Le 10 juillet 2014 | Mis à jour le 17 juillet 2014

Regards croisés sur La Croisette

par Interencheres

L’Hôtel Martinez de Cannes se met aux couleurs de l’Ecole de Nice et du Pop Art. Dans le célèbre établissement de la croisette, Maître Jean-Pierre Besch organisera trois ventes aux enchères du samedi 12 au dimanche 13 juillet 2014 en direct sur le Live d’Interencheres, dont une vente de tableaux modernes et d’art contemporain qui brasse toutes les expérimentations du XXème siècle.


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Les pièces des artistes niçois figurent parmi les lots-phares de la vente. Les collectionneurs pourront notamment s’intéresser à une compression monocolore de César : « C’est une pièce unique parmi les toutes premières compressions métalliques de l’artiste, encore guidée par le hasard. Par la suite, César poursuivra avec des « compressions dirigées » de pièces automobiles passées à la presse hydraulique. Estimée entre 30 000 et 50 000 euros, notre sculpture a été acquise dans les années 1980 auprès de la Galerie Ferrero, le berceau de tous les artistes de l’Ecole de Nice, et n’a jamais été revue sur le marché depuis », déclare Maître Jean-Pierre Besch.
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« L’autre pièce majeure de la vente est une incrustation d’Arman, un écorché de jumelles fixé dans la résine. Il s’agit d’une des premières œuvres incrustées de l’artiste, lorsque la technique de fixation dans la résine en plexiglas n’était pas encore tout à fait maîtrisée. Au-delà de cet aspect historique, l’œuvre est aussi sentimentale. La paire de jumelles incrustée est celle d’un marin qui était un ami proche d’Arman. Elle est sagement estimée entre 12 000 et 15 000 euros », poursuit le commissaire-priseur.
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Si l’art brut de l’Ecole de Nice est à l’honneur, la vente propose également d’autres courants artistiques. Y figurent le cubisme d’André Lhote (une lithographie estimée entre 100 et 200 euros), le surréalisme de Salvador Dali (un Rhinocéros cosmique estimé entre 2 200 et 2 800 euros) ou encore des œuvres de jeunes artistes contemporains tels que Youn-Cho Kyoung et l’artiste toulousain Ipso Facto (respectivement une sculpture en résine entre 23 000 et 28 000 euros, et une technique mixte sur aluminium entre 1 200 et 1 500 euros). « J’ai voulu faire un clin d’œil à tout le XXème siècle, tout en restant homogène et pertinent. Les Nouveaux réalistes des années 1960 comme Martial Raysse ont directement inspiré cette nouvelle génération qui plaît aux jeunes collectionneurs », explique Maître Besch. Un « clin d’œil » sur lequel seront braqués tous les regards.
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Lien vers l’annonce

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