Le 11 mars 2016 | Mis à jour le 15 mars 2016

Le marché s’affole pour T’ang Haywen

par Interencheres

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[Vente à venir] Comme Zaou Wou Ki et Chu Teh-Chun, T’ang Haywen a fui la Chine dans les années 1950 pour s’établir et peindre en France. Comme eux, il est resté largement influencé par la calligraphie chinoise mais s’est aussi ouvert à l’art moderne occidental. Mais contrairement à ses illustres compatriotes, T’ang Haywen n’enregistre pas (encore) de records de vente à plusieurs millions d’euros. Le marché de l’art commence tout juste à s’intéresser à son travail et ses œuvres restent donc accessibles, à l’image de douze de ses diptyques qui seront proposés aux enchères avec des estimations entre 5 000 et 8 000 euros, samedi 19 mars 2016 à l’hôtel des ventes Azur Enchères à Cannes et sur le Live d’Interencheres.

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« Nous avons vendu en décembre 2015 huit diptyques de mêmes formats (70 centimètres de hauteur par un mètre de largeur) dont les adjudications se sont étalées de 8 000 à 17 000 euros », précise Maître Julien Pichon, commissaire-priseur avec Maître Thierry Noudel-Deniau de la maison cannoise. « Ces vingt encres sur papier ont toutes la même provenance : l’artiste les avait offertes à un couple d’amis qui lui prêtait un local à Paris pour qu’il puisse travailler ». Artiste bohème, T’ang Haywen (1927-1991) donnait quelques cours de calligraphie mais ne vivait pas de son art. Il restait volontairement à l’écart du mouvement artistique et le plus loin possible des cercles commerciaux.

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Si ses premières œuvres s’avèrent résolument figuratives, T’ang Haywen s’est ensuite recentré sur l’art de la calligraphie, qu’il avait appris auprès de son grand-père en Chine. « Au-delà du travail sur l’écriture traditionnelle, l’artiste opère une véritable fusion avec l’art abstrait occidental. Mais même s’il sentait proche de la scène parisienne et de la démarche d’artistes occidentaux comme Henri Matisse, T’ang Haywen n’était pourtant pas très à l’aise avec le terme d’abstraction. L’influence de la philosophie taoïste, des forces contradictoires de la nature, des notions de plein et de vide, de visible et d’invisible constituaient une perpétuelle source d’inspiration pour cet artiste prolifique », détaille Maître Julien Pichon.

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Les médiums de prédilection de cet artiste prolifique étaient les diptyques, comme ceux présentés lors de cette vente aux enchères. Bon nombre de ses œuvres sont déjà exposées dans les musées (Guimet à Paris, Tokyo, Taipei…) et plusieurs galeries en présenteront lors de la prochaine édition chinoise d’Art Basel qui se tiendra à Hong Kong du 24 au 26 mars 2016. Avant de se rendre à cette foire d’art contemporain, les amateurs et collectionneurs de T’ang Haywen – principalement des Européens qui ont connu l’artiste de son vivant –, devraient être nombreux à suivre la vente aux enchères de Cannes, sur place ou en Live.

Lien vers l’annonce de la vente aux enchères

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