Le 15 octobre 2016 | Mis à jour le 17 octobre 2016

Le mobilier mythique et écologique du Clos du Paradis

par Interencheres

20161014-thevenin-00Hommage au designer François Thévenin, disparu cette année, à travers la vente de tous les meubles d’une villa cannoise, samedi 22 octobre 2016 à l’hôtel des ventes Azur Enchères Cannes et en direct sur le Live d’Interencheres. 

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Au Clos du Paradis, villa nichée dans les hauteurs de Cannes, chacun des meubles raconte sa propre fable : des sirènes cambrées se muent en poignées de porte, un modèle réduit de temple antique a pris la place du centre de table, un cendrier en forme de chapiteau de colonne grecque se hisse sur des pieds en métal et les consoles se transforment en lyres à têtes de cervidés. Si la mythologie a manifestement inspiré François Thévenin (1951-2016), le designer de ce mobilier créé spécifiquement pour le lieu, la nature et le travail du métal ont également servis de fil conducteur à cet ensemblier. Tous les meubles de cette demeure seront dispersés par Maîtres Julien Pichon et Thierry Noudel-Deniau samedi 22 octobre 2016 à l’hôtel des ventes Azur Enchères Cannes et en direct sur le Live d’Interencheres à l’occasion d’une vente aux enchères hommage à François Thévenin, disparu cette année.

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« Pour imaginer ces meubles, François Thévenin a travaillé directement avec l’architecte de la villa, Savin Couëlle (né en 1929), pour que les lignes des meubles répondent parfaitement à celles des murs et que ce nouvel espace de vie s’insère au mieux dans le paysage avoisinant. Ce concept de la « maison paysage », qui intègre l’habitat dans son environnement naturel, a été créé dans les années 1970 par François Thévenin avec le père de Savin Couëlle, Jacques Couëlle », détaille Maître Pichon. Thévenin, avec les Couëlle père, puis fils, va décorer de nombreuses maisons en France et à l’étranger. Au cœur de ces écrins architecturaux organiques, célébrant les grottes, les rochers et autres minéraux sont disposés les meubles en matériaux naturels, comme le bois et le verre, dont les courbes rondes et sinueuses se veulent les plus naturelles possibles.

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Le fer sera sa troisième et principale source d’inspiration. Thévenin aime le travailler, l’affronter, le façonner à l’aide de son marteau. Sa maîtrise des techniques de la chaudronnerie, de la dinanderie et de la soudure lui permettent de réaliser des meubles précis et délicats. Et aucune pièce de la maison n’a été oubliée : du barbecue à la hotte de la cuisine, en passant par la coiffeuse de la chambre, des vitraux du couloir, des rambardes des balcons et du mobilier de jardin, toutes les oeuvres de Thévenin seront mises aux enchères. Les estimations, qui s’étalent de 100 à 8 000 euros, devraient attirer un large public désireux de découvrir cet artiste, déjà bien connu des amateurs, et qui enregistre sur les marché des adjudications au-delà de la barre des 10 000 euros.

Lien vers l’annonce de la vente aux enchères

 

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