Le 4 février 2015 | Mis à jour le 16 décembre 2015

Picart le Doux, une vie de décorateur

par Interencheres

La renaissance de la tapisserie d’Aubusson au milieu du XXe siècle n’aurait pu se produire sans lui ! Le jeudi 5 février 2015, la vente de Maître Marie-Mathilde Sadde-Collette vous propose à Moulins et sur le Live d’Interencheres les œuvres jamais dévoilées auparavant du maître cartonnier Jean Picart le Doux (1902-1982), doté d’un talent remarqué pour les arts graphiques. Maquettes et cartons originaux, portrait et photographies de l’artiste, c’est l’intégralité du fonds de ses deux ateliers parisiens, situés dans les XVIe et XIVe arrondissements, qui seront mis aux enchères. « Cet ensemble extrêmement colorié, varié et lumineux, dans lequel se retrouve beaucoup de gaieté, décrit aussi bien le travail de Jean Picart le Doux que la poésie aérienne qui s’en dégage » affirme la commissaire-priseur.

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Architecte de formation, fondateur de l’Association des Peintres-Cartonniers, Picart le Doux est principalement connu pour avoir restauré, aux côtés de Jean Lurçat, l’art de la tapisserie en France à travers la manufacture d’Aubusson, dont il fut l’un des maîtres et pour laquelle il réalisera plus de 400 cartons. Plusieurs gouaches préparatoires et un ensemble de plus de 150 lithographies, dont la plupart furent ensuite réalisées en tapisserie, seront présentés avec une estimation entre 20 et 1 500 euros. Son travail est rappelé en arrière-plan de son portrait peint par le belge Frans Masereel, daté de 1925, aux couleurs et aux motifs floraux typiques de la production de papier peint de cette époque. Ce tableau est estimé entre 5 000 et 6 000 euros.

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Moins connu est son expérience dans les arts graphiques et dans la publicité, domaine dans lequel il s’orientera à partir des années 1930. Seront mis à la vente toutes ses maquettes originales, du jeu de cartes aux affiches publicitaires en passant par les calendriers, dont une vingtaine de gouaches, une technique qu’il affectionnait plus particulièrement. Il réalisera un carton où Arlequin se fait représentant de la maison de distillerie Pernod Fils, qui fusionnera avec Ricard dans les années 1970 (entre 800 et 1 000 euros), tandis qu’un modèle pour une campagne sur la Guadeloupe, réalisée en 1939 et (entre 600 et 800 euros), vous fera voyager…

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Outre ses maquettes, se trouvent deux lots de photographies du célèbre Robert Doisneau représentant, telle une série documentaire, les métiers du tissage et Jean Picart le Doux au travail, estimés entre 100 et 300 euros.

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Lien vers l’annonce de la vente aux enchères

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