Le 17 juin 2015 | Mis à jour le 17 juin 2015

Une première pour le mobilier industriel

par Interencheres

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Les tables d’atelier, les lampes de bureaux, les vestiaires métalliques et autres meubles industriels sont de plus en plus plébiscités aux enchères, au point d’avoir aujourd’hui leur propre vente. Samedi 20 juin 2015 à Dijon et sur le Live d’Interencheres, Maîtres Hugues Cortot et Emmanuel de Vregille organisent la première vacation dédiée à ces mobiliers qui garnissaient autrefois les usines, les bistrots et les collectivités. Les commissaires-priseurs disperseront plus de 200 lots à des prix attractifs puisque les estimations ne dépassent pas 400 euros.

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« Les amateurs et les collectionneurs retrouveront bien sûr les classiques du mobilier industriel, détaille Brigitte Durieux, expert de la vente, comme la lampe d’établi modèle 202 de la marque Gras à bras articulé (200 à 300 euros), la chaise d’atelier réglable Flambo du designer Henri Liber (30 à 50 euros) et le bureau métallique Strafor (de 100 à 200 euros).

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Parmi les autres meubles attendus figurent la chaise Bienaise des frères Nelson (photo ci-dessus à gauche), qui ont longtemps fabriqué des selles de vélos avant de se reconvertir dans le mobilier. Ils se sont d’ailleurs inspirés des selles pour réaliser leur siège, notamment dans la forme et l’utilisation du carton bouilli pour l’assise. La particularité du modèle proposé est qu’il est recouvert de skaï marron », détaille la spécialiste avant de préciser que cette Bienaise est estimée de 300 à 400 euros. La vente comporte également des meubles industriels plus rares, comme une lampe allemande de marque Hala (photo ci-dessus à droite). Datant des années 1920, elle est composée d’un bras original en laiton nickelé, à la fois droit et flexible, et d’un interrupteur en porcelaine. Peu présente en vente, cette lampe est estimée de 150 à 200 euros.

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Parmi les autres raretés proposées se trouvent deux pièces de Tolix. Un lot de quatre chaises B4 (photo ci-dessus à gauche, estimation de 80 à 100 euros). « Fabriquée plutôt tardivement par la marque, cette chaise de bistrot a été exportée aux Etats-Unis. Comme elle a vite été adoptée par les brasseurs, les Américains l’ont surnommée la « beer chair », précise Brigitte Durieux. La célèbre fabrique bourguignonne sera également représentée par deux armoires des PTT (photo ci-dessus à droite, estimation 200 à 300 euros pour chaque armoire) « Conçues spécialement pour les PTT, chacune d’elles était livrée avec une petite boîte comprenant tous les outils nécessaires pour réparer le bureau de Poste ! Les kits de bricolage des deux armoires mises aux enchères ont manifestement dû servir, puisqu’ils ne se trouvent plus à l’intérieur… »

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Lien vers l’annonce de la vente aux enchères

 

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