Le 18 février 2015 | Mis à jour le 19 février 2015

Les trois coups de marteau de la semaine

par Interencheres

Retour sur trois beaux résultats de ventes aux enchères qui se sont déroulées ces dernières semaines (les prix sont indiqués hors frais)..
.

.

24 000 euros pour les larmes d’un jeune garçon

« Pendant que cet attendrissant garçon se frotte l’œil droit, une larme est en train de couler sur sa joue gauche. D’après le balai, la poêle et les autres ustensiles, il semble que notre jeune héros serait commis de cuisine. Cette toile est la reprise d’un tableau qui figure au musée des Beaux-Arts de Lyon réalisé par Nicolas-Bernard Lépicié  (1735-1784), un peintre très en vogue au XVIIIe siècle. A mon sens, notre « Enfant en pénitence » s’avère encore mieux réalisé que celui du musée de Lyon, notamment dans le traitement du visage. Est-ce l’œuvre de l’atelier de Lépicié ou du peintre lui-même ? Le mystère reste entier. Quoiqu’il en soit, le marché a manifestement beaucoup aimé cette version exécutée en 1770, du vivant de l’artiste, puisqu’il s’est envolé à 24 000 euros. Le triste petit commis de cuisine a désormais rejoint les tableaux d’une collection bourguignonne », Maître Frédéric Lefranc, commissaire-priseur à Auxerre à propos de sa vente du 9 février 2015.

.
.

.

6 300 euros pour des fauteuils d’Adnet destinés à la benne

Cette paire de fauteuils aurait pu finir à la poubelle si Maître Pierre Champion n’avait pas proposé de les vendre aux enchères ! Le commissaire-priseur nîmois a reconnu le style de Jacques Adnet (1900-1984), célèbre designer très coté sur le marché. Les deux sièges s’inspirent d’ailleurs des modèles qu’il avait créés pour le paquebot Ferdinand de Lesseps en 1951, une embarcation destinée à naviguer dans l’Océan Indien et qui a entièrement été décorée par ses soins. La propriétaire des fauteuils a donc eu la surprise de les découvrir en couverture de la vacation de Maîtres Champion et Kusel datée du 31 janvier 2015. Ses sièges, qui prenaient la poussière dans le grenier depuis des années, ont suscité beaucoup d’intérêt lors la vente puisque  14 enchérisseurs se sont battus au téléphone pour l’acquérir. La paire de fauteuils Adnet a finalement été adjugée à 6 300 euros.

.

.

.

.

8 600 euros pour un récit de l’ascension du Mont-Blanc

Une plaquette d’à peine 15 pages, dans laquelle un alpiniste relate son ascension du Mont-Blanc en 1837 a atteint des sommets lors d’une vente de livres organisée le 31 janvier 2015 à Nantes par la maison Salorges Enchères. Six enchérisseurs, dont trois étrangers, se sont disputés ce livret qui a finalement été remporté par un amateur français à 8 600 euros. « Le Mont-Blanc reste le sommet le plus coté. Comme il est situé en France, nous nous rendons peut-être moins compte de sa notoriété, mais il appartient au patrimoine universel ! A l’époque de sa publication, ce type de plaquette faisait l’objet de tirages extrêmement limités, réservés au cercle restreint des alpinistes. Aujourd’hui, compte-tenu de leur rareté, les collectionneurs n’hésitent pas à faire grimper les prix au plus haut pour les acquérir », détaille l’expert de la vacation Eric Séguineau.

Haut de page

Vous aimerez aussi

Michel Biot, la nature à l’épreuve de l’abstraction

Le 6 octobre 2021 | Mis à jour le 11 octobre 2021

Le 25 octobre à Lyon, la maison Artenchères dispersera une centaine de toiles et œuvres sur papier provenant de l’atelier de Michel Biot. Une vente hommage à ce peintre abstrait […]