Le 3 novembre 2014 | Mis à jour le 5 novembre 2014

Souvenirs d’Afrique à Senlis

par Magazine des enchères

Multipliant les ventes et les records d’adjudications, l’art africain apparaît aujourd’hui comme l’un des marchés les plus florissants. A mesure que ce secteur explose, ses collectionneurs deviennent de plus en plus aguerris et exigeants, recherchant des œuvres anciennes et dont la provenance peut être tracée et attestée. Dimanche 9 novembre 2014, tous ces amateurs auront les yeux rivés sur le Live d’Interencheres, pour suivre la dispersion d’une importante collection réunissant ces deux critères d’ancienneté et de pedigree. Depuis Senlis, Maître Dominique Le Coënt – de Beaulieu mettra aux enchères une partie des trésors réunis par un grand collectionneur d’art africain. « Marcel Remondon est le fils d’un important négociant en bois. Il arrive en 1905 en Côte d’ivoire pour installer des comptoirs et prospecter les forêts tropicales. L’art africain devient pour lui une passion, et il se lance alors dans la collecte de sculptures, de lances et d’armes de jet », raconte le commissaire-priseur.

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Parmi la trentaine de lots de cette collection figure un bâton en bois sculpté Kuyu, une tribu du Congo. « Ces têtes sont utilisées lors de la fête de Djo ou serpent, et représentent Djoukou, le mari époux d’Ebotita, protectrice d’enfants. Les deux figures sont portées à tour de rôle lors d’une danse. Le porteur vêtu d’un long pagne à traîne afin de le rendre invisible, fait le tour de la Société présentant Djokou, puis ce sera au tour d’Ebotita. Le bâton de danse que nous présentons est d’un type peu connu en comparaison de tous ceux répertoriés, car il date du XIXe siècle », explique l’expert de la vente, Jean Roudillon, avant de préciser qu’il est extrêmement rare, voire exceptionnel de trouver un bâton de danse aussi ancien et présentant encore les plumes rituelles qu’il arborait pendant la cérémonie (estimation 6 000 à 8 000 euros).

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Maître Le Coënt – de Beaulieu mettra également en vente une paire de défenses d’éléphant prélevée par  Marcel Remondon, qui s’avère aussi être un passionné de chasse, reconnu encore aujourd’hui comme l’un des derniers grands chasseurs d’éléphant en Afrique. Ces défenses en ivoire brut ont été prélevées par ses soins en 1948 en Afrique équatoriale. Mesurant près de 3 mètres et pensant 110 kilos à elles deux, elles sont estimées de 25 000 à 30 000 euros.

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Pour enchérir sur l’ensemble de cette collection, réalisée exactement au même moment où Picasso, Braque et les artistes cubistes se passionnent pour les lignes à la fois simples et puissantes de l’art africain et des masques de tribus africaines, inscrivez-vous dès à présent à la vente en Live en cliquant sur le lien suivant http://bit.ly/1wO21is.

 

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