Le 11 décembre 2014 | Mis à jour le 12 décembre 2014

Les trois coups de marteau de la semaine

par Interencheres

Retour sur trois beaux résultats de ventes aux enchères qui se sont déroulées la semaine dernière (les prix sont indiqués hors frais).

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570 000 euros, record mondial pour un violon de Joseph Guarnierius

Père du célèbre Guarneri del Gesù (1698-1744), dont les violons dépassent aisément la barre des 10 millions d’euros aux enchères, Joseph Guarnierius (1666-1740) a enregistré son record mondial jeudi 4 décembre 2014 à Vichy.

A l’occasion de sa grande vente d’instruments de musique, Maître Étienne Laurent a en effet adjugé l’un des violons du maître à 570 000 euros. « Les amateurs sont venus en nombre, et parfois de très loin pour venir le voir. Tous étaient notamment très intéressés par son vernis, resté dans un exceptionnel état de préservation. En plus d’être une composante essentielle du prix d’un violon, le vernis de la lignée des Guarnierius s’avère particulièrement recherché, car mystérieusement impossible à reproduire », détaille le commissaire-priseur avant de revenir sur le déroulé de l’enchère : « la salle était totalement silencieuse, retenant son souffle jusqu’à l’adjudication finale. Les enchérisseurs se sont âprement battus, et c’est finalement le marché international qui a remporté le lot. »

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12 400 euros pour un bracelet offert par l’Impératrice Eugénie

A l’intérieur de ce bracelet en or émaillé figure l’inscription « Offert par sa Majesté l’Impératrice Eugénie ». C’est en 1854 que l’épouse de Napoléon III fit ce cadeau à l’arrière grand-tante de l’ancienne propriétaire. Dès lors, l’impérial présent n’a jamais quitté le coffre à bijoux familial, sauf pour être porté lors de grandes occasions.

« La finesse de ses perles, mises en valeur par l’éclat de son émail bleu participent au grand raffinement de ce bijou typique du Second Empire », confie Maître Françoise Kusel qui, aux côté de Maître Pierre Champion, a adjugé le précieux souvenir à 12 400 euros samedi 6 décembre 2014 à Nîmes. « J’ai démarré les enchères à 6 000 euros, poursuit la commissaire-priseur. Nous avions plusieurs enchérisseurs au téléphone, qui ont fait rapidement grimpé les prix. L’acquéreur étant du sud de la France, il y a de grandes chances que le bracelet reste dans la région. Mais j’espère surtout qu’il sera porté par une personne qui va l’aimer ! ».

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Une page de l’histoire nantaise préemptée à 30 000 euros

Ce double portrait des époux Dominique et Marguerite Deurbroucq, commanditaires de l’hôtel particulier éponyme sur l’Ile-Gloriette à Nantes au XVIIIe siècle, a été préempté mardi 2 décembre 2014 par le musée nantais du Château des Ducs de Bretagne à 30 000 euros, lors d’une vente de la maison Couton Veyrac et Jamault.

« Compte tenu de la qualité iconographique de ces deux huiles sur toile (de 144,5 par 112,5 centimètres) et de la politique d’acquisition du musée, dont les achats sont toujours ciblés et liés à l’histoire de la ville de Nantes, cette préemption était attendue. Ses collections ne comportent en effet qu’un seul portrait d’armateur nantais, beaucoup plus classique que les représentations des Deurbroucq, exceptionnellement immortalisés dans leur environnement quotidien. Alors que Monsieur est en plein travail, son épouse prend un chocolat chaud dans son salon. Il s’agit d’un véritable manifeste de la réussite sociale nantaise », confie Maître Bertrand Couton. La ville de Nantes retrouve ainsi une page de son histoire.

 

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