Le 9 janvier 2015 | Mis à jour le 12 janvier 2015

La comtesse aux pieds de marbre

par Interencheres

[Le lot du jour] Bienvenue chez Madame la comtesse ! Les portes de sa belle demeure, située à 30 kilomètres de Compiègne et amoureusement décorée par cette passionnée du mobilier Art déco, vous seront ouvertes mercredi 14 janvier 2015 par Maître Dominique Loizillon. Le commissaire-priseur vous présentera toutes les pièces et les mobiliers qui les garnisent, puis mettra aux enchères des bureaux en ébène de Macassar, des consoles en fer forgé, des faïences de Longwy, des verreries de Murano, des bronzes et des tableaux… Parmi tous ces trésors des années 1910 aux années 1950, Maître Loizillon a eu un coup de cœur pour une statue en marbre. La « Femme drapée » de Joseph Cormier (1869-1950) qui trône sur un socle colonne en placage de bois. « La composition pyramidale de la sculpture, dont le genou à terre jusqu’au bout du pied forment la base et le haut du coude le sommet, semble assez classique. Mais son drapé aussi léger que suggestif en fait une œuvre moderne pour l’époque, un modèle dénudé contemporain de l’Art déco », remarque le commissaire-priseur, qui révèlera d’ailleurs l’adresse exacte de la résidence la veille au soir de la vacation sur la page de l’annonce a vente.
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Contemporain de Demetre Chiparus, Joseph Cormier s’est également passionné pour les modèles féminins. Trois de ses muses figurent d’ailleurs dans le Musée d’Art moderne de Paris, au Petit Palais et au musée Galliera. Ses œuvres connaissent un grand succès de son vivant, et seront même exposées au Salon des artistes français de 1891 à 1937. Si Joseph Cormier, dont le nom de baptême est Joe Descomps, excelle dans les sculptures chryséléphantines – ses créations en ivoire et en or dépassent aujourd’hui la barre des 50 000 euros aux enchères –, la statue de notre comtesse est en marbre. Son estimation de 250 à 300 euros devrait être vite dépassée, car les collectionneurs auront reconnu le cachet « F. Barbedienne » qui figure au dos de la statue. Il s’agit en effet d’une édition de Ferdinand Barbedienne (1810-1892), qui était surnommé « le Gutenberg de la statuaire », dont les tirages remportèrent les plus grandes distinctions internationales et provoquent aujourd’hui d’âpres batailles d’enchères dans les ventes publiques.
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Lien vers l’annonce de la vente aux enchères

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