Le 10 juin 2015 | Mis à jour le 11 juin 2015

Un tête à tête avec Géricault

par Interencheres

20150610-Géricault01[Le lot du jour] « Il s’agit d’un Géricault magnifiquement peint qui s’avère être le travail préparatoire d’une œuvre monumentale inachevée, La Course des chevaux libres de 1817, aujourd’hui disparue », précise Bruno Chenique, expert du peintre Théodore Géricault (1791-1824), à propos de cette Tête d’expression inédite sur le marché et qui sera incluse au catalogue raisonné de l’artiste. Estimée de 40 000 à 60 000 euros, cette huile sur papier marouflée sur toile par le célèbre artiste français du XIXe siècle – qui préférait manifestement peindre sur papier –, sera mise aux enchères par Maître Laurent Hara et Maître Alain Castor à Paris le lundi 15 juin 2015.

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6dbcbc632f5e2c217897812c9a8d7f0eadc00ed3f98a36b7ff40e183c5c5f1a3C’est au cours d’un voyage en Italie (1816-1817) que Géricault, passionné par le monde équestre, eut pour ambition de réaliser une œuvre gigantesque inspirée de la course des Barberi, célèbre lâcher de chevaux sauvages lors du carnaval de Rome. Mais le tableau n’a jamais été retrouvé et le mystère de sa disparition reste entier. Il a sans doute été abandonné par Géricault lors de son départ précipité d’Italie en 1917. Les hypothèses concernant les motivations de ce prompt retour en France sont nombreuses : la naissance de son fils illégitime, issu de sa relation incestueuse et adultérine avec sa tante Alexandrine Caruel de Saint Martin ou encore la sollicitation de son père.
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Suite à la vente de l’atelier de Géricault en 1824, un très grand nombre de ses œuvres ont été dispersées à travers le monde. Encore aujourd’hui, les découvertes telles que celle -ci sont nombreuses. L’expert, qui constitue depuis une dizaine d’années le catalogue raisonné de l’artiste, atteste l’authentification de l’œuvre grâce aux caractéristiques stylistiques notables et diverses analyses scientifiques. Les actuels propriétaires connaissaient la paternité de Géricault par tradition familiale et cette esquisse était conservée depuis les années 1950 dans leur maison de Biarritz.
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Ces têtes d’expressions, chères à l’artiste, se retrouvent fréquemment dans ses œuvres, comme sur le célèbre tableau du Radeaux de la Méduse (1818-1819) conservé au musée du Louvre. « Géricault est un artiste qui dialogua de façon permanente avec les maîtres anciens tels Raphaël (1483-1520), Michel Ange (1475-1564) ou Rubens (1577-1640), explique Bruno Chenique. Et notre tête expression n’est autre qu’une remarquable réinterprétation de Rubens ! »

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Lien vers l’annonce de la vente aux enchères

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