèle « Soleil à pointes n°3 » en talosel incrusté de miroirs taillés
Signé ‘Line Vautrin ». Vers 1955-1960. Diam : 50 cm. Petits accidents et manques.
Par Ceysson Art et Enchères – CORSE ENCHERES à Sainte-Maxime
le 19/06/2021 : Bague sertie d’un important diamant taillé en émeraude (variante vers l’asscher cut) pesant 5.99 cts (dim. 11.57 x 10.53 x 6.22 mm) entouré par des diamants ronds taillés en brillant.
Tour de doigt : 55
Poids brut : 3.82 g
Le diamant central à fait l’objet d’un certificat HRD remis à l’acquéreur (numéro d’identification gravé au rondiste) et indiquant les caractéristiques suivantes :
Couleur F
Pureté VS1
Fluorescence Nil
Polissage VG
Symétrie G
Certificat HRD 24 février 2021 indiquant les caractéristiques suivantes : Couleur F Pureté VS1 Fluorescence Nil.
( Certificat du HRD Antwerp 2100000035118 ) Expert • Anne PELLERIN
55 rue du faubourg Montmartre – 75009 Paris France
Téléphone fixe : 0142334144
[email protected] LOT vendu sur désignation
Par Hôtel des Ventes NICE RIVIERA à Nice
le 26/06/2021 : DE GRISOGONO.
Bague en or gris 750 millièmes sertie d’un diamant taille cœur (environ 3,50 carats) et de diamants noirs (environ 5,60 carats).
Poids brut : 11 grs
Par APONEM à Génicourt
le 28/06/2021 : CARTIER. Montre bracelet modèle tortue. Boitier et boucle en or jaune 18 ct.
Cadran à chiffres romains, chemin de fer pour les minutes.
Porte un n° 23500 au revers.
Boitier 2,6 cm
Sans verre, manque des aiguilles, bracelet très usé, en l’état. En R
Pb : 44 g.
Par AGUTTES à Neuilly-sur-Seine
le 30/06/2021 : 1 B WHISKY BLUE LABEL 1805 THE CELEBRATION BLEND 75 cl 46,3% Édition spéciale créée pour commémorer le 200ème anniversaire de la naissance de John Walker en 2005 bouteille n° 61/200 (Coffret en bois verrouillable avec une réplique du livre de recettes d’Alexandre Walker) (e.t.h. légères) – NM – Johnnie Walker
Ce lot est soumis à restriction, merci de contacter le département afin de prendre part aux enchères.
Par SVV GEOFFROY BEQUET à Royan
le 09/06/2021 : 299. DUMAS (Alexandre). Très rare réunion d’éditions originales :22 volumes in-8, reliure homogène pour l’ensemble signée en pied Lebrun (sauf sur les tomes 7 à 10 de Vingt ans après) demi-veau fauve, dos à 4 nerfs orné de filets noircis (quelques-uns estompés), titre doré sur fond noir (habilement reteinté, d’autres estompés) et filets et frises dorées, tranches jaspé bleu. Qq. traces sur les dos et légers T. 6 : (4)-287-(1): T. 7 : (4)-297-(1 bl.)-(1): T. 8 : (4)-329-(1 bl.)-(1). Complet des faux-titre et titre et du feuillet de table en fin de chaque tome. Qq. rares petites taches dans le papier mais pas ou très peu de rousseurs pâles, manque l’angle inférieur d’un feuillet loin du texte au tome 2. – Vingt Ans Après. Suite des Trois mousquetaires. Tomes 1 à 10. Paris, Baudry, 1845. T. 1 : (4)-332-(1) pp.:T. 2 : (4)-334-(1) pp.: T. 3 : (4)-334-(1) pp.: T. 4 : (4)-319-(1) pp.: T. 5 : (4)-324-(1) pp.: T. 6 : (4)-315-(1 bl.)-(1) pp.: T. 7 : (4)-312-(1) pp.: T. 8 : (4)-312-(1) pp.: T. 9 : (4)-296-(1) pp.: T. 10 : (4)-302-(1) pp.Petite tache brune dans l’angle supérieur de 5 ff., très petit manque de papier dans l’angle de 2 ff. du t. 7: Petite tache brune dans l’angle supérieur de 6 ff. du t. 8: Rousseurs un peu plus présentes sur les tomes 1 à 4, beaucoup plus rares voire inexistantes sur les volumes suivants. Très bel ensemble, complet en 18 volumes, pour ces deux éditions originales des grands romans de cape et d’épée d’Alexandre Dumas, ainsi présentées par Clouzot (Guide du Bibliophile, p. 98-99) qui insiste sur leur rareté : Les Trois Mousquetaires : Rare et très recherché. Rarissime en belle condition d’époque. Vingt ans après : Aussi difficile à rencontrer en belle condition que Les Trois mousquetaires auquel il fait suite.Les Trois Mousquetaires parurent en feuilleton dans Le Siècle entre le 14 mars et le 14 juillet 1844 avant d’être publiés par Baudry peu de temps après. De même, Vingt ans après fut donné en feuilleton entre le 21 janvier et le 2 août 1845 et publié la même année. Carteret I, 235: Vicaire II, 359 et 369.On joint : Le Comte de Monte-Christo. Tomes 1 à 4. Paris, Pétion, 1845. Même reliure que précédemment, signée Lebrun en pied. Petites nuances de teinte sur les dos, qq. usures sur les filets dorés, pièces de titre parfois estompées, un coin cassé en tête du second plat du t. 1.T. 1 : (4)-321-(1 bl.)-(1) pp.: T. 2 : (4)-334-(1) pp.: T. 3 : (4)-311-(1) pp.: T. 4 : (4)-325-(1 bl.)-(1) pp. Beaux exemplaires à grandes marges (21 cm), papier blanc, pratiquement sans rousseurs.Édition originale pour ces 4 (sur 12) premiers volumes. Le Comte de Monte-Cristo, fut publié avec des interruptions dans Le Journal de Débats entre le 28 août 1844 et le 15 janvier 1846, et sa parution en volume commença dès 1845. Vicaire II, 366.Lebrun s’établit à Paris vers 1830 où il exerça jusqu’en 1857 après avoir longtemps travaillé auprès de René Simier dont il fut l’élève. Il obtint une médaille de bronze à l’Exposition nationale de 1844. Fléty p. 107 : Devauchelle, La reliure, p. 189.frottements sur les mors, trois petits trous de vers sur le mors du t. 3, deux griffures au dos du t. 5, mors fendillés sur 1,5 cm en pied du t. 6. – Les Trois Mousquetaires. Tomes 1 à 8. Paris, Baudry, 1844. T. 1 : (4)-349 [chiffrée 449]-(1 bl.)-(1) pp.: T. 2 : (4)-329-(1 bl.)-(1) pp.: T. 3 : (4)-386-(1) pp.: T. 4 : (4)-363-(1) pp.: (suite sur catalogue joint)