Le 7 décembre 2015 | Mis à jour le 9 décembre 2015

La Bretagne de Paul Sérusier

par Interencheres

[Vente à venir] « Comment voyez-vous ces arbres (…) ? Ils sont jaunes. Eh bien, mettez du jaune ; cette ombre plutôt bleue, peignez-la avec de l’outremer pur (…) », voici comment Paul Gauguin — par ses conseils — amena Paul Sérusier (1864-1927) à devenir l’une des figures initiatrices du mouvement Nabi. Le samedi 12 décembre 2015 à Brest, trois œuvres de cet artiste postimpressionniste seront proposées aux enchères par Maîtres Philippe Lannon et Gilles Grannec.

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Présentes au catalogue raisonné de Sérusier, ces œuvres sont toutes trois caractéristiques de son travail. La Guirlande de primevères (est. 100 000 à 150 000 euros) – qui réapparaît vingt ans après sa dernière parution sur le marché parisien – est un travail tout à fait représentatif de l’Ecole de Pont-Aven (v. 1850-1890). « L’artiste parvient, par le positionnement des volumes et l’ajout de la guirlande, à dynamiser sa composition. Ce tableau est intéressant par la qualité du travail réalisé et surtout par la douceur et la fluidité qui émanent de ces bretonnes médiévistes, une représentation qui dénote quelque peu des figurations féminines habituellement plus austères de l’artiste », détaille Maître Gilles Grannec.
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« Les deux autres tableaux proviennent d’une collection particulière bretonne et sont, quant à eux, inédits sur le marché », ajoute le commissaire-priseur. La Transfiguration (est. 40 000 – 60 000 euros) − qui n’est pas sans nous rappeler le Christ Jaune (1889) de Paul Gauguin − témoigne de la modernité de l’artiste. L’association subtile entre équilibre des couleurs et jeu de cercles chromatiques fait écho à son érudition personnelle. Intensité des couleurs, formes synthétiques cernées, planéité des surfaces : tout renvoie à la nouvelle vision de la peinture voulue par les Nabis (« prophète » en hébreu) qui ambitionnent de donner une autre reproduction de la réalité grâce à des couleurs vives, dites pures.
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Quant à la nuée de parapluies du Présentoir (est. 20 000 à 30 000 €) réalisée vraisemblablement à Châteauneuf-du-Faou, elle évoque selon Maître Gilles Grannec L’enterrement aux parapluies (1885) d’Henri Rivière qui traite de la même thématique. Nul doute qu’amateurs et collectionneurs seront nombreux à venir saluer les œuvres de celui qui fut surnommé le « Nabi à la barbe rutilante ».

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Lien vers l’annonce de la vente aux enchères
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