Le 14 août 2014 | Mis à jour le 14 août 2014

L’histoire du cabinet tyrolien

par Interencheres

[Le lot du jour] Une promenade architecturale sera mis en vente à Moulins le jeudi 21 août 2014. Elle ne se passe pas dans un palais florentin mais sur un cabinet tyrolien aux origines prestigieuses. S’offre à nos yeux une façade composée de niches encadrées de pilastres soutenant un entablement surmonté d’un fronton.

.
L’histoire de ce meuble d’apparat commence au XVIIe siècle dans une noble et riche famille du Tyrol. Il s’agit d’un cabinet de voyage par sa petite taille qui le rend aisément transportable. Arrivé à destination, il suffisait au propriétaire de le poser sur une table et de l’ouvrir pour découvrir le décor architecturé cachant une multitude de portes et de tiroirs secrets. Le travail de marqueterie sur les vantaux plonge qui le regarde dans une scène de chasse au milieu de ruines antiques où des chiens poursuivent leurs proies. Le décor dans le goût à l’Antique, la représentation d’une scène cynégétique et l’utilisation de bois indigènes sont des éléments caractéristiques de son lieu de création.
.
Au XIXe siècle, la vie de ce cabinet de voyage semble se poursuivre dans une famille encore plus remarquable. Une étiquette collée à l’arrière du bâti tend à prouver qu’il aurait été la propriété du prince Joachim Murat, maréchal d’Empire, roi de Naples et époux de la sœur de Napoléon Ier, Caroline Bonaparte.
.
Acquis par une famille de l’Allier au court du XXe siècle, il est mis en vente par l’étude Enchères Sadde et visible sur le live d’Interencheres. Très appréciés dans la région, il ne s’agit pas du premier cabinet qui passe dans la maison de vente puisqu’en 2013, un modèle plus grand s’est vendu à 22 000 euros. L’estimation très raisonnable de 5 000 à 6 000 euros pour le cabinet tyrolien ne manquera pas d’attirer les amateurs.
.
La vente de ce meuble s’inscrit dans une session de deux ventes nocturnes qui ont lieu les 20 et 21 août 2014. La première vente consacrée à des peintres modernes présentera des artistes tels que Maurice de Vlaminck (Paysage bleu, estimé 40 000 à 50 000 euros) et Armand Guillaumin (La Seine à Alfort-Ville dont l’estimation oscille entre 6 000 et 8 000 euros). C’est au court de la seconde vacation que le cabinet en marqueterie passera en vente entouré d’autres objets, comme une table de magicien d’époque Napoléon III estimée 700 à 1 000 euros.
.

Lien vers l’annonce

Haut de page

Vous aimerez aussi

Comment dater une horloge comtoise du XVIIe siècle ?

Le 29 juillet 2021 | Mis à jour le 29 juillet 2021

Les décors, matériaux et mécanismes des horloges comtoises, apparues autour de 1660, évoluent tout au long du XVIIe siècle. Pour les différencier et les dater précisément, le maître ébéniste Jacques […]

Tout connaître sur les cuirs de Cordoue

Le 23 juillet 2021 | Mis à jour le 23 juillet 2021

Utilisé pour confectionner des tentures murales ou recouvrir des sièges, meubles ou paravents, le cuir doré ou cuir de Cordoue parait les plus belles demeures européennes jusqu’à la fin du […]