Le 12 janvier 2015 | Mis à jour le 15 janvier 2015

Une fine lame à Fontainebleau

par Interencheres

[Vente à venir] Après son coup de marteau à 1 500 000 euros pour le chapeau de Napoléon 1er le 16 novembre dernier, Maître Jean-Pierre Osenat organise le dimanche 18 janvier 2015 la deuxième session de la vente de la collection napoléonienne du palais princier de Monaco à Fontainebleau, en collaboration avec la maison de ventes Binoche et Giquello.

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Parmi les objets les plus impressionnants mis en vente à cette occasion figure une épée d’or, datant des années 1870-1880, proposée entre 200 000 et 300 000 euros. Cet « objet rare et extraordinaire », selon l’expert de la vente Jean-Claude Dey, appartenait au tsar Alexandre II (1818-1881). Elle a été offerte par le tsar Alexandre III (1845-1894) à la princesse Yourievskaya, seconde épouse de son défunt père. L’étiquette ancienne de l’inventaire réalisé dans le Palais de Marbre de la princesse figure d’ailleurs sur l’épée, dont la monture est en laiton doré. Sur sa garde est visible la marque de son fabricant, Schaff & Fils Saint Petersbourg, fournisseur de la cour, tandis que son pommeau ovoïde est gravé du chiffre du tsar « A ». Décorée de la dragonne aux couleurs orange et noire de l’ordre de Saint-Georges, un ordre honorifique russe récompensant les mérites militaires, elle porte également l’inscription « pour la bravoure » en cyrillique. Outre cette épée, « de nombreuses médailles, insignes et ordres russes, à l’instar de l’ordre de Saint Vladimir, seront proposées lors de la vente », explique Jean-Claude Dey, qui prédit ainsi la présence de collectionneurs russes durant la vacation.

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D’autres objets exceptionnels seront également mis aux enchères, tels une aigle de drapeau en bronze doré datant du premier Empire (30 000-40 000 euros) ou encore une paire de pistolets ayant appartenu au prince Eugène de Beauharnais, fils adoptif de l’Empereur (8 000-12 000 euros). Notons par ailleurs une rare trompette de cérémonie des Cent Gardes, proposée entre 8 000 et 12 000 euros (image ci-dessous). Les Cent Gardes constituaient la garde rapprochée de Napoléon III et, à ce titre, seuls de grands hommes minces étaient enrôlés afin de correspondre au critère de beauté digne d’une garde impériale, vêtue des couleurs bleu ciel et blanc. Jean-Claude Dey raconte d’ailleurs que les hommes de ce corps militaire n’hésitaient pas utiliser un corset afin de conserver une taille fine.
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Lien vers l’annonce de la vente aux enchères

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