Le 23 mai 2013 | Mis à jour le 23 mai 2013

Les sept compotiers d’Emile Gallé

par Magazine des enchères

[Lot du jour] Si le nom d’Emile Gallé (1846-1904) reste principalement associé à la verrerie, le fondateur de l’Ecole de Nancy a également travaillé la céramique. En 1877, il reprend la faïencerie de son père, dans laquelle il exerçait déjà depuis quinze ans.

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Ce service floral composé de sept compotiers de trois hauteurs distinctes date de 1881. Il a été réalisé d’après un dessin de Louis Hestaux (1858-1919), un proche collaborateur de Gallé qui semble s’être inspiré des estampes japonaises pour esquisser ses tulipes, marguerites et autres végétaux figurant sur ces plats à gâteaux. En effet, les nuages s’étirant en arrière-plan ainsi que le positionnement central des fleurs sont parfaitement japonisants.

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Particulièrement modernes pour l’époque, ces motifs figurent également dans les collections du musée d’Orsay à Paris, qui conserve trois assiettes de ce mythique service, à décor d’avoine, d’ancolie et de chardon de Fantaisie ainsi que vingt-six dessins préparatoires de Louis Hestaux sur les vingt-huit projets qu’il avait réalisés pour Emile Gallé.

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Signe de la très grande sophistication de cet ensemble, chacun des compotiers aura nécessité pas moins de trois cuissons différentes pour fixer l’or et toutes les autres teintes employées. Ces sept plats seront mis aux enchères par Maître Martial Bournier le dimanche 26 mai 2013 depuis Charleville-Mézières et en direct sur le Live d’Interencheres pour une estimation de 1 500 à 2 000 euros.

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Lien vers l’annonce de vente

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