Le 23 novembre 2014 | Mis à jour le 24 novembre 2014

L’art flamboyant de Chu Teh-Chun à Bordeaux

par Interencheres

[Lot du jour] Suite à la vente des deux fragments du rouleau Kangxi en mars 2014, adjugés tous deux pour un total de 1,9 million d’euros, c’est une nouvelle œuvre d’art asiatique majeure que Maîtres Alain et Antoine Briscadieu mettent aux enchères à Bordeaux le samedi 29 novembre 2014. Cette fois-ci, il s’agit d’art contemporain : une huile sur toile du célèbre Chu Teh-Chun (1920-2014). Arrivé en France en 1955, cet artiste chinois est bouleversé par la découverte de l’art de Nicolas de Staël un an plus tard. C’est cette révélation qui le conduit à se tourner vers l’art abstrait, dont cette peinture est un exemple probant.

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Signée et datée du 7 juin 1979, elle est l’illustration d’une période charnière dans la vie de l’artiste. C’est en effet cette même année qu’il retrouve à Paris son ancien maître de l’Académie d’Art de Hangzhou, Lin Fengmien, qui lui permet de renouer avec l’art ancestral des maîtres chinois. Son essence picturale, inspirée de la nature, s’exprime dans une gamme chromatique flamboyante. Le fond rouge, notamment, est très caractéristique : cette couleur est en effet réputée porte-bonheur en Chine, et a donc une forte connotation positive.

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L’autre atout de cette œuvre concerne sa provenance. Ainsi que Maître Antoine Briscadieu le précise, « l’œuvre n’a en effet pas changé de main depuis son acquisition première, l’actuel vendeur l’ayant achetée à l’artiste lui-même, probablement dans son atelier de Bagnolet. Cette œuvre de maturité, dans un état neuf, se présente ainsi dans son cadre original, décoré de baguettes en laiton doré ». Le commissaire-priseur est par ailleurs confiant quant à la vente de cette toile. En effet, Chu Teh-Chun, très tôt reconnu dans son pays natal et exposant dès le début de sa carrière dans des lieux prestigieux à Pékin ou Shangaï, bénéficie d’une cote stable au sein d’un marché très porteur. Le succès de l’exposition monographique à la Pinacothèque de Paris qui s’est terminée en mars 2014 (l’artiste est décédé quelques jours après la fin de cette rétrospective) confirme le succès à venir de cette toile, estimée entre 100 000 et 150 000 euros.

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Rendez-vous le 29 novembre 2014 à Bordeaux pour la découvrir aux côtés d’une bague en or jaune sertie d’un diamant solitaire, estimée de 16 000 à 18 000 euros, d’une pendule en bronze doré et marbre blanc, estimée entre 10 000 et 15 000 euros, ou encore d’un ensemble de six peintures bouddhiques sur soie, estimé quant à lui entre 3 000 et 4 000 euros.

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Lien vers l’annonce de la vente aux enchères

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