Le 22 mai 2014 | Mis à jour le 23 mai 2014

Prosper Mérimée, aquarelliste-reporter

par Interencheres

[Le lot du jour] Du site de Carnac à celui de Stonehenge, en passant par les tableaux de Goya et Velasquez du musée du Prado, plus de 70 dessins et gouaches enlevées figurent dans le recueil mis aux enchères samedi 24 mai 2014 par Maîtres Jean-Renaud Geoffroy et Yves Bequet depuis Saintes et en direct sur le Live d’Interencheres. Sur la couverture figure l’inscription « Aquarelles de Prosper Mérimée ». Auteur de Carmen et de La Vénus d’Ille, archéologue, historien, Mérimée (1803-1870) a eu de multiples carrières et talents, dont celui de dessinateur. .

En 1834, il devient inspecteur général des Monuments historiques et effectue alors de nombreux voyages d’inspection à travers la France et l’Europe pour sauver des sites en péril. Grâce à lui, la basilique de Vézelay, la cathédrale Notre-Dame de Paris et la Cité de Carcassonne seront notamment restaurées par l’architecte Eugène Viollet-le-Duc. Cette mission patrimoniale a certainement inspiré la réalisation de ces dessins puisqu’ils datent de « 1840-1850 », comme le précise l’étiquette sur l’album.

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Mais une autre muse a manifestement inspiré l’artiste. Il s’agit de Madame Delessert née Valentine de Laborde, femme du préfet Gabriel Delessert qui occupe une position de premier plan sous la Monarchie de Juillet. Maîtresse de Mérimée, elle joue par ailleurs un rôle important dans la vie artistique de son époque et le salon de son hôtel de Passy vit passer les principales figures de la génération romantique : Chateaubriand, Thiers, Delacroix… Valentine Delessert exerça une forte influence sur l’œuvre de Mérimée, et notamment sur la création de ses personnages de Colomba et Carmen.

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La mise aux enchères de l’album, estimé de 25 000 à 30 000 euros, se fera dans l’Abbaye de Saintes, monument d’ailleurs sauvegardé grâce à Proposer Mérimée. Notre homme a en effet évité de justesse la transformation du monastère en caserne de pompier… L’âme et l’esprit de Mérimée seront donc bien présents lors de cette vacation, qui réunit d’ailleurs plusieurs portraits de l’écrivain, dont deux photos de lui prises en 1855 (ci-dessus à gauche, estimées de 1 000 à 1 200 euros), un portrait en buste estimé 600 à 800 euros (au centre) ainsi qu’une huile sur toile le représentant en tenue d’inspecteur des Monuments historiques assis devant un château (à droite, estimation de 2 500 à 3000 euros).

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Lien vers l’annonce de la vente aux enchères

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