Le 2 juin 2014 | Mis à jour le 4 juin 2014

Deux saintes échappées du XVIe siècle…

par Interencheres

[Le lot du jour] Si les maisons peuvent parfois réserver des surprises, quelques pièces d’or cachées dans la charpente ou une coupelle antique enterrée dans le jardin, une propriété lorraine a révélé à ses nouveaux acquéreurs un véritable trésor ! Au fond du jardin, dans la chapelle du domaine se trouvait une vingtaine de statues et bas-reliefs datant du XVIe siècle.

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Depuis 1969, date de l’acquisition de la propriété et de la découverte de ses immobiles occupants, les propriétaires des lieux vivent en colocation avec cet étonnant groupe statuaire. Mais deux membres de cet ensemble, sainte Marie-Madeleine (à gauche) et sainte Catherine d’Alexandrie (à droite) quitteront la chapelle le dimanche 15 juin 2014, pour être mises aux enchères par Maître Olivier Marquis dans son hôtel des ventes d’Epinal.

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« Certaines de ces sculptures, dont les deux lots mis en vente viendraient de la cathédrale de Saint-Étienne de Toul. Les documents qui auraient pu formellement le prouver ont été brûlés dans le bombardement de Toul par les Allemands en 1939, qui a entraîné la destruction de toutes archives de la ville… Néanmoins plusieurs preuves montrent que nos deux saintes siégeaient autrefois dans l’édifice gothique », précise le commissaire-priseur.

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Premier indice, la grande qualité d’exécution des statues et notamment la finesse de leurs traits ainsi que la conservation de la polychromie démontrent qu’il s’agit d’une commande importante. La grande taille de sainte Marie-Madeleine et sainte Catherine, qui mesurent respectivement 1,36 mètre et 1,39 mètre, prouve également qu’elles étaient destinées à un lieu prestigieux. La présence des ecclésiastiques à côté de chacune de ces dames, et notamment l’évêque reconnaissable par sa mitre aux pieds de Marie-Madeleine, ne laissent plus de doute sur l’identité des commanditaires de ces œuvres. Il était en effet fréquent au XVIe siècle de représenter le donateur sur les tableaux et les sculptures qu’il finançait. Pour finir, la propriété dans laquelle les statues ont été retrouvées est située à seulement 3 kilomètres de la cathédrale de Toul… Peut-être ont-elles été cachées par quelques amateurs d’art souhaitant éviter leur destruction pendant la Révolution ?

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« Les sculptures du XVIe siècle de cette taille et de cet état de conservation s’avèrent extrêmement rares sur le marché », ajoute le commissaire-priseur. Les deux Saintes sont chacune estimées de 40 000 à 50 000 euros. Rejoindront-elles ensemble leur prochaine demeure ? Qui sera leur nouveau propriétaire : un particulier, un musée, vous ? Réponse : dimanche 15 juin à Epinal à partir de 14 heures.

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Lien vers l’annonce de la vente aux enchères

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