Le 10 avril 2014 | Mis à jour le 10 avril 2014

Les souvenirs de l’archéologue Ernest Chantre

par Interencheres

De ses missions ethnographiques effectuées à la fin du XIXe en Orient, cet Indiana Jones du Dauphiné a ramené de nombreux trésors et précieux objets de fouille. Samedi 12 avril 2014, Maître Gondran dispersera une partie de sa collection depuis sa région d’origine et en direct sur le Live.
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Tout comme Camille, le personnage du film « On connaît la chanson » d’Alain Resnais, interprété par Agnès Jaoui, qui prépare une thèse « Les Chevaliers paysans de l’An Mil au lac de Paladru », Ernest Chantre (1843-1924) s’est également intéressé à l’histoire de cette étendue d’eau iséroise. Dès l’âge de 23 ans, cet érudit précoce commence à publier ses études sur le paléolithique dans le Dauphiné, l’âge de bronze, l’âge de fer et… le lac de Paladru.
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Anthropologue, géologue, paléontologue, archéologue et ethnographe, Chantre entreprend en 1880 une série de voyages en Orient, de la Syrie à la Mésopotamie en passant par le Caucase, l’Egypte et l’Afrique du Nord, où il conduira de nombreuses missions d’observations et de recherches scientifiques. En 1894, au cours de l’une de ses dernières fouilles organisée en Anatolie, l’archéologue tombe sur des milliers de tablettes à écriture cunéiforme. Cette importante trouvaille participera à la redécouverte des Hittites, peuple anatolien ayant vécu au IIe millénaire av. J.-C.

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Samedi 12 avril 2014 depuis Vienne et en direct sur le Live d’Interencheres, Maître Henri Gondran dispersera les souvenirs d’Ernest Chantre. Plusieurs objets de fouilles acquis lors de ses grands voyages seront proposés aux enchères, comme une statuette votive du dieu Harpocrate, connu également sous le nom d’Horus, fils d’Isis et d’Osiris. Nu, debout et représenté en pleine marche ce bronze égyptien de 16,6 centimètres aux yeux incrustés d’argent provient de l’époque ptolémaïque (de 332 à 30 avant J.-C.) et présente une estimation de 1 500 à 2 000 euros.

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Parmi les autres trésors de l’archéologue figure une roue votive hellénistique en bronze, datant du Ier siècle av. J.-C., de 11 centimètres de diamètre (1 500 à 2 000 euros), une anse de lampe à huile d’époque romaine datant des IIe et IIIe siècles (300 à 400 euros) ainsi qu’une fibule romaine, agrafe servant à nouer des vêtements provenant de la même région et de la même époque (150 à 200 euros). Au programme de la vacation figure également une représentation momiforme d’un dieu égyptien dont les jambes sont gravées d’une colonne hiéroglyphique (300 à 500 euros) et plusieurs amulettes égyptiennes… Chargées d’histoire et d’émotions, toutes ces réminiscences du passé soigneusement conservées par notre archéologue pourraient bien vous donner l’envie d’aller manier le pinceau et la truelle sur un chantier de fouille…

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Lien vers l’annonce de la vente

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